Lienvers le Bulletin officiel n° 11 du 12 mars 2020 : ThĂšmes concernant l'enseignement de culture gĂ©nĂ©rale et expression en deuxiĂšme annĂ©e - session 2021. La musique accompagne nos vies : dĂšs le plus jeune Ăąge, avant mĂȘme la naissance semble-t-il, l'ĂȘtre humain est sensible au son, au rythme, Ă  l'harmonie et au silence.

Cet ouvrage propose une préparation complÚte à l'épreuve de Culture générale et expression 2021/2022. Il contient Une présentation de l'épreuve. Une méthodologie détaillée pas à pas de la synthÚse. Une méthodologie détaillée pas à pas de l'écriture personnelle. Des fiches pratiques proposant des outils pour améliorer son efficacité lors de l'examen et des exercices pour s'entraßner. Sommaire Présentation de l'épreuve Objectifs. ThÚmes au programme. Présentation d'un sujet type. CritÚres de correction de l'examen. Les formes d'évaluation. Méthodologie de la synthÚse L'épreuve. Les étapes pas à pas. Comment rédiger la synthÚse ? Les piÚges à éviter. Exercices sur les étapes pas à pas. Corrigés. Méthodologie de l'écriture personnelle L'épreuve. Les étapes pas à pas. Comment rédiger son argumentation ? Les piÚges à éviter. Exercices sur les étapes pas à pas. Corrigés. Fiches pratiques Les connecteurs logiques. Les transitions. Le style. Se relire vite pour corriger l'orthographe. ThÚmes au programme Résumés des oeuvres livres, films... sur les thÚmes au programme. Analyse et synthÚse des oeuvres. Les sujets possibles.

AuthĂšme « De la musique avant toute chose ? » s’ajoute le thĂšme « Dans ma maison ». Ressources pour la mise en oeuvre des programmes : RĂ©fĂ©rences bibliographiques et
Edition 2021 La seconde annĂ©e de BTS est une course contre la montre, l'Ă©tudiant accumule les savoirs mais il doit aussi gĂ©rer ses stages professionnels, prĂ©parer... Lire la suite 14,50 € Neuf ExpĂ©diĂ© sous 3 Ă  6 jours LivrĂ© chez vous entre le 29 aoĂ»t et le 30 aoĂ»t La seconde annĂ©e de BTS est une course contre la montre, l'Ă©tudiant accumule les savoirs mais il doit aussi gĂ©rer ses stages professionnels, prĂ©parer son avenir lorsqu'il aura obtenu son diplĂŽme, il doit s'efforcer de perdre le moins de temps possible. Ce manuel va l'y aider en lui permettant d'aborder les Ă©preuves de la synthĂšse et de l'Ă©criture personnelle de la maniĂšre la plus pragmatique possible. Pour cela cet ouvrage propose Une mĂ©thodologie Ă©tape par Ă©tape de la synthĂšse et de l'Ă©criture personnelle avec des rappels et conseils ; De nombreux entraĂźnements ciblĂ©s par points de mĂ©thode Ă  partir d'un riche corpus de documents ; Des sujets entiĂšrement traitĂ©s et corrigĂ©s sur les deux thĂšmes au programme De la musique avant toute chose ? et A toute vitesse ! Date de parution 09/06/2020 Editeur ISBN 978-2-340-03896-7 EAN 9782340038967 Format Grand Format PrĂ©sentation BrochĂ© Nb. de pages 240 pages Poids Kg Dimensions 16,5 cm × 24,0 cm × 1,3 cm CorrigĂ©BTS 2015 - Culture GĂ©nĂ©rale et Expression Ă  lire en Document - livre numĂ©rique Education CorrigĂ©s de devoir - Gratuit. BTS ; culture gĂ©nĂ©rale et expression ; de la musique avant tout chose/dans ma maison ; tout l’examen (Ă©dition 2021/2022) - CĂ©line Vassas - Dunod - Grand format - Dalloz Librairie PARIS
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Dela musique avant toute chose - BTS Français de SĂ©bastien Clerc - Éditeur BrĂ©al - Livraison gratuite Ă  0,01€ dĂšs 35€ d'achat - Librairie Decitre votre prochain livre est lĂ  Apparemment, javascript est dĂ©sactivĂ© sur votre navigateur.
