Moscou est en position défensive sur une grande partie du front et une partie de son arrière en Ukraine, estime Dimitri Minic, chercheur à l'IFRI. KEYSTONE/AP/Felipe Dana sda-ats Ce contenu a été publié le 23 août 2022 - 0001 Keystone-ATS L'Ukraine a reconnu lundi que près de 9000 de ses soldats avaient été tués depuis le début de l'invasion russe, il y a six mois. Face à la prolongation des combats, l'UE envisage une mission "d'entraînement" de l'armée ukrainienne face à une "guerre qui dure". S'exprimant lundi devant un forum à Kiev, le commandant en chef de l'armée ukrainienne, le général Valery Zaloujny, a déclaré que des enfants ukrainiens avaient besoin d'une attention particulière, car leur père était parti sur le front et "se trouvait probablement parmi les quelque 9000 héros qui avaient été tués". Il s'agit d'une des rares déclarations de responsables ukrainiens au sujet de leurs pertes militaires dans cette guerre, lancée le 24 février par la Russie et qui a mis l'Ukraine à feu et à sang. La précédente estimation date de la mi-avril, lorsque le président ukrainien Volodymyr Zelensky avait évoqué 3000 militaires ukrainiens tués et environ 10'000 blessés. Lundi soir, M. Zelensky a déclaré lors de son allocution quotidienne que "le nombre total des différents missiles de croisière que la Russie a lancés sur notre territoire atteint presque les 3500" et qu"'il est impossible de compter les bombardements de l'artillerie russe - ils sont trop intenses". "Une guerre qui dure" Alors que de nombreux pays européens fournissent de l'équipement militaire à l'Ukraine, l'UE envisage d'organiser une mission "d'entraînement et d'assistance" à l'armée ukrainienne qui se déroulerait dans les pays voisins, a indiqué lundi le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell. La proposition sera discutée la semaine prochaine à Prague lors du Conseil des ministres de la défense des pays membres de l'UE. "Une guerre qui dure et qui semble devoir durer nécessite un effort non seulement en matière de fourniture d'équipement, mais aussi d'entraînement et d'assistance à l'organisation de l'armée", a commenté M. Borrell. "Nous sommes face à une guerre à grande échelle", "une guerre conventionnelle" avec "des moyens extraordinairement importants et des centaines de milliers de soldats" , a-t-il expliqué. Même son de cloche à Kiev, où l'armée ukrainienne a préparé ses troupes à l'idée d'un conflit de longue haleine. Russes sur la défensive Un conseiller de la présidence ukrainienne, Mikhaïlo Podoliak, a affirmé lundi à l'AFP que depuis des semaines, le Kremlin "cherche à convaincre l'Ukraine d'entrer en négociation" pour "geler le conflit tout en préservant le statu quo dans les territoires ukrainiens occupés". M. Podoliak estime qu'en réalité, Moscou "ne souhaite pas un dialogue" de paix sérieux, mais cherche à obtenir "une pause opérationnelle pour son armée" avant de lancer "une nouvelle offensive". Deux bombardiers américains B-52 "Stratofortress" basés au Royaume-Uni ont survolé lundi plusieurs pays d'Europe du Sud à basse altitude, une démonstration de force visant à souligner "l'engagement" des Etats-Unis aux côtés des membres de l'OTAN sur fond de guerre en Ukraine, a annoncé le commandement américain. Sur le terrain, "on est dans un moment où le front se stabilise. Même si l'armée russe continue de tenter des offensives, on voit un essoufflement; Moscou est en position défensive sur une grande partie du front et une partie de son arrière en Ukraine", estime Dimitri Minic, chercheur au centre Russie/NEI de l'institut français des relations internationales IFRI. Le ministère de la défense russe a affirmé lundi que ses troupes avaient tué jusqu'à 100 soldats ukrainiens dans trois différentes localités de la région de Donetsk, 30 dans la région de Zaporijjia, ainsi que 50 dans la région de Mykolaïv. Choc en Russie Les services de sécurité russes FSB ont accusé lundi les "services spéciaux" ukrainiens d'avoir tué Daria Douguina, la fille d'un idéologue réputé proche du Kremlin, morte samedi soir dans l'explosion de sa voiture près de Moscou. Selon un communiqué du FSB cité par les agences de presse russes, la voiture conduite par Daria Douguina a été piégée par une femme de nationalité ukrainienne née en 1979, arrivée en Russie en juillet avec sa fille mineure. Cette femme ukrainienne se serait ensuite enfuie en Estonie avec sa fille. De la "propagande russe", a réagi sur Twitter le conseiller ukrainien Mikhaïlo Podoliak. "Un crime ignoble, cruel, a mis fin prématurément à la vie de Daria Douguina, une personne brillante et talentueuse dotée d'un coeur véritablement russe", a déclaré le président russe Vladimir Poutine. Journaliste et politologue née en 1992, elle était la fille d'Alexandre Douguine, un idéologue et écrivain ultranationaliste promouvant une doctrine expansionniste et farouche partisan de l'offensive russe en Ukraine. La mort de Daria Douguina a suscité un choc en Russie.
