cestune carte abstraire parce que les premiÚres cartes modernes, avec la projection Ses trÚs vastes connaissances de la langue hébreu lui a permis de faire nombreuses traductions notamment de la Bible. En 1523 il publie le Dictionarum Hebraicum et en 1530 le Dictionarum Trilingue, tous les deux (et encore plusieurs ouvrages de grammaire) ont
DivinitĂ© cananĂ©enne dorĂ©eMetropolitan Museum of Art Public Domain Canaan Ă©tait le nom d'un ancien pays vaste et prospĂšre parfois indĂ©pendant, parfois tributaire de l'Égypte situĂ© dans la rĂ©gion du Levant, actuellement du Liban, de la Syrie, de la Jordanie et d’IsraĂ«l. Il Ă©tait Ă©galement connu sous le nom de PhĂ©nicie. L'origine du nom Canaan’ vient de divers textes anciens dont la Bible, il n'y a pas de consensus scientifique sur l'origine prĂ©cise du nom, ni sur ce qu'il signifiait. Selon la Bible, le pays a Ă©tĂ© nommĂ© d'aprĂšs un homme appelĂ© Canaan, petit-fils de NoĂ© GenĂšse 10. D'autres thĂ©ories citent Canaan’ comme dĂ©rivĂ© de la langue hourrite peuple au nord de la MĂ©sopotamie pour violet’. Les Grecs connaissaient les CananĂ©ens comme PhĂ©niciens’ en grec, violets’, lesquels travaillaient dans la teinture violette, c’est pourquoi les Grecs les appelaient peuple violet»; c’est l’explication la plus probable. Il a Ă©tĂ© Ă©galement avancĂ© la thĂ©orie selon laquelle le nom vient du verbe-racine hĂ©breu kana qui dĂ©signe l'ordre issu du chaos, un mĂ©lange ou une existence simultanĂ©e. Les chercheurs J. Maxwell Miller et John H. Hayes ne donnent pas de signification certaine pour le nom, citant des sources anciennes qui l'utilisaient simplement comme nom de lieu Le nom Canaan» apparaĂźt dans divers textes anciens, de l'Égypte Ă  la MĂ©sopotamie. Dans les textes Ă©gyptiens, Canaan semble avoir Ă©tĂ© utilisĂ© pour dĂ©signer la province asiatique d'Egypte. Dans la Bible, Canaan pourrait dĂ©signer l'ensemble de la Palestine Ă  l'ouest de la Jordanie, l'hĂ©ritage des HĂ©breux; mais il pourrait Ă©galement dĂ©signer des zones plus restreintes, en particulier le littoral de la Palestine. En consĂ©quence, les Ă©crivains bibliques appellent parfois l'ensemble de la population indigĂšne de Palestine CananĂ©ens» donc interchangeable avec Amorrites». En d'autres occasions, ils semblent distinguer les CananĂ©ens et les Amorrites des autres groupes parmi les occupants de la Palestine. 38 La premiĂšre habitation de la rĂ©gion se situait autour de la ville de JĂ©richo Ă  l'Ă©poque palĂ©olithique, et cette premiĂšre communautĂ© rurale se serait dĂ©veloppĂ©e alors en une ville, devenue plus ancien centre urbain de la rĂ©gion et, sans doute, du monde. D'autres villes se dĂ©veloppĂšrent au dĂ©but de l'Âge du Bronze, mais furent abandonnĂ©es, probablement Ă  cause de la surpopulation. Les gens sont retournĂ©s alors Ă  un mode de vie agraire pendant un certain nombre d'annĂ©es. Les villes grandirent de nouveau pendant l'Âge du Bronze moyen qui vit le dĂ©veloppement du commerce avec d'autres civilisations, et plus particuliĂšrement, l'Égypte. Canaan Ă©galement appelĂ©e PhĂ©nicie Ă  cette Ă©poque continua Ă  prospĂ©rer jusque vers 1250 - 1150 AEC, pendant ce que l’on appelle l’effondrement de l'Âge du Bronze. Les livres bibliques de JosuĂ© et Nombres attribuent la destruction de Canaan au gĂ©nĂ©ral hĂ©breu JosuĂ© et Ă  sa conquĂȘte, mais cette affirmation a Ă©tĂ© contestĂ©e par les chercheurs modernes. Sacrifice religieux Public Domain Cependant, suite au bouleversement d'environ 1250 - 1150 AEC, les HĂ©breux IsraĂ©lites, Ă  qui JosuĂ© aurait donnĂ© le pays, peuplĂšrent la rĂ©gion et Ă©tablirent les royaumes d'IsraĂ«l et de Juda. Ces royaumes durĂšrent jusqu'Ă  ce que la rĂ©gion soit conquise successivement par les Assyriens, les Babyloniens, les Perses, Alexandre le Grand, les SĂ©leucides et l'Empire Romain. Culture & Religion Les peuples indigĂšnes du pays de Canaan n'ont jamais Ă©tĂ© un groupe ethnique unifiĂ© et n'ont jamais adorĂ© les mĂȘmes dieux de la mĂȘme maniĂšre. Le terme CananĂ©ens» est utilisĂ© pour dĂ©signer les gens qui vivaient au pays de Canaan, mais on ne sait pas si ces populations partageaient toutes la mĂȘme langue ou une vision du monde commune. Les PhĂ©niciens, par exemple, Ă©taient des CananĂ©ens, mais tous les CananĂ©ens n'Ă©taient pas des PhĂ©niciens. Sur le plan religieux, ils adoraient de nombreux dieux avec au-dessus, le dieu El, puis la dĂ©esse Ashera associĂ©e Ă  AstartĂ© et son Ă©poux Baal, et des divinitĂ©s sumĂ©riennes telles que Utu-Shamash. Baal et Ashera sont tous deux considĂ©rĂ©s comme des divinitĂ©s initialement de fertilitĂ© qui prirent ensuite des attributs plus impressionnants attribuĂ©s aux dieux sumĂ©riens tels qu'Enlil et Ninlil ou Enki et Ninhursag. Parmi les autres divinitĂ©s vĂ©nĂ©rĂ©es figuraient un dieu mineur nommĂ© Yahweh qui, selon des Ă©tudes rĂ©centes, aurait pu ĂȘtre le dieu cananĂ©en de la mĂ©tallurgie. Les rites religieux incluaient les sacrifices humains en particulier le sacrifice d'enfants avec l’idĂ©e que les dieux ne donnaient que le meilleur au peuple et que celui-ci devait donc rendre la pareille en offrant le meilleur aux dieux. Vous aimez l'Histoire? Abonnez-vous Ă  notre newsletter hebdomadaire gratuite! IL N'Y A AUCUNE TRACE D'UN ROI DIRIGEANT UNE NATION UNIFIĂ©E MAIS SEULEMENT CELLE D'HOMMES GOUVERNANT LEUR PROPRE CITĂ©-Ă©TAT & LES TERRES QU'ILS POUVAIENT DETENIR AUTOUR. Les femmes pouvaient servir, et servaient effectivement de prĂȘtresses. Elles pouvaient possĂ©der des terres, conclure des contrats et demander le divorce, ce qui reflĂ©tait les valeurs culturelles de la MĂ©sopotamie. Les cultes de fertilitĂ© Ă©taient nombreux et des offrandes de pain et de cĂ©rĂ©ales Ă©taient faites Ă  Ashera et Ă  ses divers avatars rĂ©gionaux pour une meilleure fertilitĂ© et des enfants en bonne santĂ©. Le sacrifice humain ne semble pas avoir jouĂ© de rĂŽle dans les cultes de fertilitĂ© et, de plus, on ne sait pas sous quelles conditions une communautĂ© sacrifiait l'un des siens. Il n'y a aucune trace d'un roi dirigeant une nation unifiĂ©e, mais seulement celles d'hommes gouvernant leur propre citĂ©-Ă©tat et les terres qu'ils pouvaient dĂ©tenir autour. Selon la force du dirigeant d'une ville et les ressources de cette ville, une communautĂ© prospĂ©rait ou Ă©chouait. Au 2Ăšme millĂ©naire AEC, par exemple, Byblos Ă©tait le grand exportateur de cĂšdre du Liban et de papyrus vers l’Égypte et d'autres pays, et elle prospĂ©rait grĂące Ă  une administration gouvernementale efficace et de vastes ressources. Byblos, etait probablement dans la rĂ©alitĂ© la plus fameuse des villes cananĂ©ennes mĂȘme si on n'en a jamais entendu parler. Le mot de Bible vient du grec byblos, livre», en rĂ©fĂ©rence Ă  la ville qui approvisionnait les nations environnantes en papyrus. Tyr Ă©tait un autre grand centre industriel produisant des vĂȘtements trĂšs recherchĂ©s, teintĂ©s par le violet du mollusque Murex. La ville de Sidon, engagĂ©e dans un commerce similaire, Ă©tait un grand centre d'apprentissage. La rivalitĂ© entre Tyr et Sidon assurait des produits de haute qualitĂ© dans les deux villes jusqu'Ă  ce que Tyr finisse par monopoliser le secteur du textile. Petit navire PhĂ©nicienMarie-Lan Nguyen Public Domain La rĂ©gion prospĂ©ra grĂące au commerce en raison de sa situation. Gaza Ă©tait le terminus des routes de l'encens qui partaient du royaume de Saba en Arabie pour se diviser ensuite en plusieurs branches, vers le nord, Ă  travers la MĂ©sopotamie, et vers le sud Ă  travers l'Égypte. C'Ă©tait aussi un lien commercial entre la MĂ©sopotamie, l'Égypte et la Libye. Les CananĂ©ens-PhĂ©niciens Ă©taient des constructeurs et des marins experts, ils participaient directement au commerce, partageant leurs valeurs culturelles avec d'autres nationalitĂ©s, et eux-mĂȘmes important les valeurs des autres dans leur propre pays. Les CananĂ©ens-PhĂ©niciens dĂ©veloppĂšrent le premier systĂšme d'Ă©criture alphabĂ©tique, et approfondirent les principes mathĂ©matiques de MĂ©sopotamie. Ils Ă©taient rĂ©putĂ©s dans le monde antique pour leur compĂ©tence dans la construction navale et la navigation. Ils ont Ă©galement Ă©tĂ© citĂ©s comme source prĂ©coce ou inspiration de la mythologie grecque. L'alphabet cependant, est considĂ©rĂ© comme leur plus grande rĂ©ussite, comme l'a notĂ© le chercheur Marc van de Mieroop Le rĂŽle des PhĂ©niciens dans la diffusion de l'alphabet est leur rĂ©alisation la plus fameuse. Ayant conservĂ© l'utilisation de l’écriture dans les SiĂšcles Obscurs aprĂšs 1200 AEC, les PhĂ©niciens ont inspirĂ© tous les systĂšmes d'Ă©criture alphabĂ©tique de leurs voisins. Au Proche-Orient, les Ă©critures hĂ©braĂŻque et aramĂ©enne dĂ©rivent du phĂ©nicien. L'adoption de l'alphabet phĂ©nicien par les Grecs, soit directement des PhĂ©niciens, soit par des intermĂ©diaires en Syrie ou en Anatolie, a Ă©tĂ© d'une importance majeure pour l'Europe. Les sources classiques Ă©taient claires sur cette contribution les Grecs appelaient leurs lettres phĂ©niciennes’. 222 Les CananĂ©ens-PhĂ©niciens naviguĂšrent jusqu’en Espagne, et au nord jusqu'Ă  la Cornouaille actuelle, en Angleterre. GrĂące Ă  leur commerce prospĂšre, leurs villes se dĂ©veloppĂšrent en sites de splendeurs et de richesses. Tout cela survint dans un second temps cependant, Ă  la suite de leur implication dans le commerce avec les autres nations. Au dĂ©but, les habitants du pays Ă©taient des nomades qui ont probablement migrĂ© vers la rĂ©gion depuis la MĂ©sopotamie. Obelisk phĂ©nicien de ChypreOsama Shukir Muhammed Amin Copyright Histoire Ancienne L'habitation humaine s'Ă©tablit dans la rĂ©gion avant 10 000 AEC, mais les peuples menaient une existence nomade avec seulement des Ă©tablissements saisonniers comme plus tard sur le site de la ville de JĂ©richo. Au cours de l'Âge du Bronze ancien vers 3500 - 2000 AEC cependant, des Ă©tablissements permanents furent fondĂ©s et la pratique de l'Ă©levage, installĂ©e plus tĂŽt, se dĂ©veloppa davantage. Les gens Ă©taient principalement des chasseurs-cueilleurs car la terre s'avĂ©ra ĂȘtre en grande partie inhospitaliĂšre pour l'agriculture. L'EncyclopĂ©die Larousse note que Canaan n'a jamais Ă©tĂ© favorisĂ© par la nature pour les cultures La zone des hautes collines entre le Jourdain et la plaine cĂŽtiĂšre Ă©tait sĂšche et stĂ©rile. De nombreuses vagues de peuples se sont cependant succĂ©dĂ©es ici. Les alĂ©as et la prĂ©caritĂ© des cultures expliquent pourquoi le nomadisme a toujours prĂ©valu Ă  Canaan [dans les premiers temps]. 81 Ces premiers peuples ont Ă©tĂ© dĂ©signĂ©s proto-cananĂ©ens par les chercheurs parce qu'ils n'avaient pas encore Ă©tabli une culture identifiable. Ils travaillaient la pierre mais ne bĂątissaient aucune construction. Ils avaient un systĂšme de croyances religieuses, mais nous ne savons pas en quoi il consistait. Cependant, ils dĂ©veloppĂšrent le commerce avec d'autres nations avant 2000 AEC, et la rĂ©gion fut considĂ©rĂ©e comme suffisamment importante pour ĂȘtre absorbĂ©e dans l'Empire Akkadien par Sargon le Grand Sargon d’Akkad, rĂšgne 2334-2279 AEC vers 2300 AEC. Pendant cette pĂ©riode, des centres urbains apparurent et le commerce avec d'autres nations se dĂ©veloppa ou bien fut lancĂ©. La principale marchandise semble avoir Ă©tĂ© la cĂ©ramique et une variĂ©tĂ© de poteries. AprĂšs la chute d'Akkad au profit des Gutis ou GoutĂ©ens, des Élamites et des Amorrites vers 2083 avant AEC, ce commerce stagna et les villes furent abandonnĂ©es. Les populations semblent ĂȘtre revenues alors Ă  un mode de vie nomade, agraire, pour des raisons qui ne sont pas claires, mais peut-ĂȘtre liĂ©es Ă  la surexploitation des ressources autour des villes et Ă  la surpopulation. Âge du Bronze Moyen Pendant l'Âge du Bronze moyen vers 2000 - 1550 AEC, les gens retournĂšrent Ă  la construction de citĂ©s. L'urbanisation et le commerce prospĂ©raient et une premiĂšre version de l'alphabet phĂ©nicien fut dĂ©veloppĂ©e, ce qui aura un impact significatif sur d’autres pays Ă  l'Ă©poque et plus tard. À cette Ă©poque cependant, le cunĂ©iforme Ă©tait encore la langue Ă©crite du commerce au Proche-Orient et il a Ă©tĂ© Ă©tabli que Canaan dĂ©veloppa des contacts particuliĂšrement forts avec les villes de MĂ©sopotamie par le biais d'accords commerciaux. Miller et Hayes notent En termes de modĂšles culturels de base - langue, littĂ©rature, perspectives mythologiques et thĂ©ologiques, etc... - il semble y avoir eu une parentĂ© plus Ă©troite avec la MĂ©sopotamie qu'avec l'Égypte. La proximitĂ© gĂ©ographique de l'Égypte en revanche, avait pour consĂ©quence que l'influence Ă©gyptienne, Ă  la fois politique et culturelle, Ă©tait elle aussi une caractĂ©ristique assez constante. 