ElĂ©ments de corrigĂ© du sujet I. LES CARACTÉRISTIQUES DU CORPS ARTIFICIEL1. Le corps naturel peut ĂȘtre rendu artificiel par diffĂ©rents procĂ©dĂ©s. Les quatre documents Ă©voquent le tatouage. DaphnĂ© BĂ©tard fait un historique du tatouage du quatriĂšme millĂ©naire avant J-C Ă  aujourd’hui. Philippe Pons s’en tient uniquement au tatouage japonais. David Le Breton compare le tatouage contemporain Ă  celui des sociĂ©tĂ©s traditionnelles. Enfin, le roman Ă©voque le tatouage au XIXĂšme siĂšcle. Le document 3 mentionne Ă©galement le piercing. Les scarifications sont prĂ©sentes dans les documents 3 et 4. 2. Depuis quand et oĂč ces artifices sont-ils prĂ©sents ? Le premier homme tatouĂ© s’appelle Otzi, son squelette date de – 4000. document 1. AprĂšs avoir Ă©tĂ© interdit au Moyen Age, les explorateurs europĂ©ens redĂ©couvrent le tatouage au XVIIĂšme siĂšcle. C’est d’ailleurs James Cook qui invente au XVIIIĂšme siĂšcle le mot tatouage lors d’un voyage en PolynĂ©sie document 1. On retrouve le tatouage un siĂšcle plus tard dans le roman de François Garde puisque l’histoire se dĂ©roule au milieu du XIXĂšme siĂšcle. Ces artifices sont prĂ©sents sur tous les continents document 1, dans tous les pays Japon documents 2 ;1, Australie document 4, France 1 ;3 utilisent ces artifices et sur quelle partie du corps se font-ils? D’abord, ce sont les marins, les matelots 1;2 ;4, les taulards, les bagnards, les truands1 ;2, les prostituĂ©es 1;2, les hippies dans les annĂ©es 60-70 1 Aujourd’hui , ce sont plutĂŽt les stars de la musique, de la mode 1 comme Rihanna ou Beckam et plutĂŽt les jeunes gens 3.Ces modifications corporelles se trouvent sur un membre 2, les Ă©paules 1 ;4, plus rarement le visage 1 ou sur tout le corps 4 II - LES RAISONS POUR LESQUELLES L’HOMME REND SON CORPS raisons culturellesSe faire tatouer peut correspondre dans certaines civilisations Ă  un rite de passage 1;3ou Ă  des coutumes religieuses 1 ;3.Dans le roman, on imagine que Narcisse, le sauvage blanc s’est fait tatouer afin d’appartenir Ă  la tribu qui l’a raisons esthĂ©tiquesplutĂŽt dans les sociĂ©tĂ©s occidentales EsthĂ©tiser, embellir son corps 3 est une autre motivation. Par narcissisme, par individualisme 2;3, l’homme cherche Ă  se faire plaisir. Par consĂ©quent, l’ĂȘtre humain affiche sa personnalitĂ©, son identitĂ© 1, son moi 3 en modifiant son corps. D’ailleurs, le personnage de Narcisse est trĂšs fier d’exhiber ses tatouages raisons identitairesPar opposition, certains modifient leur corps par rĂ©bellion, pour transgresser les normes de la sociĂ©tĂ©, pour se marginaliser, pour appartenir Ă  un groupe2 ;3. Au Japon, le tatouage est alors quelque chose de secret, que l’on cache 2 que soit la raison, le tatouage connaĂźt certains inconvĂ©nients. D’abord la douleur ressentie lors de sa rĂ©alisation 2 ;3 ;4. Certaines femmes la comparent d’ailleurs Ă  la douleur de l’accouchement. En outre, c’est une modification dĂ©finitive, permanente1.Pistes pour la conclusionCes modifications corporelles peuvent ĂȘtre considĂ©rĂ©es comme des effets de mode ou des crĂ©ations le tatouage s’expose comme toute autre forme d’artexemple le Mondial du tatouage Ă  Paris qui rassemble plus de 400 artistes. Le tatoueur est un artisan, un artiste et certains sont mondialement rĂ©putĂ©s.Le français Tin-TinNotre corps devient alors le support d’une Ɠuvre d’ pas dangereux? cf. la nouvelle Peau de Roald Dahl oĂč le personnage se fait assassiner car il a un tatouage rĂ©alisĂ© par le peintre Soutine dans le dosTRAVAIL D’ECRITURE PERSONNELLERendre notre corps artificiel est-ce trahir notre nature? Analyse du sujet et problĂ©matiqueA