PAIX est aussi ce qu'on va baiser par veneration à l'Eglise, soit en allant à l'offrande, soit lors qu'on se souhaite la paix l'un à l'autre aprés la consecration. Quand un Prelat officie, il donne à baiser son anneau. Le Curé donne à baiser la patene aprés le Pax Domini. On donne au Clergé à baiser des images, ou reliquaires : & on dit de toutes ces choses, qu'on baise la paix.
Le mot “paix” est un mot très utilisé dans différentes langues. On peut parler de traités de paix ou de temps de paix. Ceci veut dire l’absence de guerre. Dans la Bible, le mot “paix” peut faire référence à l’absence de conflit mais ça peut aussi vouloir dire la présence de quelque chose de meilleur à la place d’un conflit. Dans l’Ancien Testament, le mot hébreu pour “paix” est “shalom”. Dans le Nouveau Testament, le mot grec est “eirene”. La signification de base de “shalom” est “complet” ou “entier” “intègre”. Le mot peut faire référence à un bloc de pierre qui a une forme parfaite, entière sans fissures. Il peut aussi faire référence à un mur de pierres qui n’a ni trous, ni briques manquantes. “Shalom” fait référence à quelque chose de complexe avec beaucoup de pièces, quelque chose qui est dans un état de complétude L’ intégrité entièreté. C’est comme lorsque Job qui dit que ses tentes sont dans un état de “shalom” parce qu’il a compté son troupeau et qu’aucun animal ne manque. Voilà pourquoi “shalom” peut faire référence au bien-être d’une personne, comme lorsque David a rendu visite à ses frères sur le champ de bataille, il leur a posé des questions au sujet de leur “shalom”. L’idée de base est que la vie est complexe, pleine de pièces mobiles, de relations et de situations. Lorsque l’une d’entre elles est mal alignée ou manquante, votre “shalom” s’effondre. La vie n’est plus complète / entière. Elle a besoin d’être restaurée. En fait, c’est le sens de base de “shalom” lorsque vous l’utilisez comme un verbe. Rendre “shalom” signifie littéralement rendre entier » ou restaurer ». Ainsi, Salomon fait “shalom” le temple inachevé quand il le termine. Ou, si votre animal endommage accidentellement le champ de votre voisin, vous les “shalom” en leur donnant un remboursement complet de leur perte. Vous prenez ce qui manque et vous le restaurez à la plénitude. Il en est de même pour les relations humaines. Dans le livre des Proverbes, réconcilier et guérir une relation brisée est faire “shalom”. Lorsque des royaumes rivaux font “shalom” dans la Bible, ceci ne signifie pas juste qu’ils arrêtent de se battre; ceci signifie aussi qu’ils commencent à travailler ensemble pour leur avantage mutuel. Cet état de “shalom” est ce que les rois d’Israël étaient censés cultiver et ça arrivait rarement. Le prophète Esaïe attendait avec impatience un futur roi, un prince de Shalom ». Son règne apporterait “shalom” sans fin, un temps où Dieu ferait une alliance de “shalom” avec son peuple, réparerait tous les torts et guérirait tout ce qui a été brisé. Car un enfant nous est né, un fils nous est donné, et l’empire est mis sur son épaule on l’appellera l’Admirable, le Conseiller, le Dieu fort, le Père d’éternité, le Prince de la paix; Pour accroître l’empire, pour donner une prospérité sans fin au trône de David et à son royaume; pour l’établir et l’affermir dans l’équité et dans la justice, dès maintenant et à toujours. La jalousie de l’Éternel des armées fera cela. Ésaïe 95-6 C’est pourquoi la naissance de Jésus dans le Nouveau Testament a été annoncée comme l’arrivée de eirene». Rappelez-vous, c’est le mot grec pour la paix. Jésus est venu pour offrir sa paix aux autres. Je vous laisse la paix; je vous donne ma paix; je ne vous la donne pas comme le monde la donne. Que votre cœur ne se trouble point, et ne craignez point. Jean 1427 Comme lorsqu’il a dit à ses disciples Ma paix, je la donne à vous tous. » Les apôtres ont affirmé que Jésus a fait la paix