33 Le commerce avait Ă©tĂ© Ă©tabli pour la premiĂšre fois entre la ville portuaire cananĂ©enne de Byblos et l'Égypte vers 4000 AEC, et vers 2000 AEC, l'Égypte Ă©tait le partenaire commercial le plus important de la rĂ©gion. Les rituels d'inhumation Ă  Canaan pendant l'Âge du Bronze moyen reflĂ©taient Ă  la fois le mode d'inhumation Ă©gyptien et la tradition mĂ©sopotamienne. L'Ă©lite des citĂ©s-Ă©tats Ă©tait inhumĂ©e avec des objets funĂ©raires Ă©laborĂ©s, dans des grottes ou des tombes, tandis que les nourrissons et les jeunes enfants Ă©taient enterrĂ©s dans la maison, sous le sol une pratique mĂ©sopotamienne. Des preuves archĂ©ologiques et littĂ©raires montrent que la ville de Byblos devint particuliĂšrement riche grĂące au commerce avec l'Égypte, mais toutes les citĂ©s-Ă©tats bĂ©nĂ©ficiĂšrent de ce lien. RĂ©seau commercial phĂ©nicienAkigka CC BY-SA Le commerce entre la nation Ă©gyptienne et les citĂ©s-États de Canaan fut interrompu vers 1725 AEC par l'arrivĂ©e des peuples sĂ©mites connus sous le nom de Hyksos, dont l'identitĂ© est toujours en dĂ©bat. Ils Ă©tablirent des colonies commerciales Ă  partir de Canaan en Basse-Égypte et finalement, contrĂŽlĂšrent toute cette rĂ©gion jusqu'Ă  ce qu'ils soient chassĂ©s par le prince Ă©gyptien AhmĂŽsis Ier de ThĂšbes en 1570 AEC. L'ÂGE DU BRONZE MOYEN EST HABITUELLEMENT RECONNU PAR LES CHERCHEURS COMME UN ÂGE D'OR» POUR CANAAN EN RAISON DE SA PROSPÉRITÉ. AhmĂŽsis Ier poussa les Hyksos hors d'Égypte et les poursuivit Ă  travers Canaan et jusqu'en Syrie, laissant une bande de destruction sur son passage. Il semble, sur la base de preuves archĂ©ologiques et de rĂ©fĂ©rences Ă©crites de l'Ă©poque, que les Hyksos aient pu prendre position dans diverses citĂ©s-États cananĂ©ennes pendant leur fuite, et AhmĂŽsis Ier fut contraint de les rĂ©duire par la force. Avant la purge des Hyksos par AhmĂŽsis Ier, les citĂ©s-États cananĂ©ennes Ă©taient murĂ©es et fortifiĂ©es, mais les Ă©vidences suggĂšrent une destruction gĂ©nĂ©ralisĂ©e Ă  cette Ă©poque, et une reconstruction ultĂ©rieure. Âge du Bronze Tardif AhmĂŽsis Ier crĂ©a une zone tampon autour de son pays pour s'assurer qu'aucun autre peuple Ă©tranger ne prenne pied en Égypte comme les Hyksos l'avaient fait, et cela fut Ă  l'origine de l'Ăšre de l'Empire Égyptien vers 1570 - 1069 AEC. Canaan fut absorbĂ© dans l'empire au retour d'AhmĂŽsis Ier de la soumission des Hyksos en Syrie. Bien que l'Âge du Bronze Moyen soit habituellement reconnu par les chercheurs comme un Ăąge d'or» pour Canaan en raison de sa prospĂ©ritĂ©, la prospĂ©ra rĂ©gion Ă©galement sous l'Empire Egyptien au dĂ©but de l'Âge du Bronze tardif vers 1550 - 1200 AEC. Les grands monarques Ă©gyptiens tels que Hatchepsout 1479-1458 AEC, ThoutmĂŽsis III 1458-1425 AEC, Amenhotep III 1386-1353 AEC et RamsĂšs II RamsĂšs le Grand, 1279-1213 AEC, pour n'en citer que quelques-uns, ont tous enrichi les citĂ©s-États de Canaan par le commerce ou l’engagement dans des projets de construction dans la rĂ©gion. MalgrĂ© tout, pendant le rĂšgne de ThoutmĂŽsis III, la paix de la rĂ©gion fut menacĂ©e par un groupe variĂ© de peuples appelĂ©s les Habirous ou Apirous qui semblent avoir Ă©tĂ© une coalition lĂąche de hors-la-loi nomades et sans terre. Bien que certains chercheurs aient tentĂ© dans le passĂ© de relier l'identitĂ© des Habirous aux HĂ©breux, cette affirmation a Ă©tĂ© rejetĂ©e et il est maintenant gĂ©nĂ©ralement admis que les HĂ©breux sont venus dans la rĂ©gion plus tard. À partir de vers 1300 AEC, toute la rĂ©gion du Proche-Orient Ă©tait dans la tourmente du fait que les Assyriens, Hittites et Égyptiens cherchaient Ă  contrĂŽler les routes commerciales et Ă  conquĂ©rir des territoires. Vers 1250 AEC, un Ă©vĂ©nement catastrophique frappa Canaan, dĂ©molissant des villes et dispersant la population, ce que la Bible attribue Ă  une invasion dirigĂ©e par le gĂ©nĂ©ral israĂ©lite JosuĂ© Livre de JosuĂ© et Livre des Nombres. Bien qu'il existe des Ă©vidences de bouleversement dans le pays, les preuves archĂ©ologiques ne correspondent pas de façon univoque au rĂ©cit biblique et les historiens sont gĂ©nĂ©ralement prudents sur l’acceptation de la conquĂȘte comme un fait historique. Cependant, des Ă©lĂ©ments des rĂ©cits bibliques sont considĂ©rĂ©s comme plausibles pour admettre qu'un grand bouleversement s'est produit dans la rĂ©gion vers 1250 - 1150 AEC, dont certains aspects sont interprĂ©tĂ©s comme compatibles avec une invasion militaire. Le RĂ©cit Biblique Selon le rĂ©cit du Livre de l'Exode, le patriarche MoĂŻse conduisit son peuple, les IsraĂ©lites, hors de l'esclavage en Égypte vers la Terre Promise’ de Canaan oĂč leur dieu leur avait promis qu'ils vivraient en paix sur une terre de lait et de miel». Le livre de JosuĂ©, suivant le rĂ©cit de l'Exode, raconte les campagnes du gĂ©nĂ©ral israĂ©lite JosuĂ© dans le pays de Canaan, soumettant la population avec l'aide et sur ordre de son dieu, dĂ©truisant, comme il est bien connu, la ville de JĂ©richo. AprĂšs la conquĂȘte, le pays fut divisĂ© entre le peuple de JosuĂ© et aprĂšs quelque temps, les royaumes d'IsraĂ«l et de Juda furent Ă©tablis. MoĂŻse et la SĂ©paration des eaux de la Mer RougeProvidence Lithograph Company Public Domain MoĂŻse avait Ă©tĂ© chargĂ© de conduire son peuple en Canaan parce que, toujours selon la Bible, c'Ă©tait sa patrie avant son dĂ©placement en Égypte. Le patriarche Abraham avait amenĂ© sa tribu lĂ -bas, selon le livre de la GenĂšse, depuis la rĂ©gion d'Ur en MĂ©sopotamie et, par l'intermĂ©diaire de son fils Isaac et petit-fils Jacob Ă©galement connu sous le nom d'IsraĂ«l, il avait Ă©tabli son peuple et dĂ©veloppĂ© lĂ  une culture distincte de celle des CananĂ©ens. Le plus jeune fils de Jacob, Joseph, Ă  la suite d’une sĂ©rie d'Ă©vĂ©nements dramatiques, fut emprisonnĂ© en Égypte, puis libĂ©rĂ© en raison de sa capacitĂ© Ă  interprĂ©ter les rĂȘves du pharaon, et il en vint finalement Ă  occuper une position de pouvoir. Il sauva l'Égypte et les rĂ©gions environnantes de la famine en cultivant soigneusement et en stockant le grain pendant les annĂ©es d’abondance. Jacob et sa tribu vinrent alors en Égypte pour y trouver de la nourriture. Ils y restĂšrent jusqu'Ă  ce que, selon le Livre de l'Exode, ils ne soient devenus trop nombreux». Craignant leur force du fait de leur nombre, les Égyptiens les rĂ©duisirent alors en esclavage. Lorsque le dieu des IsraĂ©lites les libĂ©ra grĂące aux Dix Plaies ordonnĂ©es par MoĂŻse, ils durent retourner dans leur patrie. La Bible raconte ensuite la conquĂȘte et le dĂ©peuplement de la rĂ©gion, alors que JosuĂ©, suivant scrupuleusement les prĂ©ceptes de son dieu YahvĂ©, sort victorieux et Ă©tablit Ă  nouveau les IsraĂ©lites au pays. IsraĂ«l & Juda Comme nous l’avons vu, les chercheurs datent l'invasion des IsraĂ©lites Ă  environ 1250 AEC et les fouilles archĂ©ologiques dans la rĂ©gion ont confirmĂ© des troubles dans la rĂ©gion vers 1250 - 1150 AEC ayant entraĂźnĂ© la destruction de villes et de citĂ©s cananĂ©ennes. Ces ruines, cependant, ne correspondent pas toujours aux descriptions donnĂ©es dans le livre de JosuĂ©. De plus, les CananĂ©ens sont rĂ©guliĂšrement prĂ©sentĂ©s comme un peuple unifiĂ© dans le rĂ©cit, alors qu'en rĂ©alitĂ© ils ne l'Ă©taient pas. Cependant, la destruction des villes et l'absence de dĂ©veloppement ultĂ©rieur de la culture indiquent bien qu'un Ă©vĂ©nement catastrophique, ou une sĂ©rie d'Ă©vĂ©nements, eut un impact significatif sur les habitants de Canaan. La pĂ©riode pendant laquelle le gĂ©nĂ©ral JosuĂ© aurait conquis le pays de Canaan correspond Ă  une pĂ©riode de bouleversement gĂ©nĂ©ral dans le monde antique, allant de la destruction de Troie par les AchĂ©ens Ă  la chute de l'Empire Hittite, Ă  la ruine de la grande ville d'Ougarit et au harcĂšlement des villes cĂŽtiĂšres par les mystĂ©rieux Peuples de la Mer. Quelle qu'ait Ă©tĂ© la cause de ces Ă©vĂšnements, le Royaume d'IsraĂ«l s'est Ă©tabli vers 1080 AEC avec le Roi SaĂŒl vers 1080-1010 AEC. Carte du Levant vers 830 av. JCRichardprins GNU FDL SaĂŒl fut suivi du Roi David vers 1035 - 970 AEC et de son fils Salomon vers 965 - 931 AEC. AprĂšs la mort de Salomon, le royaume se scinda en deux avec l'Ă©tat d'IsraĂ«l au nord, et celui de Juda au sud. Afin de consolider le pouvoir dans la rĂ©gion et unifier leurs peuples, ces rois selon la Bible mirent l'accent sur la croyance en une seule divinitĂ©, Yahweh, crĂ©ateur du ciel et de la terre, et initiĂšrent ainsi le monothĂ©isme en Canaan. Les chercheurs continuent de dĂ©battre de la question de savoir si le monothĂ©isme Ă©tait un concept des Juifs de la monarchie unie d'IsraĂ«l, ou s'il avait Ă©tĂ© initiĂ© par le roi hĂ©rĂ©tique» Akhenaton d'Égypte 1353-1336 AEC. Sigmund Freud avança la thĂ©orie selon laquelle MoĂŻse Ă©tait un prĂȘtre d'AkhĂ©naton qui amena le monothĂ©isme Ă©gyptien Ă  Canaan aprĂšs l'Exode. IsraĂ«l fut dĂ©truit lors de l'invasion assyrienne de 722 AEC, aprĂšs quoi, conformĂ©ment Ă  la politique assyrienne, la population fut dĂ©portĂ©e dans des villes de MĂ©sopotamie et d'autres populations furent amenĂ©es pour les remplacer dans la rĂ©gion. L'Empire Assyrien tomba sous une coalition dirigĂ©e par les Babyloniens et les MĂšdes en 612 AEC, et par la suite, Juda fut attaquĂ© par les Babyloniens qui pillĂšrent sa capitale, JĂ©rusalem, et dĂ©truisirent le Temple. D'autres incursions militaires des Babyloniens entre 589 et 582 AEC dĂ©truisirent le reste du royaume du sud. Conclusion Les Babyloniens, Ă  leur tour, furent conquis par les Perses sous Cyrus le Grand mort en 530 AEC, lesquels permirent aux Juifs de retourner dans leur patrie en 538 AEC. LĂ , pendant l'Ăšre connue sous le nom de pĂ©riode du Second Temple vers 515 AEC - 70 CE, le clergĂ© rĂ©visa ses croyances religieuses et canonisa ses Écritures pour Ă©tablir le JudaĂŻsme tel que nous le connaissons de nos jours. L'empire créé par Cyrus fut renversĂ© par les armĂ©es d'Alexandre le Grand 356-323 AEC qui introduisirent la culture et les croyances hellĂ©nistiques Ă  Canaan. AprĂšs Alexandre, les SĂ©leucides tinrent la rĂ©gion jusqu'Ă  ce que la rĂ©volte des MaccabĂ©es, dirigĂ©e par Judas MaccabĂ©e, vers 168 AEC, ait libĂ©rĂ© la rĂ©gion de l'occupation et Ă©tabli la Dynastie HasmonĂ©enne des Juifs. Bien que la rĂ©volte des MaccabĂ©es soit traditionnellement caractĂ©risĂ©e comme une lutte pour la libertĂ© religieuse et l'autonomie, il est possible qu'elle ait Ă©tĂ© en fait une guerre civile entre les factions juives qui avaient embrassĂ© l'hellĂ©nisme de l'Empire SĂ©leucide et celles qui le rejetaient, le roi sĂ©leucide Antiochus IV Epiphanes n'y ayant Ă©tĂ© impliquĂ© que comme alliĂ© des Juifs hellĂ©nistiques. La Dynastie HasmonĂ©enne s'engagea dans le commerce et des conflits occasionnels avec le riche Royaume de Nabatea en Jordanie actuelle, ce qui attira l'attention de Rome. En 63 AEC, la rĂ©gion fut revendiquĂ©e par PompĂ©e Ă  la fin de la RĂ©publique Romaine et, aprĂšs l'arrivĂ©e au pouvoir d'Auguste en 31 AEC, elle fut intĂ©grĂ©e Ă  l'Empire Romain et connue sous le nom de JudĂ©e romaine. Les guerres judĂ©o-romaines de 66-136 dĂ©peuplĂšrent la rĂ©gion, et l'empereur Hadrien, lassĂ© de traiter avec les JudĂ©ens, bannit tous les Juifs de la rĂ©gion aprĂšs 136 et la rebaptisa Syria-Palaestina. La diaspora qui suivit les guerres et l'Ă©dit d'Hadrien, aprĂšs des siĂšcles de conflits similaires dans la rĂ©gion, finit par occulter l'identitĂ© des habitants originels du pays. Qui que les anciens CananĂ©ens aient Ă©tĂ©, leur identitĂ© fut perdue dans les invasions successives par des Ă©trangers cherchant Ă  contrĂŽler un important pĂŽle commercial. Quoi que Canaan ait pu ĂȘtre, une patrie pour certains et une Terre Promise» pour d'autres, elle Ă©tait stratĂ©giquement situĂ©e pour le commerce. Le contrĂŽle de la rĂ©gion et des richesses qu'elle pouvait gĂ©nĂ©rer Ă©tait donc recherchĂ© par de nombreuses puissances Ă©trangĂšres. Au moment oĂč la rĂ©gion faisait partie de l'Empire Romain oriental ou byzantin au 4Ăšme siĂšcle, la terre connue sous le nom de Canaan n'Ă©tait plus qu'un territoire Ă©troit au bord de la mer MĂ©diterranĂ©e, assez similaire au Liban d’aujourd’hui.