la naissance, nous hĂ©ritons tous gĂ©nĂ©tiquement d’un corps naturel. Au cours de notre existence, nous ne cessons de le modifier et ainsi de la rendre artificiel. Est-ce pour autant tromper, abandonner, altĂ©rer, aller Ă  l’encontre de notre nature? Le corps artificiel est-il contraire Ă  la nature humaine? Attention il ne faut pas limiter le travail d’écriture personnelle aux tatouages, piercings, scarifications Ă©tudiĂ©es dans la notre corps artificiel, c’est effectivement altĂ©rer, modifier la argument l’artificialitĂ© rend notre corps plus jeune. L’usage de la chirurgie esthĂ©tique permet de dĂ©jouer les mĂ©faits du temps, d’attĂ©nuer les rides, d’éliminer les kilos superflus. Tous ces inconvĂ©nients sont mentionnĂ©s dĂ©jĂ  par Buffon en 1749 dans De la vieillesse Ă  la mort ». La chirurgie corrige les dĂ©fauts de la nature, fait reculer le vieillissement. Exemple Tous piquĂ©s», Anne-Claire Genthialon2Ăšme argument l’artificialitĂ© permet de modifier un aspect physique de son corps, de son visage. En 2011, 15 millions de personnes dont 87% de femmes ont eu recours Ă  la chirurgie esthĂ©tique. La rhinoplastie est une opĂ©ration courante qui permet de modifier un nez bossu, trop volumineux... 3Ăšme argument tatouer, scarifier notre corps, c’est aussi trahir notre nature. Ces modifications sont indĂ©lĂ©biles et Ă  jamais prĂ©sentes sur notre corpsdocuments 1; 2 et 4 de la synthĂšse4Ăšme argument il est Ă©galement possible de rendre son corps artificiel par des moyens plus Ă©phĂ©mĂšres, plus rĂ©pandus comme le maquillage . Charles Baudelaire faisait d’ailleurs l’éloge du maquillage dans un poĂšme Le maquillage n'a pas Ă  se cacher, Ă  Ă©viter de se laisser deviner ; il peut, au contraire, s'Ă©taler, sinon avec affectation, au moins avec une espĂšce de candeur ». 5Ăšme argument l’artificialitĂ© en altĂ©rant, en modifiant la nature prend des formes parfois exagĂ©rĂ©es. Certaines limites ne doivent pas ĂȘtre dĂ©passĂ©es. Par exemple, le brĂ©silien Rodrigo Alves a subi des dizaines d’opĂ©rations afin de ressembler Ă  Ken le mari de Barbie. De plus, l’excĂšs de culturisme est dangereux car les personnes prennent de nombreux produits dopants pouvant provoquer des morts notre corps artificiel, c’est certes trahir la nature mais Ă  des fins positives guĂ©rir, soigner, rĂ©parer le argument rendre notre corps artificiel, c’est le rĂ©parer grĂące Ă  la chirurgie rĂ©paratrice. Exemple les gueules cassĂ©es de la premiĂšre guerre mondiale prĂ©sentes dans le roman La chambre des officiers et dans le film rĂ©cent Au revoir lĂ -haut Exemple Les opĂ©rations de la fente labiopalatine bec de liĂšvre » rĂ©alisĂ©es sur de jeunes enfants. 2Ăšme argument ! rendre notre corps artificiel, c’est le guĂ©rir grĂące aux greffes d’organes. Cette prouesse mĂ©dicale et technique permet de prolonger l’existence d’un individu ou d’amĂ©liorer son bien-ĂȘtre exemples les greffes de reins, les transplantations cardiaques cf. le livre RĂ©parer les vivants 3Ăšme argument rendre notre corps artificiel, c’est l’augmenter par des prothĂšses intelligentesCes prothĂšses permettent aux individus amputĂ©s de retrouver une pleine le bras bionique en titane, dotĂ© d’un contrĂŽle Ă©lectronique permettant de redonner au corps son membre disparu. Michel FORNASIER est le premier français Ă  en bĂ©nĂ©ficier octobre 2016. Il est parfois difficile voire impossible de discerner chez un individu ce qui relĂšve du naturel et de l’artificiel. C’est d’ailleurs ce qui faisait dire Ă  Rousseau Ce n’est pas une lĂ©gĂšre entreprise de dĂ©mĂȘler ce qu’il y a d’originaire et d’artificiel dans la nature humaine.»