entre les hommes imparfaits et Dieu, quand il mourut et ressuscita d’entre les morts. L’idée est qu’il restaura à la plénitude la relation brisée entre les humains et leur Créateur. Etant donc justifiés par la foi, nous avons la paix avec Dieu, par notre Seigneur Jésus-Christ, Qui nous a aussi fait avoir accès par la foi, à cette grâce, dans laquelle nous demeurons fermes et nous nous glorifions dans l’espérance de la gloire de Dieu. Romains 51-2 C’est pourquoi l’apôtre Paul peut dire que Jésus lui-même est notre eirene ». Il était l’humain entier, complet que je dois être mais que j’ai échoué à être. Maintenant, il me donne sa vie comme un cadeau. Ceci signifie que les disciples de Jésus sont maintenant appelés à créer la paix. Car il a plu à Dieu que toute plénitude habitât en lui; Et de se réconcilier toutes choses par lui, tant celles qui sont dans les cieux que celles qui sont sur la terre, ayant fait paix par le sang de sa croix. Colossiens 119-20 Paul a instruit les églises locales de maintenir leur unité à travers la communion des douleurs, ce qui exige de l’humilité et de la patience, et de soutenir les autres dans l’amour. Car c’est lui qui est notre paix, et qui des deux peuples n’en a fait qu’un, en abattant le mur de séparation; Ayant détruit par sa chair la cause de leur inimitié, qui était la loi des préceptes, laquelle consistait en des ordonnances; afin que des deux peuples il formât en lui-même un seul homme nouveau, après avoir fait la paix; Éphésiens 214-15 Devenir des personnes de paix signifie participer à la vie de Jésus qui a réconcilié toutes choses dans les cieux et sur la terre, restaurant la paix à travers sa mort et sa résurrection. La paix exige donc beaucoup de travail, car ce n’est pas juste l’absence de conflit. La vraie paix exige de prendre ce qui est brisé et de le restaurer à la plénitude, que ce soit dans nos vies, nos relations ou dans notre monde. Voilà le magnifique concept biblique de paix. Source The Bible Project Ce texte est extrait d'une de mes lectures que j'avais à cœur de partager avec vous car il m'interpelle, m'encourage, me fait faire un pas de plus dans ma foi et dans ma relation avec Dieu. Que chacun examine les Écritures afin de sonder la volonté de Dieu pour sa propre situation. Soyez bénis ! Journal de bord à spirales – 300 pages à points Outil idéal pour votre culte personnel après votre Bible, bien sûr !, notez-y quotidiennement vos études bibliques, vos notes personnelles, les promesses de Dieu sur votre vie, vos sujets de reconnaissance, intercessions, et même versets à mémoriser ! Bible chronologique Journal de bord de 365 pages à anneaux avec plan de lecture en 1 an Quelle Bonne Nouvelle ! Livret de découverte de la foi chrétienne accessible aux enfants avec des activités à téléchargerLejeudi 07 avril, 15 minutes avant la récréation, les cours se sont arrêtés et d’autres élèves ont diffusé au micro dans toutes les salles, leurs messages de paix en diverses langues. Là encore, un moment fort apprécié de tous. Les productions écrites sont affichées dans tout le couloir du premier étage.
NL De coronacrisis en het gedwongen isolement van velen maakt duidelijk hoe dierbaar de openbare ruimte ons is, schrijft landschapsarchitect en stedenbouwkundige Jan Vilain. Ze speelt een elementaire rol in het functioneren van ons sociaal weefsel. In steden en dorpskernen zijn straten en pleinen leeg. De parken en de groengebieden er rond zijn een toevluchtsoord geworden om even op adem te komen. Maar wat met mensen die weinig of geen groen in hun buurt hebben? Nu we beperkt zijn in onze verplaatsingen, is bij veel mensen de nood en behoefte aan kwaliteitsvolle verblijfsplekken in eigen buurt zeer concreet. Zal deze crisis blijvende gevolgen hebben voor de manier waarop de samenleving de openbare ruimte gebruikt en beleeft? Infopunt Publieke Ruimte Voetgangersbeweging vzw stelt dat de openbare ruimte zich vandaag meer dan ooit tevoren openbaart als bouwsteen voor een mentaal weerbare en sociaal gelijke samenleving. Nu alle publieke ontmoetingsplaatsen op slot zijn, is de openbare ruimte de enige plek waar mensen nog uit hun kot' kunnen komen. En zelfs daar is de bewegingsvrijheid beperkt en strikt geregeld. Voor veel mensen zit er niet anders op dan een blokje om te lopen. Wie geluk heeft, kan op wandel- of fietsafstand een park of natuurgebied bezoeken maar dat voorrecht is lang niet iedereen gegeven. In