IsaacAsimov, nĂ© en 1920 Ă  Petrovitchi, en Russie, et mort en 1992 Ă  New York, est l’un des plus grands auteurs de science-fiction. Il est notamment le pĂšre du cycle « Fondation » et du cycle des « Robots ».Il a Ă©crit une autobiographie, « Moi, Asimov », parue chez DenoĂ«l en 1996.Il y Ă©voque notamment ses origines juives et la polĂ©mique qui
par Katell Berthelot historienne du judaĂŻsme Ă  l’époque hellĂ©nistique et romains CNRS – Aix-Marseille UniversitĂ© La notion de Terre promise occupe une place centrale dans la pensĂ©e juive. Dans la Bible, en effet, Dieu destine la terre de Canaan » aux fils de Jacob, dans la lignĂ©e d’Abraham. Pourtant, ce don, aux contours peu dĂ©finis, n’a pas Ă©tĂ© sans poser de questions Ă  ses destinataires. Comment, face aux rebondissements de son histoire, IsraĂ«l a-t-il perçu et interprĂ©tĂ© la promesse divine ? Katell Berthelot, chargĂ©e de recherche au CNRS, nous introduit Ă  l’histoire de ce long dĂ©bat. La Terre promise » n’existe pas. Du moins, l’expression en tant que telle n’apparaĂźt nulle part dans les Écritures, et les appellations ĂŽ combien familiĂšres de nos jours de Terre sainte » et de terre d’IsraĂ«l » sont rares lire l’encadrĂ© p. 20. Bien que cette terminologie fasse dĂ©faut, la terre donnĂ©e par Dieu Ă  IsraĂ«l, dĂ©signĂ©e Ă  l’origine comme terre de Canaan », revĂȘt une importance cruciale dans le Pentateuque et dans les livres dits historiques » des Écritures. Avec la Torah, elle constitue l’un des deux piliers de l’alliance entre Dieu et son peuple. Cette terre a un statut distinct, une forme de saintetĂ© », de par le rapport particulier qu’elle entretient avec Dieu, comme le souligne DeutĂ©ronome 11,11-12 Le pays dans lequel vous entrez pour en prendre possession est [
] un pays dont l’Éternel, ton Dieu, prend soin [litt. scrute, sonde], et sur lequel l’Éternel, ton Dieu, a continuellement les yeux, du commencement Ă  la fin de l’annĂ©e. » C’est pourquoi certaines sources rabbiniques Ă©tabliront par la suite un rapport d’analogie entre la terre choisie et Ă©lue par Dieu entre toutes, et le peuple choisi et Ă©lu par Dieu entre tous. Ce passage du DeutĂ©ronome contient comme le germe de la vision essentialiste et mystique de la terre d’IsraĂ«l qui se dĂ©veloppera par la suite dans certains courants du judaĂŻsme, en particulier au Moyen Âge, par exemple chez Juda HallĂ©vi Kuzari II,10-24. Cependant le concept de Terre promise ou de terre d’IsraĂ«l ne se dĂ©veloppe pas de façon linĂ©aire dans l’histoire de la pensĂ©e juive. Au moment du retour de l’Exil et durant la pĂ©riode du second Temple, les textes tĂ©moignent d’une focalisation sur le Temple et sur JĂ©rusalem, et n’évoquent que rarement la terre et la promesse faite Ă  Abraham. À l’inverse, il semble que la perte du Temple et de JĂ©rusalem suite aux rĂ©voltes contre Rome de 66-73 et 132-135 ap. ait paradoxalement contribuĂ© Ă  revaloriser la terre comme Ă©lĂ©ment de la relation entre Dieu et IsraĂ«l, du moins dans les sources rabbiniques de Palestine. Le judaĂŻsme babylonien, lui, conserve Ă  la terre son importance biblique et son rĂŽle eschatologique, mais ne l’exalte pas Ă  la façon des sources palestiniennes. La Terre promise se dĂ©robe en fait le plus souvent Ă  la possession rĂ©elle, ce qui conduit Ă  s’interroger sur la façon dont le don de la terre Ă  Abraham et ses descendants fut compris par les gĂ©nĂ©rations successives, depuis la rĂ©daction des livres bibliques jusqu’à leurs lointaines relectures talmudiques. Le don de la terre par Dieu Ă  qui ? quand ? comment ? La Bible hĂ©braĂŻque fait trĂšs frĂ©quemment rĂ©fĂ©rence au don de la terre de Canaan Ă  Abraham et Ă  sa descendance. Pourtant, Abraham lui-mĂȘme se dĂ©signe comme un Ă©tranger rĂ©sident en Canaan GenĂšse 23,4, et achĂšte un terrain pour enterrer sa femme au prix d’une somme rondelette versĂ©e Ă  EfrĂŽn le Hittite. Le pays est d’ores et dĂ©jĂ  donnĂ© par Dieu, mais pas encore effectivement possĂ©dĂ©, car les CananĂ©ens l’habitent encore. GenĂšse 15,16 explique que les descendants d’Abraham connaĂźtront l’exil et reviendront en terre de Canaan sous-entendu pour en prendre vraiment possession quatre gĂ©nĂ©rations plus tard, car l’iniquitĂ© des Amorites [une des peuplades de Canaan] n’est pas Ă  son comble ». L’expression Terre promise » renvoie donc au fait que le don Ă  Abraham n’est pas immĂ©diatement suivi de sa rĂ©alisation. De facto, la terre est davantage promise que donnĂ©e. En outre, la terre est donnĂ©e mais reste simultanĂ©ment Ă  conquĂ©rir, c’est une terre qu’il faut Ă  la fois recevoir et prendre. Dieu annonce qu’il chassera les CananĂ©ens devant les IsraĂ©lites, mais selon d’autres textes et le rĂ©cit du livre de JosuĂ©, les enfants d’IsraĂ«l doivent combattre eux-mĂȘmes pour entrer en possession de l’hĂ©ritage promis. Cependant, si dans l’histoire de la pensĂ©e juive le don de la terre est perçu comme valable pour toutes les gĂ©nĂ©rations, le commandement de la conquĂȘte guerriĂšre, lui, n’est pas nĂ©cessairement compris comme une obligation atemporelle ; certains sionistes religieux, au XXe siĂšcle, Ă©tabliront ainsi une diffĂ©rence nette entre l’obligation d’habiter le pays et celle de le conquĂ©rir par les armes, ne reconnaissant comme lĂ©gitime que la nĂ©gociation ou l’achat de terres. Selon quelles frontiĂšres ? La question de la rĂ©alisation de la promesse et de la possession du pays pose du mĂȘme coup celle des frontiĂšres. Quelles sont les limites gĂ©ographiques qui permettent de considĂ©rer la promesse comme accomplie ? La Bible hĂ©braĂŻque contient plusieurs conceptions des frontiĂšres de la Terre promise. D’aprĂšs la plus rĂ©pandue, le territoire s’étend de Dan [au nord, au pied du mont Hermon] jusqu’à Beersheva [au sud, dans le NĂ©guev] », tandis que la mer MĂ©diterranĂ©e et le Jourdain constituent les frontiĂšres occidentale et orientale 1 Samuel 3,20 ; Nombres 33,50-51, laissant ainsi la rive orientale du Jourdain Ă  l’extĂ©rieur de la Terre promise. Deux autres traditions conçoivent toutefois le territoire de maniĂšre plus Ă©tendue. La premiĂšre, d’origine sacerdotale, se limite encore Ă  la bande de terre allant de la MĂ©diterranĂ©e au Jourdain, bornĂ©e par le torrent d’Égypte au sud ; mais la frontiĂšre nord est repoussĂ©e jusqu’à un lieu dĂ©crit comme l’entrĂ©e de Hamath », au nord du Liban actuel Nombres 34,1-12. Une autre tradition encore, que l’on peut qualifier de maximaliste et d’utopique, envisage un territoire allant du torrent d’Égypte ou encore du Nil jusqu’à l’Euphrate, en incluant une bonne partie du Liban et de la Syrie actuels, ainsi que la rive orientale du Jourdain GenĂšse 15,18 ; DeutĂ©ronome 1,7 ou 11,24. Alors qu’à partir de la chute du royaume du Nord au VIIIe siĂšcle, la terre habitĂ©e par les IsraĂ©lites s’est gĂ©nĂ©ralement limitĂ©e Ă  la JudĂ©e selon des frontiĂšres elles-mĂȘmes soumises Ă  fluctuation, certains textes de la pĂ©riode du second Temple comme l’Apocryphe de la GenĂšse et le Livre des JubilĂ©s IIe siĂšcle av. reproduisent la vision territoriale grandiose qui fait s’étendre le pays de l’Égypte Ă  l’Euphrate. Dans la littĂ©rature rabbinique, Ă  l’inverse, la terre d’IsraĂ«l est plutĂŽt dĂ©finie en fonction de l’application de certaines lois agricoles, et dĂ©limitĂ©e selon un tracĂ© inĂ©dit, qui Ă©tablit la limite sud Ă  AshqelĂŽn et la limite nord Ă  Akko, par exemple. Selon la halakha rabbinique lire p. 32-37, les frontiĂšres d’Eretz IsraĂ«l incluent en fait les lieux oĂč ceux qui revinrent de Babylone Ă©taient censĂ©s s’ĂȘtre installĂ©s lors de leur retour Ă  Sion. Fait significatif, la rĂ©fĂ©rence en matiĂšre de dĂ©limitation territoriale ne rĂ©side plus alors dans les promesses faites aux patriarches, mais dans la mĂ©moire du retour de l’Exil, soit l’expĂ©rience de la perte de la terre et de la restauration. À quelles conditions ? L’historiographie biblique, de JosuĂ© Ă  2 Rois ou 2 Chroniques, peut ĂȘtre interprĂ©tĂ©e comme une tentative de rendre compte de la perte de la terre et du sanctuaire, expliquĂ©e par l’infidĂ©litĂ© du peuple et surtout de ses dirigeants vis-Ă -vis de l’alliance conclue entre Dieu et IsraĂ«l. Le caractĂšre conditionnel de l’occupation de la Terre promise est donc prĂ©supposĂ© Ă  toutes les pages. Lors de la conquĂȘte par JosuĂ©, dĂ©jĂ , les CananĂ©ens sont chassĂ©s et dĂ©possĂ©dĂ©s Ă  cause de leur iniquitĂ© » ou de leurs abominations » GenĂšse 15,16 ; LĂ©vitique 18, c’est-Ă -dire du fait d’une culpabilitĂ© d’ordre moral-religieux. IsraĂ«l est explicitement prĂ©venu qu’un sort similaire l’attend s’il ne respecte pas les commandements de l’alliance et se livre Ă  l’idolĂątrie et aux crimes qui lui sont traditionnellement associĂ©s meurtres, adultĂšres, vols, parjures
, ou encore oublie la justice sociale et nĂ©glige le shabbat. Pour l’exĂ©gĂšte israĂ©lien Moshe Weinfeld, auteur d’un ouvrage incontournable sur la promesse de la terre et l’hĂ©ritage du pays de Canaan par les IsraĂ©lites, ce sont prĂ©cisĂ©ment les implications religieuses et Ă©thiques de la prĂ©sence en Canaan qui constituent la spĂ©cificitĂ© de la relation d’IsraĂ«l avec la Terre promise. Selon lui, le caractĂšre conditionnel de l’occupation du pays serait toutefois une idĂ©e tardive, postĂ©rieure Ă  la chute du royaume du Nord ; les plus anciennes traditions reflĂ©tĂ©es par exemple en GenĂšse 13,15 ; 17,8 ; Exode 32,13 vĂ©hiculeraient l’idĂ©e que le pays Ă©tait donnĂ© pour toujours Ă  IsraĂ«l. Sur ce point son collĂšgue hollandais Ed Noort va mĂȘme plus loin. Pour lui, l’idĂ©e de conditionnalitĂ© serait plus rĂ©cente encore, et ne remonterait qu’aux auteurs deutĂ©ronomistes tardifs, post-exiliques. À partir de l’époque du second Temple, en tout cas, la vision deutĂ©ronomiste est bien enracinĂ©e la perte de la terre reprĂ©sente une Ă©ventualitĂ© trĂšs rĂ©elle dans les esprits, tout comme son corollaire, la possibilitĂ© de la restauration nationale et territoriale. Un droit de propriĂ©tĂ© pour IsraĂ«l ? Si le don divin ne garantit pas la jouissance effective de la possession de la terre, Ă©tablit-il en revanche un droit de propriĂ©tĂ© inaliĂ©nable pour IsraĂ«l vis-Ă -vis des autres peuples ? Notons tout d’abord l’insistance paradoxale, dans les Écritures, sur l’origine non-autochtone des HĂ©breux. La terre de Canaan n’est pas prĂ©sentĂ©e comme la patrie du peuple d’IsraĂ«l, ni comme celle de son ancĂȘtre Abraham. Ce dernier est en quelque sorte un exilĂ© en Canaan, ou du moins un immigrĂ©. De droit du sol, il ne saurait ĂȘtre question. En outre, la liste des territoires des nations en GenĂšse 10 laisse entendre que les CananĂ©ens sont lĂ©gitimement Ă©tablis en Canaan, ce que suggĂšre aussi la dĂ©signation mĂȘme du pays comme terre de Canaan ». Sur ce point, certaines sources juives de la pĂ©riode du second Temple proposent une relecture radicale, qui sera reprise par la suite dans la littĂ©rature rabbinique. D’aprĂšs le Livre des JubilĂ©s, lors du partage des terres entre les fils de NoĂ©, le pays de Canaan faisait en rĂ©alitĂ© partie du lot de Shem, et devait revenir Ă  ses descendants israĂ©lites par droit d’hĂ©ritage. Canaan et ses descendants se l’appropriĂšrent de force et encoururent la malĂ©diction correspondante. L’insistance nouvelle sur un droit de propriĂ©tĂ© originel antĂ©-abrahamique ! transmis par hĂ©ritage, justifiant une conquĂȘte postĂ©rieure, s’explique probablement par le contexte hellĂ©nistique de la rĂ©daction des JubilĂ©s ; l’argument est en effet rĂ©current dans les inscriptions et les textes littĂ©raires hellĂ©nistiques traitant de conflits territoriaux. Il est Ă©galement utilisĂ© par l’AsmonĂ©en Simon lors du conflit avec le roi sĂ©leucide Antiochos VII Ă  propos de certains territoires de la JudĂ©e 1 MaccabĂ©es 15,33-34. Cette juridicisation du rapport Ă  la terre se retrouve par la suite dans plusieurs sources rabbiniques. Dans le Sifra, un commentaire du LĂ©vitique du IIIe siĂšcle ap. le peuple d’IsraĂ«l reproche Ă  Dieu de lui avoir donnĂ© une terre qui appartenait dĂ©jĂ  Ă  un autre peuple ; sans se dĂ©monter, Dieu rĂ©torque qu’elle Ă©tait dĂšs l’origine la propriĂ©tĂ© d’IsraĂ«l comme descendant de Shem, et que les CananĂ©ens ne firent que servir de gardiens des lieux jusqu’à l’arrivĂ©e d’IsraĂ«l