SynthÚsede BTS sur la musique populaire. Un corpus (avec corrigé) original sur le thÚme « De la musique avant toute chose ? Vous trouverez une proposition de corrigé à la suite du corpus. Document n° 1. Friedrich Nietzsche (1844-1900). La Naissance de la tragédie (1872), Gallimard, 1977, pp. 62-63. « Pour en revenir à Archiloque , la recherche érudite a
80 fiches de rĂ©vision qui rĂ©capitulent les matiĂšres gĂ©nĂ©rales des DEUX annĂ©es de cours de BTS PIDes fiches mĂ©thodologiques qui expliquent comment structurer tes rĂ©ponses selon l’épreuveDes Quiz pour vĂ©rifier rapidement tes connaissances et revenir sur l’essentielDes BTS Blanc avec les corrigĂ©s pour t'entraĂźner en conditions rĂ©ellesCe programme nous l'appelons comme ça, car c'est bien plus que de simples fiches de rĂ©visions rĂ©alisĂ© entiĂšrement par nos soins, Quentin Haguet et Etienne Chetail, est conçu pour aider les personnes ambitieuses Ă  rĂ©ussir leur BTS PI. Nous avons nous-mĂȘme utilisĂ© les conseils que nous vous donnons dans ce programme, et c'est eux qui nous ont fait basculer d’élĂšve moyen Ă  un peu plus de 16/20 de moyenne au BTS programme n'est pas un tour de magie et tu ne sauras pas tout instantanĂ©ment, c'est une certitude. Tu devras mettre en place une vraie mĂ©thode de travail, que nous t'expliquons juste en dessous. Puis, il ne te restera qu'Ă  appliquer les mĂ©thodes Ă  l’aide des supports que nous te donnerons pour commencer Ă  prĂ©parer ton BTS PI que tu apprendras dans ce programme est le chemin le plus rapide pour rĂ©ussir son BTS PI en partant de rien. Tu y verras un peu de thĂ©orie, mais surtout de la pratique. La mĂ©thode de travail est la suivante tu n'auras qu'Ă  apprendre les fiches de rĂ©visions, puis t'entraĂźner en conditions rĂ©elles avec les BTS blancs dans chaque matiĂšre pour voir si tu as acquis les connaissances et les mĂ©thodologies. Et oui, il y a tout ça dans ce programme. Ce n'est pas seulement des fiches de rĂ©visions ! Ce n'est pas simplement en validant ton accĂšs au programme que tu auras tout en place, il y a tout de mĂȘme du travail. Aujourd'hui, tu es le seul maĂźtre de ton avenir et responsable de ton succĂšs. La seule diffĂ©rence avec hier, c'est que nous sommes prĂ©sent pour t’aider, comme nous l'avons dĂ©jĂ  fait avec plus de 1200 participants Ă  ce de Lyon, je suis avant tout un passionnĂ© d’ j’ai intĂ©grĂ© le programme des grandes Ă©coles de commerce grĂące Ă  la rĂ©ussite de mon BTS redoublĂ© ma seconde et ma premiĂšre, j’obtiens mon BAC STMG en 2016 Ă  la limite, comme mes notes tout au long de ma scolaritĂ©. N’ayant aucune idĂ©e de ce que je veux faire, je choisis plusieurs BTS un peu au hasard, avant d’intĂ©grer le BTS SAM. Et c’est en premiĂšre annĂ©e, toujours un peu flemmard pour le travail scolaire, que je me rends