normale tijden zouden mensen massaal genieten van het zonnige voorjaarsweer. Dat dit nu niet mag, ervaren we als een gemis. Vooral ouderen en kinderen worden hard getroffen door deze situatie van maatschappelijke inertie. Ouderen hebben dikwijls minder toegang tot sociale en digitale media en met name rusthuisbewoners blijven verstoken van sociaal contact. Kinderen en jongeren die geen tuin hebben, kunnen nergens de buitenlucht opzoeken. De schoolspeelplaats blijft leeg; speeltuinen, speelbossen en skateparken zijn een afgespannen met lint. Gelukkig is er nog de natuur die in bloei en in blad komt. Vogels zingen en hier en daar vliegen al vlinders rond. De intrede van de lente zorgt voor wat afleiding maar kan niet verhullen dat een mensenloze straat er troosteloos bij ligt. Buitenlucht is een levensbehoefte Deze crisis maakt duidelijk dat het belang van kwaliteitsvolle publieke ruimte in de onmiddellijke woonomgeving – in élke woonomgeving – tot dusver sterk werd onderschat. De meeste doorsnee straten zijn gebouwd om verplaatsingen te faciliteren, het zijn geen plekken om te vertoeven. In duizenden Vlaamse straten zonder groen, bomen, zitbanken of speelvoorzieningen valt weinig te beleven. Vandaag niet, gisteren niet en morgen ook niet. Nu veel mensen in het isolement van de eigen woning elk uur van de dag hetzelfde eentonig grijze uitzicht ervaren, komt dat gemis aan de oppervlakte. Een raam met uitzicht op groen, een bankje om even buiten te zitten of het geluid van een fontein maken letterlijk een wereld van verschil voor wie geen tuin heeft of beperkt is in zijn mobiliteit. Ook na deze crisis zullen veel mensen nog in een betrekkelijk isolement blijven leven of in een troosteloze omgeving blijven werken, net zoals dat ervoor het geval was. Denk aan ouderen of kansarmen met een beperkte actieradius. Denk aan langdurig zieken en bewoners van zorginstellingen of aan gedetineerden. Maar hetzelfde geldt voor werknemers die acht uur per dag tussen vier kantoor-of fabrieksmuren zitten. Niet toevallig worden de Brusselse parken rond lunchtijd overrompeld door duizenden joggers en wandelaars die hun werkplek ontvluchten. Een nabije plek in open lucht die afwisseling en verpozing biedt, is een levensbehoefte. De gunstige effecten van groen en van wandelen op de psychische en fysieke gezondheid zijn wetenschappelijk onderzocht en bewezen. Ook al nemen acute bekommernissen omtrent volksgezondheid, economie of simpelweg het zoeken naar huishoudelijke structuur op dit moment de bovenhand, toch is de coronacrisis ook een aanleiding om onze relatie met de publieke ruimte in vraag te stellen en te onderzoeken. Leefomgeving als wapen tegen sociaal isolement De voorbije jaren ging veel aandacht naar het “klimaatbestendig” maken van de omgeving. Ruimte voor water en groen, energieneutrale gebouwen, hernieuwbare energiebronnen, groendaken en minder verharding wapenen de omgeving tegen pieken van langdurige droogte, extreme hitte, krachtige stormen en overvloedige neerslag die ons in de toekomst steeds vaker te wachten staan. Door de uitgesproken focus op klimaatoplossingen zijn de oplossingen voor andere maatschappelijke problemen veronachtzaamd. De coronacrisis legt die met één knip bloot. Er zijn geen files meer, de lucht- en waterkwaliteit verbetert spectaculair, de natuur herovert in snel tempo terrein – met het wolvenkoppel August en Noëlla als vaandeldragers. Tegenover deze optimistische signalen staat het doembeeld van een tweede coronagolf. Volgens sommige wetenschappers is deze crisis slechts een generale repetitie voor de pandemieën die ons in de toekomst nog te wachten staan. Het is niet ondenkbaar dat lockdownperiodes de komende jaren en decennia een terugkerend fenomeen worden waarmee onze samenleving moet leren leven. De transitie naar een klimaatbestendige leefomgeving moet gepaard gaan met een transformatie van de publieke ruimte als lokale oplossing en bouwsteen voor een weerbare samenleving. Ook na de coronacrisis zullen contacten met vrienden, familie, collega's ongetwijfeld vaker via digitale communicatie blijven verlopen. Nu veel meer bedrijven de voordelen van videoconferenties hebben ervaren op de tijdsbesteding van hun personeel, is het haast ondenkbaar dat ze die efficiëntie weer overbood zouden gooien. Wellicht zullen digitale platformen, virtual en augmented reality een hoge vlucht nemen in het vrijetijdsaanbod. En toch kan niets de