 Les paradoxes attachĂ©s Ă  la notion de Terre promise sont donc nombreux, qu’il s’agisse de l’incertitude sur la temporalitĂ© de la promesse, dĂ©jĂ  accomplie ou encore en devenir, de la tension liĂ©e Ă  la prĂ©sence d’autres peuples dans le pays donnĂ© en hĂ©ritage, ou encore du contraste entre l’affirmation du caractĂšre inaliĂ©nable du don et la rĂ©alitĂ© des invasions Ă©trangĂšres et de la perte rĂ©pĂ©tĂ©e de souverainetĂ©. Article paru dans La Terre promise, paradoxes et interprĂ©tations» Le Monde de la Bible n° 204 mars-avril-mai 2013. Partez en voyage-sĂ©minaire Ă  JĂ©rusalem en octobre 2014 avec Katell Berthelot et Le Monde de la Bible
LEgypte au temps de MoĂŻse - L'invasion des Ă©trangers nomades : Keftiou, HĂ©breux, Philistins, etc. - L'Exode - Le retour en scĂšne des pharaons Ă©gyptiens . L'invasion des Ă©trangers nomades : Keftiou, HĂ©breux, Philistins, etc. Claude Vandersleyen. Il s'agit d'Ă©clairer le mystĂšre du peuple Keftiou mentionnĂ© dans les textes Ă©gyptiens. L'histoire de Passer au contenu AccueilAgendaYouTubeAudioLivresContact LA VRAIE HISTOIRE DE LA PALESTINE Voici l’histoire rĂ©elle de ce que fut le territoire appelĂ© aujourd’hui IsraĂ«l par les uns et Palestine par les autres. Elle se base sur les faits historiques tels qu’ils ont Ă©tĂ© Ă©crit au cours des siĂšcles par les historiens, les voyageurs qui traversĂšrent le pays, ou les reprĂ©sentants arabes eux mĂȘmes dans leurs lire et Ă  faire lire, alors que toutes les nations grand signe des temps selon Zacharie se liguent contre IsraĂ«l afin de diviser le territoire du pays et du peuple ne remplacera jamais la vĂ©ritĂ© . LES FAUSSES » RACINES ANCIENNES Les supporteurs de la » cause palestinienne » scandent Ă  tour de bras que les Arabes » palestiniens » vivent depuis » des milliers d’annĂ©es en » Palestine . Des Arabes cĂŽtoient des Juifs dans cette rĂ©gion depuis des milliers d’annĂ©es, ceci est vrai. Toutefois, ils n’ont jamais vĂ©cu en Terre d’IsraĂ«l elle-mĂȘme, ils Ă©taient Ă©tablis au sud et Ă  l’est. Les Arabes en question sont les NabatĂ©ens, une ancienne nation de chameliers-marchands. Ces Arabes sont originaires de l’Arabie du Nord. Ils Ă©migrĂšrent vers le territoire d’Édom l’actuel dĂ©sert du NĂ©guev 350 ans notre Ăšre. Leur mĂ©tropole fut PĂ©tra, l’ancienne capitale des Édomites situĂ©e Ă  Ă©gale distance entre la Mer Morte et le Golfe d’Aqaba. Peu Ă  peu le NĂ©guev fut connu sous le nom de NabatĂšne. GrĂące Ă  leurs caravanes allant d’un oasis Ă  l’autre, ses habitants Ă©tendirent rapidement leur influence Ă©conomique dans le SinaĂŻ, l’est de la Jordanie actuelle, le sud de la Syrie actuelle et le nord-ouest de l’Arabie. Voici une carte de la civilisation nabatĂ©enne prenez en compte que la partie en rouge ne correspond pas nĂ©cessairement Ă  la rĂ©gion habitĂ©e par les NabatĂ©ens, mais plutĂŽt au centre de leurs activitĂ©s commerciales. La prochaine carte reprĂ©sente les routes commerciales terrestres des NabatĂ©ens. Bien que leurs caravanes traversaient frĂ©quemment la Terre d’IsraĂ«l, celle-ci Ă©tait habitĂ©e par les Juifs et les Samaritains. Au cours de la guerre des Juifs contre les HellĂ©niques en 166-142 av. Juifs et NabatĂ©ens furent alliĂ©s. Le royaume nabatĂ©en pris fin en l’an 106 lorsque la NabatĂšne est conquise par les Romains qui en font une province de leur empire. Pendant les 2e, 3e et 4e siĂšcles, les NabatĂ©ens se convertirent au christianisme. Au cours de leur histoire, les NabatĂ©ens ne remplacĂšrent jamais les Juifs en tant qu’habitants de la Terre d’IsraĂ«l, mais ils coexistĂšrent Ă  cĂŽtĂ© d’eux sur un territoire distinct. Voici d’autres cartes de la province romaine d’Arabie Comme visible sur les cartes, les NabatĂ©ens ne s’établirent pas Ă  l’ouest du Jourdain. Ils s’installĂšrent toutefois Ă  l’est du Jourdain et de la Mer Morte. Les Juifs attaquĂšrent les NabatĂ©ens vivant en PĂ©rĂ©e et en Moab en 90 av. et en convertirent de force beaucoup au JudaĂŻsme. En 32-31 av. les Juifs attaquĂšrent encore les NabatĂ©ens, cette fois en DĂ©capole et en Ammon. Les Arabes » palestiniens » ne sont donc pas des habitants millĂ©naires de la Palestine ». LA CONQUÊTE ARABO-MUSULMANE Les Arabes, dans le contexte des conquĂȘtes islamiques, s’emparĂšrent de la Terre d’IsraĂ«l en 638, la spoliant de leurs habitants Juifs et chrĂ©tiens. Beaucoup de sources dont plusieurs arabes confirment le fait que la Terre d’IsraĂ«l Ă©tait encore judĂ©o-chrĂ©tienne par la population et la culture malgrĂ© la diaspora juive et la domination islamique – L’historien James Parker a Ă©crit » Pendant le premier siĂšcle aprĂšs la conquĂȘte arabe [640-740], le Calife et les gouverneurs de la Syrie et de la Terre [Sainte] ont rĂ©gnĂ© entiĂšrement sur des sujets chrĂ©tiens et juifs. Mis Ă  part des BĂ©douins lors des premiers jours [du rĂšgne arabe], les seuls Arabes Ă  l’ouest du Jourdain Ă©taient les garnisons. – En 985 l’auteur arabe Muqaddasi s’est plaint qu’ » Ă  JĂ©rusalem la grande majoritĂ© de la population est juive , et dit que » la mosquĂ©e est vide des adorateurs
 . Quoique les Arabes aient rĂ©gnĂ© sur la Terre d’IsraĂ«l de 638 Ă  1099, ils ne sont jamais devenus la majoritĂ© de la population. La plupart des habitants Ă©taient des chrĂ©tiens assyriens et armĂ©niens et des Juifs.. Tout le monde conviendra que les Arabes ne prospĂ©rĂšrent pas plus pendant la pĂ©riode des croisades allant de 1099 Ă  1289. L’ÈRE OTTOMANE La seconde pĂ©riode de rĂšgne islamique est la seule qui reste aux Musulmans qui veulent affirmer qu’une grande nation arabo-musulmane existait en Terre Sainte avant que les Juifs viennent recrĂ©er leur État. Voyons voir si les Juifs s’emparĂšrent d’une » contrĂ©e bien Ă©tablie, peuplĂ©e et verdoyante » en retournant en Terre d’IsraĂ«l comme les Arabes l’affirment de nos jours. Tous les rĂ©cits de voyage et rapports sur la Terre d’IsraĂ«l de cette Ă©poque attestent au contraire d’une rĂ©gion vide de l’Empire ottoman. Voici ce que plusieurs personnes ayant voyagĂ© dans cette rĂ©gion on constatĂ© – Ibn Khaldun, un des historiens arabes les plus crĂ©dibles, a Ă©crit en 1377 » La souverainetĂ© juive sur cette terre s’est prolongĂ©e sur 1 400 ans
 C’est les Juifs qui ont implantĂ© la culture et les coutumes en s’y Ă©tant installĂ© de maniĂšre permanente . AprĂšs 519 ans non consĂ©cutifs de domination musulmane sur la Terre d’IsraĂ«l, Ibn Khaldun a certifiĂ© que la culture et les traditions juives Ă©taient encore dominantes. – Edouard Webbe en 1590 » Il n’y a rien Ă  JĂ©rusalem mis Ă  part des vieux murs . – Henry Maundrell en 1697 Nazareth, » un village minuscule et sans importance , JĂ©richo, » une bourgade minable et sale , Acre, » une dĂ©solation . – L’archĂ©ologue britannique Thomas Shaw en 1738 la Terre Sainte » VIDE, dĂ©solĂ©e et manquant de tout, qui manque d’habitants . – Le comte François Volney en 1785 » Nous avons du mal Ă  reconnaĂźtre JĂ©rusalem, on y compte environ 12 000 habitants. Le pays est dĂ©solĂ© et ruinĂ©. – Commentaires par des ChrĂ©tiens dans les annĂ©es 1800 » Les Arabes ne peuvent pas ĂȘtre considĂ©rĂ©s comme autre chose que des rĂ©sidents temporaires. Ils ont placĂ©s leurs tentes dans un pays ruinĂ©. Ils n’ont rien créé en Terre Sainte. Puisqu’ils sont des Ă©trangers sur cette terre, ils ne sont jamais devenus ses maĂźtres. – Alphonse de Lamartine en 1832 Mis Ă  part Ă  JĂ©rusalem, il ne rencontra pas Ăąme qui vive et que la Terre d’IsraĂ«l Ă©tait » le tombeau de tout un peuple [les HĂ©breux] . – William Thackeray en 1844 » La rĂ©gion est abandonnĂ©e. Nous n’avons vu aucun animal se dĂ©placer parmi les pierres. – Alexandre Keith en 1844 » La Terre Sainte est arrivĂ©e Ă  l’état de dĂ©solation total dĂ©crit par les prophĂštes. – Le consul britannique en Terre d’IsraĂ«l, James Pinn en 1857 » Le pays est presque inhabitĂ©, il a grand besoin d’habitants. – Le cartographe britannique Arthur Penrhyn Stanley en 1862 » Ni signes de vie ni habitations en JudĂ©e, sur des distances entiĂšres. – Mark Twain en 1867 » Pas un seul village dans la VallĂ©e de JezrĂ©el, rien sur 30 miles dans les 2 sens. 2 ou 3 petits groupes de tentes bĂ©douines, mais pas une seule habitation permanente. On peut voyager pendant 10 miles sans rencontrer 10 ĂȘtres humains. DĂ©serts sans Ăąme qui vive, collines VIDES, ruine mĂ©lancolique de CapharnaĂŒm, stupide village de TibĂ©riade, enterrĂ© sous six palmiers. Nous arrivĂąmes Ă  Tabor sans rencontrer Ăąme qui vive tout au long du chemin. Nazareth est dĂ©solĂ©e, JĂ©richo est en ruine, BethlĂ©em et BĂ©thanie, dans leur pauvretĂ© et leur humiliation, ces endroits n’abritent pas une crĂ©ature vivante. Un pays dĂ©solĂ©, dont la terre serait peut-ĂȘtre assez riche si elle n’était abandonnĂ©e aux mauvaises herbes. Une Ă©tendue silencieuse, triste. À peine y a-t-il un arbre ou un arbuste, çà et lĂ  . MĂȘme les oliviers et les cactus, ces fidĂšles amis d’un sol sans valeur, ont quasiment dĂ©sertĂ© le pays. – Le consul amĂ©ricain Ă  JĂ©rusalem en 1880 rapporte que la rĂ©gion continuait son dĂ©clin » La population et la richesse de la » Palestine » n’a pas augmentĂ© pendant les 40 derniĂšres annĂ©es. – B. W. Johnson en 1892 » Dans la partie de la plaine entre le mont Carmel et Jaffa on voit Ă  peine quelques villages ou autres formes de vie humaine. Caesarea est maintenant entiĂšrement abandonnĂ©. La dĂ©solation est partout autour de nous. – Compte-rendu de la commission royale Britannique de 1913 » La rĂ©gion est sous-peuplĂ©e et est restĂ©e Ă©conomiquement stagnante jusqu’à l’arrivĂ©e des premiers pionniers sionistes dans vers la fin des annĂ©es 1880, qui sont venus pour reconstruire la terre juive. La route qui va de Gaza vers le nord n’est qu’une piste estivale tout juste bonne pour les chameaux et les charrettes. On ne voit ni bosquet d’orangers, ni verger, ni vigne, jusqu’à ce que l’on arrive en vue du village de YavnĂ©. Les maisons sont des torchis. Il n’existe pas d’écoles. La partie orientale en direction de la mer est quasiment dĂ©sertique. Les villages, dans cette rĂ©gion, sont rares et chichement peuplĂ©s. Beaucoup de villages sont dĂ©sertĂ©s par leurs habitants. – Dawood Barakat, Ă©diteur du journal Ă©gyptien Al-Ahram en 1914 » Les Sionistes sont nĂ©cessaires pour le pays l’argent qu’ils apporteront, leur connaissances, leur intelligence et l’industrialisation qui les caractĂ©rise contribueront sans aucun doute Ă  la rĂ©gĂ©nĂ©ration du pays. VoilĂ  pour le pays verdoyant et habitĂ© » envahi » par les Juifs. Fait historique sous la domination turque, la terre Ă©tait Ă  l’abandon et dĂ©peuplĂ©e. La terre s’est peuplĂ©e Ă  la fois de Juifs et d’Arabes car les Juifs sont revenus et ont commencĂ© Ă  la rĂ©habiliter. Une seule ville arabe fut construite en Terre d’IsraĂ«l Ramleh. Toutes les autres sont des villes juives rebaptisĂ©es par eux. L’historien suisse FĂ©lix Bovet notait en 1858 » C’est parce que les Arabes ne sont pas des autochtones qu’ils n’y construisent rien. LE MANDAT BRITANNIQUE AprĂšs la Grande Guerre, les Britanniques hĂ©ritĂšrent de ce morceau de l’Empire ottoman dĂ©fait. Beaucoup de citations de l’époque attestent que le pays Ă©tait dĂ©solĂ© et qu’il n’existait pas d’entitĂ© dite » palestinienne . – Hussein Al-Qibla, gardien des lieux saints en Arabie Saoudite en 1918 » Les ressources du pays et le sol vierge seront dĂ©veloppĂ©s par les immigrĂ©s juifs. [