menselijke levensbehoefte wegnemen om buiten te komen en de geest vrij te maken. Daarom moet de meest nabije leef- en werkomgeving op een volwaardige manier aan deze dagelijkse behoefte kunnen voldoen. Vandaag is “nabijheid” het codewoord. Anders nadenken over publieke ruimte De exponentiële toename van thuiswerk leidt in een vingerknip tot filevrije snelwegen. Wellicht wordt de coronacrisis de gamechanger om af te kicken van onze mobiliteitsverslaving. Als we daar de stijgende populariteit van deelmobiliteit bij tellen en er rekening mee houden dat een nieuwe of tweede eigen wagen door de verwachte economische recessie voor veel gezinnen niet langer haalbaar zal zijn, dan is de rekening snel gemaakt minder behoefte aan particulier autobezit schept minder behoefte aan parkeerplaatsen. De coronacrisis kan de tendens die al geruime tijd bezig was versnellen er komt meer ruimte vrij op straat die niet langer nodig is als parkeerruimte. Deze periode moet voor burgers, gemeentebesturen en ontwerpers aanleiding zijn om zich te bezinnen over de meerwaarde van de publieke ruimte voor de nabije omgeving, los van de verkeers- en parkeerfunctie. Een publieke ruimte die veel nadrukkelijker ten dienste staat van nabijheid buurtwinkels, cafés, parken, volkstuinen, zorgcentra, sport- en cultuurvoorzieningen en stadsboerderijen die te voet of met de fiets bereikbaar zijn. Zullen we overal het einde van de coronacrisis vieren met een grootschalige makeover van de openbare ruimte? Neen. Aangezien de coronamaatregelen de lokale middenstand zwaar treffen, is het niet ondenkbaar dat geplande werken voor langere tijd worden uitgesteld. Welk stads- of gemeentebestuur zal het aandurven om na de crisis alsnog over te gaan tot de heraanleg van winkelstraten en centrumgebieden waardoor de lokale economie alweer inkomsten derft? Bewonersvergaderingen kunnen voor lange tijd niet plaatsvinden waardoor geplande inrichtingswerken in veel gemeenten on hold staan. Een economische recessie zou ertoe kunnen leiden er wordt beknibbeld op investeringen in het openbaar domein en in het worst case scenario zullen aannemers, producenten en toeleveranciers van straatinrichtingsmaterialen de crisis niet te boven komen. Zo treft de coronacrisis op termijn ook de openbare ruimte. Buurtverbeteringen met schaalvoordelen Er is nood aan kwaliteit op buurtniveau; meer groen helpt buurten klimaatbestendig te maken en biedt tegelijk sociale- en gezondheidsvoordelen; er komt ruimte beschikbaar en er is geen geld. Zijn die invalshoeken op korte termijn met elkaar te verzoenen? Ja. Met beperkte budgetten is het mogelijk om op grote schaal kwaliteitsimpulsen te geven aan de openbare ruimte. Het planten van bomen staan vaak symbool voor een nieuw toekomstbeeld na een periode van ingrijpende veranderingen. Na de Franse Revolutie verbeeldden vrijheidsbomen de vrijheid en democratie van een vernieuwde maatschappij. In ons land waren de Boerenkrijg en de Belgische Revolutie aanleiding voor het planten van vrijheidsbomen. Na de wereldoorlogen plantten veel gemeenten vredesbomen of bevrijdingsbomen. En een halve eeuw later was de millenniumwisseling aanleiding om wereldwijd millenniumbomen te planten. Waarom zouden we het einde van de coronacrisis en het begin van een nieuw tijdperk niet vieren met het aanplanten van coronabomen? Elke burger heeft recht op natuur in de buurt. Coronabomen kunnen in de eerste plaats komen in straten en wijken met gebrek aan groen. De ambitie moet zijn om op elke straathoek ruimte te maken waar een boom volwaardig kan uitgroeien. Door vrijkomende parkeerruimte in eerste instantie op straathoeken te claimen krijgen stadsbewoners extra groen binnen zichtafstand. Waar mogelijk worden de groene straathoeken verder uitgebouwd tot miniparkjes. Door de groene ruimte op te laden met zitgelegenheid, speelelementen, streetworkout toestellen of mini-hondenloopzone, versterken ze de sociale cohesie op buurtniveau. Invullingen die het buitenkomen en bewegen stimuleren, leveren bovendien op fysiek vlak eveneens gezondheidswinst op. Naast bomen, die pas groot zijn op langere termijn, is het zinvol om te onderzoeken hoe openbare ruimte op korte termijn kunnen worden opgeladen zonder een volledige makeover te ondergaan. Gent heeft bijvoorbeeld speelcontainers in de aanbieding. Deze open laadbakken, uitgerust met bewegingstoestellen en spelvoorzieningen kunnen eenvoudig worden verplaatst van wijk naar wijk. Er kan worden gedacht aan parklets', een verbreding van het voetpad die de gebruikswaarde van een straat verhoogt met bijvoorbeeld zitgelegenheid, groen, kunst, streetworkout of speeltoestellen. Parklets kunnen tijdelijk, verplaatsbaar of permanent zijn. Door op veel plaatsen tegelijk kleine ingrepen uit te voeren die de buurtkwaliteit verhogen, plukt de samenleving daar als geheel de vruchten van. Dergelijke quick wins kunnen een levend laboratorium zijn en bij latere integrale straatrenovaties standaard worden meegenomen. De publieke ruimte als medicijn voor een weerbare en sociaal gelijke samenleving. Jan Vilain is landschapsarchitect en stedenbouwkundige bij Infopunt Publieke Ruimte Voetgangersbeweging vzw. Hij is hoofdredacteur van het vakblad Publieke Ruimte. La crise crise provoquée par le coronavirus et le confinement obligé de beaucoup de personnes montrent clairement combien l'espace public nous est cher, écrit l'architecte paysagiste et urbaniste Jan Vilain. Elle joue un rôle élémentaire dans le fonctionnement de notre tissu social. Dans les villes et les centres-villes, les rues et les places sont vides. Les parcs et les espaces verts qui les entourent sont devenus des sanctuaires pour reprendre notre souffle. Mais qu'en est-il des personnes qui ont peu ou pas de verdure dans leur quartier ? Maintenant que nous sommes limités dans nos déplacements, de nombreuses personnes ont un besoin très concret et un besoin de lieux de séjour de qualité dans leur propre quartier. Cette crise aura-t-elle des conséquences durables sur la façon dont la société utilise et vit l'espace public ? L'association "Infopunt Publieke Ruimte" Voetgangersbeweging vzw affirme qu'aujourd'hui, plus que jamais, l'espace public se révèle comme un élément de base pour une société mentalement résiliente et socialement égale. Maintenant que tous les lieux de réunion publics sont fermés, l'espace public est le seul endroit où les gens peuvent encore "sortir de chez eux". Et même là, la liberté de circulation est limitée et strictement réglementée. Pour beaucoup de gens, il n'y a pas d'autre choix que de marcher. Ceux qui ont de la chance peuvent visiter un parc ou une réserve naturelle à proximité à pied ou à vélo, mais ce privilège n'est en aucun cas accordé à tout le monde. En temps normal, les gens profitent en masse du temps ensoleillé du printemps. Que cela ne soit pas autorisé maintenant, nous le vivons comme une perte. Les personnes âgées et les enfants sont particulièrement touchés par cette situation d'inertie sociale. Les personnes âgées ont souvent moins accès aux médias sociaux et numériques et les résidents des maisons de repos, en particulier, sont privés de contacts sociaux. Les enfants et les jeunes qui n'ont pas de jardin ne peuvent aller nulle part pour chercher le plein air. La cour de récréation de l'école reste vide ; les cours de récréation, les forêts de jeux et les skateparks sont tendus de rubans. Heureusement, la nature est encore en fleurs et en feuilles. Les oiseaux chantent et ici et là les papillons volent. L'arrivée du printemps apporte une certaine distraction, mais ne peut pas cacher le fait qu'une rue sans hommes est désolée. L'air extérieur est une nécessité de la vie Cette crise montre clairement que l'importance d'un espace public de haute qualité dans l'environnement résidentiel immédiat - dans tout environnement résidentiel - a été jusqu'à présent fortement sous-estimée. La plupart des rues moyennes sont construites pour faciliter la circulation, ce ne sont pas des endroits où il faut être. Dans des milliers de rues flamandes sans verdure, sans arbres, sans bancs ni installations de jeu, il y a peu de choses à découvrir. Ni aujourd'hui, ni hier, ni demain. Maintenant que de nombreuses personnes isolées dans leur propre maison font l'expérience de la même vision grise et monotone à chaque heure de la journée, ce manque remonte à la surface. Une fenêtre donnant sur la verdure, un banc pour s'asseoir un moment dehors ou le son d'une fontaine font littéralement toute la différence pour ceux qui n'ont pas de jardin ou dont la mobilité est limitée. Même après cette crise de coronavirus, de nombreuses personnes continueront à vivre dans un isolement relatif ou à travailler dans un environnement désolant, comme elles le faisaient auparavant. Pensez aux personnes âgées ou aux personnes défavorisées ayant un rayon d'action limité. Pensez