] Nous avons vu les Juifs des pays Ă©trangers venir en » Palestine » de Russie, d’Allemagne, d’Autriche, d’Espagne, d’AmĂ©rique. [
] Ils ont su que le pays Ă©tait pour ses fils d’origine, [
] une patrie sacrĂ©e et aimĂ©e. Le retour de ces exilĂ©s Ă  leur patrie s’avĂ©rera matĂ©riellement et religieusement [ĂȘtre] une expĂ©rimentation pour leurs frĂšres [autres Juifs]. – Lewis French, le directeur britannique du dĂ©veloppement de la » Palestine » en 1931 » Nous l’avons trouvĂ©e [la » Palestine ] habitĂ©e par des Fellahs [agriculteurs arabes] qui vivent dans des taudis de boue et souffrent sĂ©vĂšrement de la malaria trĂšs rĂ©pandue. De grands secteurs Ă©taient non cultivĂ©s. [
] Il n’y avait presque aucune sĂ©curitĂ© publique, Les fellahs sont sans cesse soumis au pillage de leurs voisins nomades, les bĂ©douins. Voici une carte des divisions administratives de la rĂ©gion sous domination ottomane. La mention de » Palestine » n’apparait nulle-part. La Terre d’IsraĂ«l est divisĂ©e en trois secteurs, la Syrie Ă  l’est, Beyrouth au nord-ouest et JĂ©rusalem au sud-ouest. Le reprĂ©sentant arabe en » Palestine » dĂ©clara en 1919 » Nous considĂ©rons la » Palestine » comme faisant partie de la Syrie. Le dirigeant arabe en Terre d’IsraĂ«l Awni Bey Abdul Haadi dĂ©clara en 1937 » Il n’y a pas de pays tel que la » Palestine . » Palestine » est un terme que les Sionistes ont inventĂ©. Il n’y a pas de » Palestine » dans la Bible. Notre pays a fait partie de la Syrie pendant des siĂšcles. » Palestine » nous est aliĂšne, c’est les Sionistes qui l’ont introduits. Le professeur Philip Hitti, historien arabe, dĂ©clara en 1946 » Il n’y a pas de chose telle que la » Palestine » dans l’histoire, absolument pas. Le reprĂ©sentant du Haut ComitĂ© arabe aux Nations Unies dĂ©clara en 1947 » La » Palestine » fait partie de la province de Syrie. Les Arabes vivant en Palestine ne sont pas indĂ©pendants dans le sens qu’ils ne constituaient pas une entitĂ© distincte. Le reprĂ©sentant de l’Arabie Saoudite aux Nations Unies dĂ©clara en 1956 » C’est une connaissance gĂ©nĂ©rale que la » Palestine » n’est rien d’autre que la Syrie du sud. Le roi Hussein de Jordanie rĂ©pĂ©ta plus d’une fois » Il n’y a aucune distinction entre la Jordanie et la » Palestine . Hafez Assad ex-PrĂ©sident syrien dĂ©clara » Il n’y a pas de peuple » palestinien , il n’y a pas d’entitĂ© » palestienne . Ahmed Shuqeiri ex-prĂ©sident de l’OLP dĂ©clara » La » Palestine » ne fut jamais rien d’autre que la Syrie du sud. À cette Ă©poque, les Arabes ainsi que tout le monde n’ont jamais soulevĂ© la question d’un État » palestinien » car les Arabes eux-mĂȘmes n’exigeaient pas d’État pour un peuple qui n’existait PAS ! La » Palestine » n’a jamais constituĂ© un pays et le concept mĂȘme de » Palestine » n’existait pas dans l’Empire ottoman ! Le mot mĂȘme de » Palestine » ou mot Ă©quivalent dĂ©signant cette rĂ©gion n’était quasiment pas utilisĂ© chez les Turcs et les Arabes. Il n’y avait ni État ni peuple » palestinien . Les Arabes vivant en Terre d’IsraĂ«l se considĂ©raient comme Syriens ou Égyptiens. Une pseudo-nation créée le lendemain de la Guerre des Six jours » Pourquoi le soir du 4 juin 1967 j’étais Jordanien et le lendemain matin j’étais Palestinien ? » » Nous ne nous sommes pas en particulier occupĂ©s du rĂšgne jordanien. L’enseignement de la destruction de l’Israel Ă©tait une partie intĂ©grale du programme d’études. Nous nous sommes considĂ©rĂ©s » Jordaniens » jusqu’à ce que les Juifs soient revenus Ă  JĂ©rusalem. Alors soudainement nous Ă©tions des » Palestiniens 
 ils ont enlevĂ© l’étoile du drapeau jordanien et d’un coup nous avons eu un » drapeau palestinien . » Le fait est que les » Palestiniens » sont des immigrĂ©s des nations environnantes ! Mon grand-pĂšre avait l’habitude de nous dire que son village Ă©tait vide avant que son pĂšre ne s’y installe. Walid Shoebat, ancien terroriste islamiste de l’OLP, repenti et devenu sioniste chrĂ©tien Le drapeau Jordanien Le » drapeau palestinien » proposĂ© Zahir Muhsin, un ancien membre du comitĂ© exĂ©cutif de l’OLP et l’ancien commandant militaire de la mĂȘme organisation, dĂ©clara en mars 1977 au journal nĂ©erlandais Trouw » Il n’y a aucune diffĂ©rence entre les Jordaniens, les » Palestiniens , les Syriens et les Libanais. Nous faisons tous partie de la mĂȘme nation. C’est seulement pour des raisons politiques que nous soulignons soigneusement notre identitĂ© » palestinienne . L’existence d’une identitĂ© » palestinienne » distincte sert seulement un objectif tactique. La crĂ©ation d’un Ă©tat » palestinien » est un nouvel outil dans la bataille continue contre l’IsraĂ«l. Et encore en s’adressant Ă  un hebdomadaire pakistanais en 2006 » Le peuple » palestinien » n’existe pas. La crĂ©ation d’un État » palestinien » est seulement un moyen de continuer notre lutte contre l’État d’IsraĂ«l pour l’unitĂ© arabe. En rĂ©alitĂ© aujourd’hui il n’y a aucune diffĂ©rence entre les Jordaniens, les » Palestiniens , les Syriens et les Libanais. Seulement, pour des raisons politiques et tactiques, nous parlons aujourd’hui de l’existence des » Palestiniens » pour des intĂ©rĂȘts arabes exigeant la crĂ©ation d’un peuple » palestinien » pour nous opposer au sionisme. VĂ©ritĂ© historique le peuple » palestinien » et le pays » Palestine » n’existaient pas avant que les Arabes les inventent de toutes piĂšces pour Ă©ventuellement anĂ©antir IsraĂ«l. Cette affirmation peut sembler radicale, mais je vous conseille de lire l’article suivant Palestinians – » Peoplehood » Based on a Big Lie [Myths and Facts] Voici quelques passages sĂ©lectionnĂ©s » There is no age-old Palestinian people. Most so-called Palestinians are relative newcomers to the Land of Israel. Like a mantra, Arabs repeatedly claim that the Palestinians are a native people. The concept of a Stateless Palestinian people’ is not based on fact. It is a fabrication. Palestinian Arabs cast themselves as a native people in » Palestine » – like the Aborigines in Australia or Native Americans in America. They portray the Jews as European imperialists and colonizers. This is simply untrue. Aerial photographs taken by German aviators during World War I show an underdeveloped country composed mainly of primitive hamlets. Ashdod, for instance, was a cluster of mud dwellings, Haifa a fishing village. In 1934 alone, 30 000 Syrian Arabs from the Hauran moved across the northern frontier into Mandate Palestine, attracted by work in and around the newly built British port and the construction of other infrastructure projects. They even dubbed Haifa Um el-Amal » the city of work . The fallacy of Arab claims that most Palestinians were indigenous to Palestine – not newcomers – is also bolstered by a 1909 vintage photograph of Nablus, today an Arab city on the West Bank with over 121 000 residents. Based on the number of buildings in the photo taken from the base of Mount Gerizim, the population in 1909 – Muslim Arabs and Jewish Samaritans – could not have been greater than 2 000 residents. Family names of many Palestinians attest to their non-Palestinian origins. Just as Jews bear names like Berliner, Warsaw and Toledano, modern phone books in the Territories are filled with families named Elmisri Egyptian, Chalabi Syrian, Mugrabi North Africa. Even George Habash – the arch-terrorist and head of Black September – bears a name with origins in Abyssinia or Ethiopia, Habash in both Arabic and Hebrew. Palestinian nationality is an entity defined by its opposition to Zionism, and not its national aspirations. This point is admirably illustrated in the following historic incident » In 1926, Lord Plumer was appointed as the second High Commissioner of Palestine. The Arabs within the Mandate were infuriated when Plumer stood up for the Zionists’ national anthem Hatikva during ceremonies held in his honor when Plumer first visited Tel Aviv. When a delegation of Palestinian Arabs protested Plumer’s Zionist bias’, the High Commissioner asked the Arabs if he remained seated when their national anthem was played, wouldn’t you regard my behavior as most unmannerly ?’ Met by silence, Plumer asked By the way, have you got a national anthem ?’ When the delegation replied with chagrin that they did not, he snapped back, I think you had better get one as soon as possible’. » But it took the Palestinians more than 60 years to heed Plumer’s advice, adopting Anthem of the Intifada two decades after Israel took over the West Bank and Gaza in 1967 – at the beginning of the 1987 Intifada. Six dĂ©cennies aprĂšs la dĂ©claration d’indĂ©pendance d’IsraĂ«l, nous pourrions nous attendre Ă  ce que les Arabes arrĂȘtent de jouer les victimes qui se font dĂ©rober leurs terres, mais non, le mythe perdure. On nous rappelle sans cesse dans les mĂ©dias que les » colons » israĂ©liens » occupent » la JudĂ©e-Samarie, qu’ils volent la propriĂ©tĂ© des » Palestiniens » et qu’ils y construisent incessamment des nouvelles » colonies . En fait, de 1950 Ă  1967, plus de 250 colonies arabes ont Ă©tĂ© fondĂ©s en JudĂ©e-Samarie et de 1967 Ă  2002, 261 autres colonies furent fondĂ©es par les Arabes incluant JĂ©rusalem et Gaza. Durand cette seconde pĂ©riode, seulement 144 » colonies » juives ont Ă©tĂ© fondĂ©es incluant JĂ©rusalem et Gaza. À ce jour, les Arabes continuent toujours Ă  faire immigrer des milliers de colons en IsraĂ«l. En 1998, Yasser Arafat dĂ©clare » Dans 5 ans, nous aurons 6 millions d’Arabes vivant en » Cisjordanie » et Ă  JĂ©rusalem. Nous pouvons importer des Arabes. Le gouvernement israĂ©lien avoue avoir permis Ă  240 000 mais le nombre rĂ©el est probablement beaucoup plus Ă©levĂ© » travailleurs » arabes d’entrer dans les territoires depuis 1993, ces » travailleurs » sont restĂ©s dans les territoires et sont devenus des colons. Gaza ne comptait pas plus de 80 000 habitants » indigĂšnes » en 1951. Comment est-il possible qu’en seulement 54 ans la population ait augmentĂ© de 80 000 Ă  plus de 1 300 000 habitants ? Ces Arabes de Gaza sont-ils capables de procrĂ©er d’une maniĂšre surnaturelle ? L’immigration massive est la seule explication plausible pour une augmentation dĂ©mographique si forte. L’occupation arabe entre 1948 et 1967 Ă©tait une occasion avantageuse pour les chefs arabes. Ils favorisĂšrent l’immigration. Les immigrĂ©s venaient de chaque pays arabe, principalement l’Égypte, la Syrie, le Liban, l’Irak et la Jordanie. Il est impossible de connaĂźtre le nombre de colons arabes ayant immigrĂ©s en JudĂ©e-Samarie/Gaza depuis 1952, mais une chose reste certaine la majoritĂ© des » Palestiniens » n’ont aucun hĂ©ritage en » Palestine » avant la guerre d’indĂ©pendance d’IsraĂ«l et le reste ont, pour la grande majoritĂ© d’entre eux, aucune racine dans la rĂ©gion avant 1917, et la faible minoritĂ© restante n’en a aucune avant le 19e siĂšcle. La » Palestine » n’est qu’une rĂ©gion gĂ©ographique ; elle n’est ni un peuple, ni une nation, on ne peut donc en faire un État. Mis en ligne par Gally Page load link SaintLĂ©on Le Grand. (+461) Il devint pape Ă  une Ă©poque troublĂ©e. Il devint pape Ă  une Ă©poque troublĂ©e. C’était la lente agonie de l’empire romain sous les coups des invasions des Francs, des Wisigoths, des Vandales, des Huns, des Burgondes. Pour l’Eglise, c’est le risque d’éclatement en de nombreuses hĂ©rĂ©sies. C'est le nom donnĂ© au pays habitĂ© autrefois par les IsraĂ©lites. Il dĂ©rive de l'hĂ©breu PelĂšchĂšt, pays des Philistins, que les Grecs appliquaient Ă  la rĂ©gion cĂŽtiĂšre d'abord, et qu'ils ont Ă©tendu, ensuite, Ă  toute la contrĂ©e c'est par erreur que le vieil Ost. et Mart, lisaient Palestine, au lieu de Philistie, dans Ex 1514, Ps 6010 10810, etc. ; l'appellation de Palestine est postĂ©rieure Ă  l'Ă©poque grecque.On nomme aussi cette rĂ©gion Canaan, ou pays de Canaan, du nom, trĂšs ancien, des premiĂšres tribus qui s'y Ă©tablirent au dĂ©but des temps historiques ; Terre d'IsraĂ«l, en souvenir du surnom donnĂ© au patriarche Jacob ; JudĂ©e, appellation qui fut surtout employĂ©e par les Romains ; Terre promise, qualificatif qui rappelle les promesses faites Ă  Abraham ; Terre sainte, expression employĂ©e d'abord par les Juifs alexandrins et par les chrĂ©tiens Ă  partir du II° siĂšcle ; Terre de l'Eternel, Pays biblique, Palestine au temps de JosuĂ© et des Juges Voir Atlas 17La Palestine sous la RoyautĂ© Voir Atlas 18La Palestine au temps de JĂ©sus-Christ Voir Atlas 6 Voir Atlas 16La Palestine Moderne Voir Atlas 19La Palestine Ă  vol d'oiseau Voir Atlas 21I Limites. Il est difficile de dĂ©terminer d'une maniĂšre prĂ©cise les anciennes limites de la Palestine, car elles ont beaucoup variĂ© au cours de l'histoire d'IsraĂ«l. Lorsque les auteurs israĂ©lites indiquaient les frontiĂšres de leur pays, ils se servaient de deux formules Ă©quivalentes qui les rĂ©sumaient dans leurs grandes lignes De Dan Ă  BĂ©er-SĂ©ba » Jug 201 ou des environs de Hamath jusqu'au torrent d'Egypte » 1Ro 865.La Palestine est un quadrilatĂšre allongĂ©, mesurant 240 km. de long sur 120 de large environ. Elle reprĂ©sente, en gros, la superficie de quatre dĂ©partements français ou les trois-quarts de la Nord, elle avait pour limite le cours infĂ©rieur du Nahr el-Litani, l'ancien Leontes, le fleuve de la sĂ©paration » ; les derniers contreforts du Liban et de l' l'Est, la contrĂ©e volcanique du Hauran. Elle suivait la piste appelĂ©e route des PĂšlerins », et, plus bas, le plateau de Hamad, vaste dĂ©sert de pierres et de sables. Elle atteignait l'Ă©chancrure de l'oued el-MĂŽdjib, l'ancien torrent de l'Arnon, qui sĂ©parait les tribus d'IsraĂ«l du pays de Sud, elle descendait beaucoup plus bas que la mer Morte, formant un arc de cercle vers KadĂšs AĂŻn-KoudeĂŻs dans le NĂ©geb, puis remontait en suivant l'oued el-Abyad qui se jette dans l'oued el-ArĂźch, l'ancien torrent d'Egypte »,A l'Ouest, elle est limitĂ©e par la frontiĂšre incertaine de la Philistie et les rives de la MĂ©diterranĂ©e. Sa situation en faisait le trait d'union naturel entre la Babylonie et l'Egypte, deux pays de vieille culture. Pourtant, de par sa topographie accidentĂ©e, elle Ă©tait relativement isolĂ©e. Elle offrait une certaine impermĂ©abilitĂ©, non seulement aux influences Ă©trangĂšres, mais aussi aux invasions ; elles Ă©taient obligĂ©es de suivre les plaines cĂŽtiĂšres, qui les Ă©cartaient du coeur du pays. Vous avez aimĂ© ? Partagez autour de vous !
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L'enjeu majeur de la colonisation est bien Ă©videmment la quĂȘte de mĂ©taux prĂ©cieux le terme SiĂšcle d'or espagnol » s'applique au sens propre Ă  la pĂ©ninsule ibĂ©rique du XVIe siĂšcle, car l'afflux d'or et d'argent va confĂ©rer Ă  la monarchie de Charles Quint puis de Philippe II, une puissance Ă©conomique et un rayonnement politique dĂ©terminants en Europe. Dans la recherche effrĂ©nĂ©e de richesses, la colonisation des Indes espagnoles se fait aux dĂ©pens des populations amĂ©rindiennes qui sont massacrĂ©es et exploitĂ©es jusqu'au risque de leur vous intĂ©ressera aussiLorsque l'on observe un planisphĂšre au milieu du XVIe siĂšcle, on s'aperçoit que les territoires conquis par les Espagnols en AmĂ©rique, s'Ă©tendent du Mexique au PĂ©rou, Chili et Argentine, en englobant la Floride, Cuba, Saint-Domingue... Cet empire colonial est divisĂ© en deux vice-royautĂ©s, celle de Nouvelle Espagne au nord et celle du PĂ©rou au et l'or d'AmĂ©riqueLes premiĂšres importations d'or et d'argent en Espagne dĂ©butent en 1503, annĂ©e de crĂ©ation de La Casa de ContrataciĂłn, administration coloniale installĂ©e Ă  SĂ©ville pour contrĂŽler tout le commerce des Indes espagnoles. Chaque navire s'acquitte d'un impĂŽt de 20 %, le quinto real, sur toutes les marchandises d'AmĂ©rique arrivant en Espagne. La Casa de ContrataciĂłn contrĂŽle Ă©galement les Ă©quipages et passagers des bateaux pour empĂȘcher juifs et musulmans de s'embarquer vers les AmĂ©riques et garantir ainsi un peuplement catholique des viennent les mĂ©taux prĂ©cieux du Nouveau Monde ? Les plus importantes mines d'argent, situĂ©es au Mexique mines de Zacatecas et au PĂ©rou mines du Potosi, sont dĂ©couvertes dans les annĂ©es 1540. C'est Ă©galement le cas des mines d'or de Colombie l'orpaillage cĂšde rapidement la place Ă  l'extraction miniĂšre intensive et Ă  l'exploitation systĂ©matique des populations indiennes. Lorsqu'il n'y a plus suffisamment d'ouvriers amĂ©rindiens, on importe les esclaves noirs d'Afrique vers la Colombie. Au Mexique et au PĂ©rou, les mines d'argent vont ĂȘtre fortes consommatrices de main-d'Ɠuvre ; les mines du Potosi bĂ©nĂ©ficient du recrutement forcĂ© hĂ©ritĂ© de la mita », corvĂ©e due par les Indiens au souverain inca.Une conquĂȘte par la violenceLa conquĂȘte de l'empire colonial espagnol a pour consĂ©quence la disparition de deux civilisations prĂ©colombiennes, les AztĂšques et les Incas. La supĂ©rioritĂ© militaire des Espagnols premier massacre par l'armĂ©e de CortĂšs en octobre 1519, leur habiletĂ© diplomatique qui consiste Ă  soulever les tribus locales contre Empires inca et aztĂšque, les prophĂ©ties annonçant l'arrivĂ©e des Espagnols en les assimilant Ă  des dieux, ont contribuĂ© Ă  la fin inĂ©luctable de ces deux civilisations. La colonisation qui s'ensuit engendre une catastrophe dĂ©mographique majeure la population de l'Empire inca, estimĂ©e entre 12 et 15 millions de personnes avant sa chute en 1532, s'effondre en dessous du million un siĂšcle plus tard. Avec la conquĂȘte de l'Empire aztĂšque, la population totale du Mexique serait passĂ©e de 20 millions Ă  2 millions d'habitants, soit une diminution de 90 % entre les annĂ©es 1520 et 1620. L'Ăźle d'Hispaniola HaĂŻti et RĂ©publique dominicaine actuelles perd toute sa population autochtone entre 1492 arrivĂ©e de Christophe Colomb et 1540 ; l'Ă©volution est similaire pour Cuba, Porto Rico et la JamaĂŻque. Comment expliquer un tel dĂ©sastre humain alors que la couronne d'Espagne prĂ©tend coloniser pour christianiser les AmĂ©rindiens ?La question de l’humanitĂ© des peuples d’AmĂ©riqueDĂšs le dĂ©but de la colonisation, des voix s'Ă©lĂšvent en Espagne pour dĂ©noncer les mĂ©thodes d'exploitation des AmĂ©rindiens en 1539, le thĂ©ologien Vitoria, professeur Ă  l'universitĂ© de Salamanque, affirme que toutes les sociĂ©tĂ©s sont Ă©gales en dignitĂ© et que nul ne peut se fonder sur l'infĂ©rioritĂ© de leur dĂ©veloppement pour les soumettre. Il reprend la bulle du pape Paul III de juin 1537, qui confirme que les AmĂ©rindiens sont des ĂȘtres humains libres et condamne donc la pratique de l'esclavage. Le dominicain BartolomĂ© de Las Casas qui a voyagĂ© au Mexique et a Ă©tĂ© le tĂ©moin des massacres perpĂ©trĂ©s par les Espagnols, devient un dĂ©fenseur acharnĂ© des AmĂ©rindiens. Charles Quint roi d'Espagne de 1516 Ă  1555 adopte les Nouvelles Lois des Indes » en 1542, qui placent les Indiens sous la protection de la Couronne d'Espagne il interdit aux colons de les rĂ©duire en esclavage et souligne que les AmĂ©rindiens sont des fidĂšles Ă  qui la religion catholique ouvre ses partir de septembre 1550, se dĂ©roule la confĂ©rence ou Controverse » de Valladolid, qui rĂ©unit juristes et thĂ©ologiens Ă  la demande de Charles Quint. Elle oppose en fait BartolomĂ© de Las Casas au thĂ©ologien Juan de Sepulveda, dĂ©fenseur des conquistadors. Les discussions ne concernent pas la question de l'humanitĂ© des Indiens puisque le pape l'a affirmĂ©e en 1537. Les dĂ©bats traitent de la maniĂšre de coloniser le Nouveau Monde par le droit de conquĂȘte, avec la justification morale de mettre fin aux modes de vie des civilisations prĂ©colombiennes notamment leur pratique du sacrifice humain. Sepulveda conclut Ă  l'infĂ©rioritĂ© des Indiens et Ă  la nĂ©cessitĂ© de les placer sous tutelle. Las Casas rĂ©ussit Ă  faire admettre que les AmĂ©rindiens ont une Ăąme » et que les exterminer est impossible la couronne d'Espagne doit se limiter Ă  l'envoi de prĂ©dicateurs pour Ă©vangĂ©liser les populations, sans aucune force armĂ©e. Mais Philippe II roi Ă  partir de 1556 se dĂ©sintĂ©resse de la cause amĂ©rindienne au profit de celle des colons et des mĂ©taux prĂ©cieux qu'ils fournissent Ă  l' bilan humain catastrophiqueS'il faut Ă©tablir un bilan humain de la colonisation espagnole Ă  la fin du XVIe siĂšcle, la confiscation des terres, les massacres, l'asservissement et les Ă©pidĂ©mies sont les causes de l'extermination massive des populations amĂ©rindiennes. Le choc microbien importĂ© d'Europe, a dĂ©cimĂ© des autochtones non immunisĂ©s et asservis par le travail minier. En effet, en un siĂšcle, 80 % Ă  90 % de la population disparaĂźt, soumise aux maladies comme la rougeole, la varicelle, la variole ou la grippe. Les AmĂ©rindiens des Grandes Antilles ont Ă©tĂ© anĂ©antis dĂšs le milieu du XVIe siĂšcle ; ils vont ĂȘtre remplacĂ©s par les esclaves africains pour l'exploitation de ces Ăźles par les conquĂȘte et la colonisation du Nouveau Monde vont entraĂźner une double catastrophe dĂ©mographique mondiale l'extermination Ă  grande Ă©chelle des populations amĂ©rindiennes quatre-vingt millions fin XVe siĂšcle, cinq millions dĂ©but XVIIIe et la dĂ©portation de douze millions d'Africains vers l' par ce que vous venez de lire ?