aux malades de longue durée et aux résidents des institutions de soins ou aux détenus. Mais il en va de même pour les employés qui passent huit heures par jour entre quatre murs de bureaux ou d'usines. Ce n'est pas un hasard si, à l'heure du déjeuner, les parcs de Bruxelles sont envahis par des milliers de joggeurs et de promeneurs qui fuient leur lieu de travail. Un endroit de plein air à proximité qui offre de la variété et de la détente est une nécessité de la vie. Les effets bénéfiques de la verdure et de la marche sur la santé mentale et physique ont été scientifiquement recherchés et prouvés. Même si des préoccupations sérieuses concernant la santé publique, l'économie ou simplement la recherche d'une structure domestique priment actuellement, la crise est aussi une raison de s'interroger et d'examiner notre relation avec l'espace public. Le cadre de vie comme arme contre l'isolement social Ces dernières années, beaucoup d'attention a été accordée à la nécessité de rendre l'environnement "résistant au climat". L'espace pour l'eau et la verdure, les bâtiments neutres sur le plan énergétique, les sources d'énergie renouvelables, les toits verts et les surfaces réduites arment l'environnement contre les pics de sécheresse prolongée, la chaleur extrême, les tempêtes puissantes et les précipitations abondantes qui nous attendent de plus en plus à l'avenir. En raison de l'accent prononcé mis sur les solutions climatiques, les solutions aux autres problèmes sociaux ont été négligées. La crise les expose d'un seul coup. Il n'y a plus d'embouteillages, la qualité de l'air et de l'eau s'améliore de façon spectaculaire, la nature reprend rapidement du terrain - avec la couple de loups August et Noëlla comme porte-étendard. En face de ces signaux optimistes, on trouve l'image d'une seconde onde corona. Selon certains experts, cette crise n'est qu'une répétition générale des pandémies qui nous attendent dans le futur. Il n'est pas inconcevable que les périodes de confinement dans les années et décennies à venir deviennent un phénomène récurrent avec lequel notre société devra apprendre à vivre. La transition vers un cadre de vie à l'épreuve du climat doit aller de pair avec une transformation de l'espace public en tant que solution locale et élément constitutif d'une société résiliente. Même après la crise de coronavirus, les contacts avec les amis, la famille et les collègues continueront sans aucun doute à se faire plus souvent par le biais de la communication numérique. Maintenant que beaucoup plus d'entreprises ont fait l'expérience des avantages de la vidéoconférence sur le temps passé par leur personnel, il est presque inconcevable qu'elles jettent à nouveau cette efficacité par-dessus bord. Il est probable que les plates-formes numériques, la réalité virtuelle et la réalité augmentée augmenteront dans l'offre de loisirs. Et pourtant, rien ne peut enlever à la vie humaine le besoin de sortir et de libérer l'esprit. C'est pourquoi le cadre de vie et de travail le plus proche doit pouvoir répondre pleinement à ce besoin quotidien. Aujourd'hui, "proximité" est le mot de code. Penser différemment sur l'espace public L'augmentation exponentielle du travail à domicile permet de désengorger les autoroutes en un clin d'∏il. La crise va peut-être changer la donne pour nous débarrasser de notre dépendance à la mobilité. Si l'on ajoute à cela la popularité croissante de la mobilité partielle et si l'on tient compte du fait qu'une nouvelle ou deuxième voiture personnelle ne sera plus possible pour de nombreuses familles en raison de la récession économique attendue, la facture est vite faite moins de besoin de posséder une voiture personnelle crée moins de besoin de places de parking. La crise de coronavirus pourrait accélérer la tendance qui se dessine depuis un certain temps plus d'espace sera disponible dans la rue qui n'est plus nécessaire comme place de parking. Cette période devrait inciter les citoyens, les conseils municipaux et les urbanistes à réfléchir à la valeur ajoutée de l'espace public pour les environs, indépendamment de la fonction de circulation et de stationnement. Un espace public qui est beaucoup plus au service de la proximité magasins de quartier, cafés, parcs, jardins familiaux, centres de soins, équipements sportifs et culturels et fermes urbaines accessibles à pied ou à vélo. Faut-il célébrer partout la fin de la crise par une refonte en profondeur de l'espace public ? Non, nous ne le ferons pas. Étant donné que les mesures frappent durement la classe moyenne locale, il n'est pas inconcevable que les travaux prévus soient reportés à une période plus longue. Après la crise, quelle ville ou quel conseil municipal osera procéder au réaménagement des rues commerçantes et des zones centrales, ce qui entraînera une nouvelle perte de revenus pour l'économie locale ? Les réunions des habitants ne pourront pas avoir lieu avant longtemps, ce qui signifie que les travaux de réaménagement prévus sont en suspens dans de nombreuses municipalités. Une récession économique pourrait entraîner une réduction des investissements dans le domaine public et, dans le pire des cas, les entrepreneurs, les producteurs et les fournisseurs de mobilier urbain ne surmonteront pas la crise de coronavirus. À long terme, la crise de coronavirus affectera également le domaine public. Amélioration des quartiers avec des économies d'échelle Il faut de la qualité au niveau du quartier ; plus de verdure contribue à rendre les quartiers résistants au climat et offre en même temps des avantages sociaux et de santé ; l'espace devient disponible et il n'y a pas d'argent. Ces perspectives peuvent-elles être conciliées à court terme ? Oui, ils peuvent être conciliés à court terme. Avec des budgets limités, il est possible de donner des impulsions de qualité à l'espace public à grande échelle. La plantation d'arbres est souvent symbolique d'une nouvelle vision de l'avenir après une période de changement radical. Après la Révolution française, les arbres de la liberté représentaient la liberté et la démocratie d'une société renouvelée. Dans notre pays, la Guerre des Paysans et la Révolution belge ont suscité la plantation d'arbres de la liberté. Après les guerres mondiales, de nombreuses municipalités ont planté des arbres de la paix ou de la libération. Et un demi-siècle plus tard, le tournant du millénaire a suscité la plantation d'arbres millénaires partout dans le monde. Pourquoi ne pas célébrer la fin de la crise et le début d'une nouvelle ère avec la plantation d'arbres de coronavirus ? Tout citoyen a droit à la nature à proximité. Les arbres de coronavirus peuvent apparaître en premier lieu dans les rues et les quartiers manquant de verdure. L'ambition doit être de créer à chaque coin de rue un espace où un arbre peut pousser à son plein potentiel. En réclamant des places de parking libérées au départ aux coins des rues, les habitants de la ville obtiennent un gain de verdure supplémentaire à portée de vue. Dans la mesure du possible, les coins de rue verts seront transformés en mini-parcs. En dotant l'espace vert de sièges, d'éléments de jeu, d'équipements d'entraînement de rue ou de zones de promenade pour les mini chiens, ils renforcent la cohésion sociale au niveau du quartier. En outre, les remplissages qui stimulent les activités de plein air et l'exercice physique permettent également de gagner en santé sur le plan physique. En plus des arbres, qui ne sont grands qu'à long terme, il est logique d'étudier comment l'espace public peut être rechargé à court terme sans subir une transformation complète. Gand, par exemple, propose des conteneurs de jeux. Ces bacs de stockage ouverts, équipés de matériel d'exercice et de jeux, peuvent facilement être déplacés d'un endroit à l'autre. On peut penser au "bavardage de parc", un élargissement du sentier qui augmente la valeur d'utilité d'une rue avec, par exemple, des sièges, de la verdure, de l'art, de l'entraînement de rue ou des équipements de jeu. Les parcs peuvent être temporaires, mobiles ou permanents. En réalisant simultanément de petites interventions dans de nombreux endroits qui améliorent la qualité du quartier, la société dans son ensemble en tire profit. Ces gains rapides peuvent constituer un laboratoire vivant et peuvent être intégrés comme norme dans les rénovations intégrales ultérieures des rues. L'espace public comme médicament pour une société résiliente et socialement égale. Jan Vilain est architecte du paysage et urbaniste à Infopunt Publieke Ruimte Voetgangersbeweging vzw. Il est rédacteur en chef de la revue spécialisée Publieke Ruimte. Bron/source MO* magazine
Cecontenu a été publié le 23 août 2022 - 00:01 23 août 2022 - 00:01 (Keystone-ATS) L'Ukraine a reconnu lundi que près de 9000 de ses soldats avaient été tués depuis le début de l