1 La naissance du français. L'avÚnement des Capétiens. Le premier «roi de France». L'expansion du français en Angleterre. La langue du roi de France. 2. L'état de l'ancien français. Le systÚme phonétique.
Je partage avec vous les documents que j’ai rĂ©alisĂ©s il s’agit des leçons d’histoire qui accompagnent les documents du fichier de Loustics. Depuis la rentrĂ©e, je l’utilise avec ma classe de CM1 article ICI. Ce fichier et toutes les activitĂ©s associĂ©es correspondent parfaitement au profil de ma classe interactivitĂ©, contenu simple, petites activitĂ©s ludiques et diffĂ©renciation pour les plus fragiles
. J’ai toutefois souhaitĂ© garder la prĂ©sentation de mes leçons cf la feuille jaune sur le cahier un titre une question une frise chronologique une image pour comprendre un personnage historique le vocabulaire associĂ© Ces leçons sont proposĂ©es en version Ă©conomique, c’est Ă  dire qu’il y a 2 leçons en une seule page
. Les documents arriveront au fur et Ă  mesure dans cet article. Le rĂ©capitulatif est prĂ©sentĂ© ci-dessous ThĂšme 1 Et avant la France ? leçons du chapitre 2 Les grands mouvements et dĂ©placements de population Pourquoi y a t-il eu des invasions barbares au VĂšme siĂšcle ? Pourquoi y a-t-il eu de nouvelles invasions au VIIIĂšme et IXĂšme siĂšcles ? Leçons du chapitre 3 Clovis, Charlemagne
. Quelles sont les grandes dynasties du Moyen Age ? Qui est l’Empereur Charlemagne ? Quelles sont les grandes rĂ©formes de Charlemagne ? ThĂšme 2 Le temps des rois Leçons du chapitre 1 Louis IX le roi chrĂ©tien au XIIIĂšme siĂšcle Pourquoi y a t-il eu plusieurs croisades ? Qui est Louis IX dit Saint Louis ? Quels sont les Ă©changes entre l’Orient et l’Occident ? Leçons du chapitre 2 François 1er, protecteur des Arts et des lettres Ă  la Renaissance Le temps des grandes explorations La Renaissance en Europe François 1er, roi de France Leçons du chapitre 3 Henri IV et l’Edit de Nantes Les religions sous la Renaissance Le roi Henri IV La Saint BarthĂ©lĂ©my Leçons du chapitre 4 Louis XIV, le Roi-Soleil Ă  Versailles Comment Louis XiV est devenu roi ? Comment vit le roi et sa cour ? Comment vit le peuple sous Louis XIV ? ThĂšme 3 Le temps de la rĂ©volution et de l’Empire Leçons du chapitre 1 Louis XVI, la RĂ©volution, la Nation Le petit plus dans ma classe J’ai amĂ©nagĂ© des coins dans ma classe. Mes Ă©lĂšves ont un ordinateur Ă  disposition avec un casque. Ils peuvent refaire de façon totalement autonome l’ensemble du parcours du chapitre du fichier diaporama, frise, exercices et mĂȘme la leçon. Cet atelier plait beaucoup beaucoup. A bientĂŽt le CM2 arrive le 15 octobre.. On en reparle !
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Lesinvasions barbares-52: Coalition gauloise sous le commandement de Vercingétorix. Victoire à Gergovie mais défaite à Alésia-51: DerniÚre rébellion gauloise conduite par Ambiorix. Extermination de la tribu des Eburons-44: Jules César meurt assassiné-27: Début du rÚgne d'Auguste: 162-167: PremiÚres invasions des tribus

PubliĂ© le 22/09/2010 Ă  0054, Mis Ă  jour le 23/09/2010 Ă  0055 Une Ă©tude affirme que le phĂ©nomĂšne relatĂ© dans la Bible serait d'origine naturelle. MoĂŻse Ă©tendit sa main sur la mer, et l'Éternel fit reculer la mer, toute la nuit par un vent d'est impĂ©tueux, et il mit la mer Ă  sec, et les eaux furent divisĂ©es. Les enfants d'IsraĂ«l entrĂšrent au milieu de la mer, dans son lit dessĂ©chĂ©, les eaux se dressant en muraille Ă  leur droite et Ă  leur gauche» Exode, versets 21 et 22.La sortie d'Égypte est assurĂ©ment un des Ă©pisodes les plus grandioses de l'Exode et sans doute l'un des plus difficilement explicables. Deux chercheurs amĂ©ricains affirment pourtant ĂȘtre en mesure de retracer les circonstances et le lieu oĂč la mer aurait pu naturellement s'ouvrir devant MoĂŻse et ses compagnons, il y a prĂšs de trois mille ans. L'Ă©vĂ©nement se serait produit non pas en mer Rouge Ă  l'occasion d'un tsunami, comme le prĂ©tendaient certains chercheurs, mais dans le delta du Nil, sur une lagune peu profonde, aprĂšs une nuit entiĂšre de vent fort continu. Nos simulations collent bien avec le rĂ©cit de l'Exode», assurent Carl Drews et Weiqing Han, de l'UniversitĂ© du VIDÉO - Simulation du retrait des eaux L'argumentation n'est pas entiĂšrement nouvelle. Elle s'appuie sur un phĂ©nomĂšne physique et mĂ©tĂ©orologique bien connu que deux chercheurs russes avaient dĂ©jĂ  avancĂ©. Quand un vent fort souffle de façon continue au bord d'un Ă©tang, d'un lac ou d'un ocĂ©an, il pousse la surface de l'eau perpendiculairement vers la droite dans l'hĂ©misphĂšre Nord, vers la gauche dans l'hĂ©misphĂšre Sud. Le phĂ©nomĂšne est connu en anglais sous le terme de wind setdown. C'est ce qui se serait passĂ© il y a trois mille ans en Égypte la mer en s'Ă©cartant aurait laissĂ© apparaĂźtre une langue de terre, crĂ©ant ainsi un passage. Le phĂ©nomĂšne est observable Ă  moindre Ă©chelle dans le sud de la France. Les vents d'est ont tendance Ă  faire monter le niveau de la mer le long de la cĂŽte au point que, parfois, le RhĂŽne a du mal Ă  s'Ă©couler», explique Guy Caniaux, de MĂ©tĂ©o France. À l'inverse, s'il y avait des vents d'ouest - ce qui n'arrive jamais dans la rĂ©gion -, le niveau de la mer aurait tendance Ă  XIXe siĂšcle, un officier britannique avait observĂ© dans la lagune de MenzalĂ©, dans le delta du Nil, un phĂ©nomĂšne comparable Ă  celui racontĂ© dans l'Exode. Le vent qui avait soufflĂ© trĂšs fort pendant une longue pĂ©riode avait vidĂ© une partie du lac, l'eau s'Ă©tait retirĂ©e au loin et les personnes pouvaient le traverser Ă  lac de TanisÀ partir de ce tĂ©moignage, les deux universitaires ont examinĂ© la carte du delta du Nil Ă©tablie Ă  partir du texte de l'historien grec HĂ©rodote. La mer Rouge est en effet trop profonde pour avoir pu s'ouvrir par la seule force du wind setdown. Il leur fallait trouver un lac peu profond oĂč un vent orientĂ© Ă  l'est aurait pu Ă©carter les eaux, exactement comme le rapporte la Bible. Le lac de Tanis qui Ă©tait alors bordĂ© au sud par une langue de terre offrait une configuration idĂ©ale. Les deux chercheurs ont donc modĂ©lisĂ© plusieurs scĂ©narios pour savoir quelles conditions mĂ©tĂ©o auraient pu permettre l'exode des HĂ©breux, ces derniers n'ayant que quelques heures pour franchir les fonds sableux et vaseux du lac voir infographie. Leur Ă©tude est scientifiquement trĂšs sĂ©rieuse», estime Guy Caniaux. Des travaux complĂ©mentaires devraient toutefois permettre d'explorer plus sĂ©rieusement cette abandonnant la piste de la mer Rouge, les chercheurs ne sont pas isolĂ©s. Des interprĂ©tations rĂ©centes de la Bible prĂ©fĂšrent en effet traduire par mer de joncs» ou mer de roseaux».Cliquez sur l'aperçu pour agrandir l'infographie.
\n carte les hébreux au temps des premiÚres invasions
Lescolons juifs commencĂšrent Ă  vouloir faire fructifier la «Terre promise des HĂ©breux». Les affrontements avec les Arabes palestiniens s'aggravĂšrent Ă  mesure qu'augmentait le niveau de vie des colons juifs et que s'accroissait leur nombre. En 1927 fut créée l' Agence juive chargĂ©e de l'Ă©migration des juifs en Palestine et dont les fonds proviennent des Les premiĂšres traces archĂ©ologiques des HĂ©breux remontent Ă  la fin du second millĂ©naire avant Deux royaumes hĂ©breux apparaissent Ă  partir du IXe siĂšcle avant le royaume d'IsraĂ«l et le royaume de la destruction du royaume d'IsraĂ«l par les Assyriens, le roi de Juda, Josias, entreprend une rĂ©forme religieuse. Il met par Ă©crit les textes sacrĂ©s des HĂ©breux et instaure le culte d'un dieu HĂ©breux pratiquent alors la premiĂšre religion monothĂ©iste. La Torah est le livre qui rassemble l'ensemble de leurs Ă  l'expulsion des juifs par les Romains, des communautĂ©s juives s'installent autour du bassin mĂ©diterranĂ©en et constituent la diaspora. Ces communautĂ©s continuent de pratiquer le judaĂŻsme. IL'histoire des royaumes hĂ©breux ADeux royaumes hĂ©breux menacĂ©s Les premiĂšres traces archĂ©ologiques des HĂ©breux remontent Ă  la fin du second millĂ©naire avant et se situent dans la vallĂ©e du Jourdain. Deux royaumes sont peuplĂ©s par les HĂ©breux le royaume d'IsraĂ«l et le royaume de deux royaumes sont dominĂ©s par le puissant Empire assyrien qui attaque et dĂ©truit le royaume d'IsraĂ«l en 722 avant pour le punir de son alliance avec les Égyptiens, ennemis des Assyriens. Il ne reste alors que le royaume hĂ©breux de Juda. BLa rĂ©forme religieuse de Josias Au VIIe siĂšcle avant les Assyriens sont affaiblis par les attaques des Babyloniens. Le roi de Juda, Josias, profite de cette situation et cherche Ă  bĂątir un grand royaume hĂ©breu unifiĂ©. Pour mobiliser son peuple autour de son projet d'un grand État hĂ©breu, il lance une rĂ©forme religieuse Il commence la rĂ©novation de l'ancien temple que Salomon aurait construit au Xe siĂšcle avant Il prĂ©tend retrouver un texte sacrĂ© dans les murs du temple. Ce texte raconte l'histoire d'une alliance entre les HĂ©breux et un dieu unique YahvĂ©. Josias interdit le polythĂ©isme. Le royaume d'IsraĂ«l n'aurait pas respectĂ© les rĂšgles Ă©dictĂ©es par Dieu et aurait donc Ă©tĂ© dĂ©truit par les Assyriens. Les rois de Juda doivent reconstruire un grand État hĂ©breu dans le respect des rĂšgles de Dieu. Les historiens considĂšrent cependant que ce texte a Ă©tĂ© Ă©crit par les scribes de Josias. Il s'agit en rĂ©alitĂ© d'anciennes lĂ©gendes, des poĂšmes et des rĂ©cits historiques jusqu'alors transmis oralement. MonothĂ©isme Le monothĂ©isme est une religion qui croit en l'existence d'un seul HĂ©breux, en abandonnant le polythĂ©isme et en ne vĂ©nĂ©rant que YahvĂ©, sont les pratiquants de la premiĂšre religion monothĂ©iste. CLe royaume de Juda dominĂ© Les Babyloniens succĂšdent aux Assyriens et dominent le royaume de Juda Le royaume de Juda dĂ©cide de faire alliance avec les Égyptiens contre les Babyloniens. Les Babyloniens, derriĂšre leur roi Nabuchodonosor, attaquent le royaume de Juda et dĂ©truisent JĂ©rusalem en 587 avant De nombreux HĂ©breux sont envoyĂ©s en exil Ă  Babylone. Durant leur exil Ă  Babylone, les HĂ©breux, qui s'appellent dĂ©sormais eux-mĂȘmes les JudĂ©ens, ne veulent pas oublier leurs traditions et continuent la rĂ©daction de la Bible. Ils intĂšgrent dans la Bible des lĂ©gendes mĂ©sopotamiennes comme celle du DĂ©luge, dĂ©jĂ  prĂ©sente dans l'ÉpopĂ©e de Gilgamesh. Les Perses s'emparent des territoires dominĂ©s par les Babyloniens et libĂšrent les HĂ©breux retenus Ă  Babylone À leur retour, les HĂ©breux restaurent le royaume de Juda et reconstruisent le Temple de JĂ©rusalem. Ils complĂštent la Bible avec les textes rĂ©digĂ©s durant l'exil. Les royaumes hĂ©breux du VIIIe siĂšcle au VIe siĂšcle avant Le peuple des HĂ©breux reste constamment dominĂ© par des puissances Ă©trangĂšres, les Perses puis les Romains. Ceux qui continuent Ă  pratiquer la religion des HĂ©breux, le judaĂŻsme, sont les Juifs. IILes fondements du judaĂŻsme AL'Alliance entre Dieu et les HĂ©breux La Bible juive ou Torah raconte l'histoire des HĂ©breux selon la tradition religieuse Les HĂ©breux constituent le "peuple Ă©lu" par Dieu. Le prophĂšte Abraham conclut une Alliance avec le dieu unique YahvĂ©. En Ă©change de leur obĂ©issance aux rĂšgles de YahvĂ©, les HĂ©breux reçoivent la Terre promise, c'est-Ă -dire IsraĂ«l. À cause de leur dĂ©sobĂ©issance aux rĂšgles de YahvĂ©, les HĂ©breux perdent la Terre promise et se rĂ©fugient en Égypte oĂč ils deviennent les esclaves du pharaon. Sous la conduite de MoĂŻse, ils s'Ă©chappent d'Égypte et errent dans le dĂ©sert pendant quarante ans. MoĂŻse reçoit les Tables de la Loi oĂč sont gravĂ©s les dix commandements qui fixent les rĂšgles que les HĂ©breux doivent respecter. Les Tables sont transportĂ©es dans l'Arche d'Alliance qui aurait ensuite Ă©tĂ© dĂ©posĂ©e par le roi Salomon dans le Temple de JĂ©rusalem. La Bible prĂ©dit la venue d'un messie qui devra restaurer le royaume d'IsraĂ«l. Alliance Une Alliance est accomplie entre Dieu et les descendants d'un prophĂšte. Elle est conclue Ă  l'initiative de Dieu et engage les hommes Ă  respecter des pratiques la Bible, une Alliance est conclue entre Dieu et les HĂ©breux. Dieu promet aux HĂ©breux de s'installer sur la Terre promise. En Ă©change, les HĂ©breux doivent respecter les lois de Dieu. BLes rĂšgles du judaĂŻsme La Torah fixe les rĂšgles que les Juifs doivent respecter pour honorer l'Alliance conclue avec YahvĂ© Des interdits alimentaires doivent ĂȘtre respectĂ©s comme la non-consommation de porc ou de fruits de mer. Les Juifs ne doivent pas travailler le jour du Shabbat. Les garçons doivent ĂȘtre circoncis. Les Juifs n'ont pas le droit de reprĂ©senter YahvĂ© ni d'utiliser son nom en vain. Ils doivent cĂ©lĂ©brer des fĂȘtes religieuses comme la PĂąque qui commĂ©more la sortie d'Égypte. Ils doivent prier Dieu chaque jour. IIIL'expulsion des juifs et la diaspora AL'expulsion des juifs Les HĂ©breux sont expulsĂ©s de la province romaine de Palestine Des rĂ©voltes menĂ©es par les HĂ©breux Ă©clatent en 70 aprĂšs contre la domination romaine. L'empereur romain Titus ordonne une violente riposte contre les HĂ©breux et dĂ©truit JĂ©rusalem ainsi que son Temple. En 135 aprĂšs les Romains expulsent tous les Juifs de Palestine. Les HĂ©breux perdent le lieu central de leur histoire et de leur religion. L'arc de Titus Ă  Rome cĂ©lĂ©brant la victoire des Romains sur les HĂ©breux Steerpike via Wikimedia Commons BLa diaspora juive Diaspora Diaspora est Ă  l'origine un mot grec qui signifie la dispersion d'un peuple Ă  travers le HĂ©breux, sous la domination des puissances Ă©trangĂšres et aprĂšs l'expulsion ordonnĂ©e par les Romains, quittent la Palestine et se dispersent en Europe, en Asie Mineure et en Afrique du Nord. Ces communautĂ©s constituent la diaspora juive. Des communautĂ©s juives existent en dehors de Juda et d'IsraĂ«l avant l'expulsion des HĂ©breux par les Romains À la fin de l'exil Ă  Babylone, certains juifs restent Ă  Babylone. Les descendants de ces exilĂ©s constituent la premiĂšre communautĂ© juive en dehors du royaume de Juda. Avec les diverses occupations du royaume de Juda, de nombreux juifs dĂ©cident de s'installer en GrĂšce, en Égypte et dans d'autres provinces romaines. Suite Ă  la rĂ©pression violente des Romains et Ă  l'expulsion de tous les Juifs de Palestine, de nombreuses communautĂ©s juives se forment en Afrique du Nord, en Asie Mineure et en Europe. Cette dispersion du peuple juif s'appelle la diaspora. La diaspora juive au IIIe siĂšcle aprĂšs CLe judaĂŻsme de la diaspora MalgrĂ© leur expulsion, les Juifs continuent de pratiquer leur religion Ils se rĂ©unissent dans des synagogues dans lesquelles ils prient, lisent la Torah et rĂšglent les problĂšmes de leur communautĂ©. Les rabbins sont les chefs religieux de ces communautĂ©s. Les rabbins commentent et prĂ©cisent les rĂšgles que doivent suivre les Juifs. Ces commentaires sont regroupĂ©s dans un texte le Talmud. La lecture de la Torah L ehava tiberya via
Lesplus grandes villes Ă©tant peu Ă  peu dĂ©sertĂ©es aprĂšs de nombreux conflits et les envahissements successifs des Gutti puis des Amorrites. Les Amorrites tout d’abord nomades, s’assimilent aux Babyloniens puis au fil du temps prennent le pouvoir Ă  Babylone avec Sumou-Aboum. Il fonde une dynastie Amorrite rĂ©gnante durant 3 siĂšcles.
Les antiquitĂ©s Ă©gyptiennes contiennent des informations prĂ©cises sur l’invasion de la MĂ©diterranĂ©e par les Peuples de la Mer Ă  l’époque de RamsĂšs III ; elles concordent parfaitement avec les donnĂ©es archĂ©ologiques. Tout porte Ă  croire que les Peuples de la Mer venaient d’Europe du murs du temple de Medinet Habou Haute Egypte portent des inscriptions qui racontent avec un luxe de dĂ©tails comment RamsĂšs III a fait face Ă  deux invasions et remportĂ© deux grandes victoires, l’une sur terre, l’autre sur mer. En 1190, une armĂ©e de hommes venant du dĂ©sert de Libye a traversĂ© la frontiĂšre et menacĂ© la ville de Memphis. Elle a Ă©tĂ© Ă©crasĂ©e par l’armĂ©e du Pharaon. Cinq tas de mains et de sexes coupĂ©s ont Ă©tĂ© utilisĂ©s pour compter les morts. Trois ans plus tard, en 1187, une puissante flotte de combat a ravagĂ© la cĂŽte, puis pĂ©nĂ©trĂ© dans les bras du Nil, dĂ©bouchant sur les arriĂšres Ă©gyptiens. Une splendide gravure du temple montre cinq navires assaillants attaquĂ©s par quatre navires Ă©gyptiens. Les combattants des deux camps, leurs navires et leurs armes sont dessinĂ©s avec minutie. Les navires des Peuples de la Mer ne se dĂ©plaçaient qu’à la voile. Leur arrivĂ©e par le delta du Nil Ă©tait une opĂ©ration trĂšs risquĂ©e car leurs navires Ă©taient difficiles Ă  manƓuvrer tandis que les navires Ă©gyptiens pouvaient se dĂ©placer Ă  volontĂ© grĂące Ă  des Ă©quipes de rameurs. Sur l’eau, des soldats Ă©gyptiens attaquent l’ennemi depuis le pont de leur navire. Les navires ennemis sont repoussĂ©s vers les rives oĂč les attendent des archers qui font pleuvoir sur eux des flĂšches. La victoire est Ă©clatante. L’attaque de l’Egypte sous RamsĂšs III est la derniĂšre vague d’un dĂ©ferlement qui avait ravagĂ© l’Asie Mineure et la Syrie trente ans auparavant. En 1220, les Peuples de la Mer avaient vaincu le roi hittite, alliĂ© du Pharaon, et Ă©tabli des bases Ă  Chypre et Ă  Ougarit. Les spĂ©cialistes s’accordent sur le dĂ©roulement et l’ampleur de ces Ă©vĂ©nements du Proche-Orient, mais l’origine des assaillants continue de faire l’objet de controverses passionnĂ©es. La plupart des auteurs attribuent l’effondrement des empires hittite et mycĂ©nien Ă  des causes intĂ©rieures rivalitĂ©s, faiblesse des rois, dĂ©sordre social. EncouragĂ©s par ce dĂ©sordre, les habitants des Ăźles orientales du Bassin MĂ©diterranĂ©en seraient partis sur leurs navires pour piller toutes les rĂ©gions riveraines. Ce schĂ©ma ne tient pas, car on sait que l’Egypte a subi l’attaque de tribus organisĂ©es et encadrĂ©es. Une telle coordination ne peut pas ĂȘtre l’effet du hasard. Un regard sur la carte impose l’idĂ©e qu’une opĂ©ration combinĂ©e de cette envergure n’a pu ĂȘtre montĂ©e qu’en Europe. Tout conduit Ă  l’hypothĂšse que les assaillants sont venus de Sicile et de Sardaigne. C’est ce que le spĂ©cialiste Jean Deruelle a voulu vĂ©rifier. 1 L’archĂ©ologie montre que les relations de la Sicile avec la GrĂšce ont Ă©tĂ© interrompues aux environs de 1200. D’autre part, Thucydide rapporte que des envahisseurs venus d’Italie ont refoulĂ© les autochtones Ă  l’intĂ©rieur de l’üle. Ceux-ci Ă©taient donc bien placĂ©s pour assaillir la MĂ©diterranĂ©e orientale en faisant alliance avec les Sardes. Les Egyptiens connaissaient les Sardes depuis longtemps. On les trouve Ă  la bataille de Kadesh, en 1286. Les archives Ă©gyptiennes les prĂ©sentent comme des pirates redoutables, dotĂ©s de navires de haute mer. RamsĂšs II se vante de les avoir mis Ă  son service. Ils constituaient une division Ă©trangĂšre qui lui a permis de vaincre les Hittites au cours de cette bataille. Les Sardes ont dit aux Egyptiens qu’ils venaient d’üles au nord, de l’autre cĂŽtĂ© du dĂ©troit de Gibraltar. Cette origine est confirmĂ©e par des statues qui se trouvent au sud de la Corse. Certaines sont suffisamment nettes pour que les spĂ©cialistes y reconnaissent l’armement des Sardes d’Egypte. La datation au carbone 14 montre que ces guerriers Ă©taient dĂ©jĂ  dans la rĂ©gion avant 1250, donc qu’ils ne pouvaient pas venir de l’est de la MĂ©diterranĂ©e. Les bonnes relations entre les Sardes, venus par le dĂ©troit de Gibraltar, et les Siciliens, venus d’Italie, et sans doute d’Europe centrale, ont conduit Jean Deruelle Ă  Ă©mettre une hypothĂšse audacieuse. L’Europe du Nord aurait Ă©tĂ© le siĂšge d’une grande puissance maritime ayant fait le projet, il y a prĂšs de quatre mille ans, de conquĂ©rir la MĂ©diterranĂ©e. L’offensive aurait Ă©tĂ© menĂ©e conjointement Ă  l’Ouest, en suivant les rives de l’OcĂ©an Atlantique, et Ă  l’Est, en suivant la vallĂ©e du Danube. Cette grande puissance ne serait autre que l’Atlantide, dĂ©crite par Platon dans le Critias et le TimĂ©e. Pourquoi pas ? Platon, vers 350, explique que son oncle Critias, qu’il met en scĂšne avec Socrate dans ses Dialogues, avait entendu le rĂ©cit de la bouche de son grand-pĂšre, Critias l’Ancien, qui le tenait lui-mĂȘme de son ami Solon, fameux lĂ©gislateur d’AthĂšnes. Celui-ci l’avait reçu de prĂȘtres Ă©gyptiens au cours de son sĂ©jour de dix ans en Egypte, au temps du Pharaon Amosis, qui a rĂ©gnĂ© de 568 Ă  525. Cette filiĂšre est donc tout Ă  fait plausible. Voici, dans le TimĂ©e, ce que disent les prĂȘtres Ă©gyptiens. Il est question dans nos Ă©crits de l’énorme puissance que votre CitĂ© AthĂšnes arrĂȘta jadis dans sa marche insolente, qui envahissait Ă  la fois toute l’Europe et l’Asie, se ruant hors de ses bases situĂ©es dans la Mer atlantique. Une Ăźle s’y trouvait, devant le dĂ©troit que vous nommez les Colonnes d’Hercule. C’était l’Ile Atlantide. Il s’y Ă©tait formĂ© une grande et merveilleuse puissance de rois qui dominait l’üle entiĂšre, ainsi que beaucoup d’autres Ăźles et de parties du continent. Et de ce cĂŽtĂ©-ci du dĂ©troit, ils rĂ©gnaient sur la Libye jusque vers l’Egypte, sur l’Europe jusqu’à la TyrrhĂ©nie. Mais voilĂ  que rassemblant toutes ses forces, cette puissance, se jetant Ă  la fois sur votre pays, sur le nĂŽtre et sur tout l’espace compris en deçà du dĂ©troit, d’un seul coup entreprit de les asservir. C’est alors, Solon, que votre CitĂ© rĂ©vĂ©la sa puissance, et fit aux yeux de tous les hommes Ă©clater sa vaillance et son Ă©nergie. D’abord Ă  la tĂȘte des Grecs, puis seule par nĂ©cessitĂ©, elle en vint aux extrĂȘmes pĂ©rils, mais elle l’emporta finalement sur ses agresseurs. Ceux qui n’étaient pas encore asservis, elle les prĂ©serva de la servitude, et Ă  tous ceux qui habitent en deçà des Colonnes d’hercule, elle fit remise de la libertĂ©. Mais dans la pĂ©riode de temps qui suivit, il se fit de violents tremblements de terre et des cataclysmes. En l’espace d’un jour et d’une nuit funestes, le peuple entier de vos combattants fut enfoui sous la terre, et pareillement l’Ile Atlantide s’enfonça sous la mer et disparut. De lĂ  vient que, de nos jours encore, lĂ -bas la mer est impraticable et inexplorable, encombrĂ©e par les bas-fonds de vase que l’üle a dĂ©posĂ©s en s’abĂźmant. » Critias dĂ©crit l’Ile Atlantide en une dizaine de pages. Sa description correspond parfaitement Ă  la gĂ©ographie du sud-est de l’Angleterre et Ă  la topographie des fonds marins du Dogger Bank, au large de la Hollande. À chacun de se faire une opinion. 1 Jean-Deruelle, De la prĂ©histoire Ă  l’Atlantide des MĂ©galithes, Editions France-Empire, 1990 .
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