compte qu’il est facile d’obtenir son BTS SAM avec un maximum de point, si je suivais les bonnes mĂ©thodes. Je commence alors Ă  appliquer tout ce qu’il faut pour rĂ©ussir, tant et si bien que je ne rĂ©vise pas plus de deux semaines avant l’examen, pour obtenir plus de 16/20 de moyenne gĂ©nĂ©rale. Je suis donc diplĂŽmĂ© du BTS SAM en parallĂšle, je passe le concours passerelle afin de rentrer dans une Ă©cole de commerce. J’ai Ă©tĂ© acceptĂ© dans toutes les Ă©coles, ce qui m’a permis d’avoir le choix et de pouvoir continuer mes Ă©tudes sur Lyon dans une Ă©cole de haut HaguetOriginaire de Lyon, je suis avant tout un passionnĂ© de j’ai intĂ©grĂ© une Ă©cole de notariat et j'en suis trĂšs un bac pro que j'ai eu avec mention, j'ai rĂ©ussis Ă  intĂ©grer un BTS Professions ImmobiliĂšres. Ça a Ă©tĂ© un gros choc, car la quantitĂ© de travail n'avait rien Ă  voir ! La premiĂšre annĂ©e fut trĂšs difficile, j'ai Ă©tĂ© contraint de mettre ma passion de cĂŽtĂ© pour essayer tant bien que mal de m'accrocher. Mais c'est lors de la deuxiĂšme annĂ©e que j'ai eu le dĂ©clic en choisissant les bonnes mĂ©thodes de travail, et en n'apprenant que l'essentiel de mes cours, j'Ă©conomisais des heures et des heures de travail pour des meilleurs rĂ©sultats. Il n'y avait pas photo ! C'est ce qui m'a permis d'obtenir 15,27/20 au BTS PI. Etienne ChetailCOURS BTS PI80 fiches de rĂ©vision qui rĂ©capitulent les matiĂšres gĂ©nĂ©rales des DEUX annĂ©es de cours de BTS PIDes fiches mĂ©thodologiques qui expliquent comment structurer tes rĂ©ponses selon l’épreuveDes Quiz pour vĂ©rifier rapidement tes connaissances et revenir sur l’essentielDes BTS Blanc avec les corrigĂ©s pour t'entraĂźner en conditions rĂ©ellesBONUS les deux thĂšmes de Culture G 2021 en fiches de rĂ©visions De la musique avant toute chose/Dans ma maison !Garantie 100% diplĂŽmĂ© ou 100% remboursĂ©Nous avons entiĂšrement confiance en ce programme, du fait que nous avons appliquĂ© cette mĂ©thode pour rĂ©ussir notre ne crois que ce que tu vois et tu as raison. Cette garantie te permet de tester librement notre mĂ©thode, sans prendre de risque. Si ça ne marche pas et que tu n’obtiens pas ton diplĂŽme, nous te remboursons intĂ©gralement. Il te suffira seulement d'envoyer un mail Ă  quentinhaguet avec le screenshot de tes rĂ©sultats au BTS PI. MERCI pour vos nombreux avis sur les fiches...Les fiches sont trĂšs bien faites, complĂštes, et reprennent vraiment les deux annĂ©es de BTS. Un grand merciFranchement pour le prix, j'ai Ă©tĂ© surprise de la qualitĂ© et la quantitĂ© des fiches ! ValidĂ© Ă  100 %Le fais d'avoir des BTS blancs et des quiz ça aide grave pour rĂ©viser ! Donc merci beaucoup 🙂Que se passe-t-il aprĂšs ton inscription ?Tu as toutes les fiches de rĂ©vision des deux annĂ©es de BTS, dans toutes les matiĂšres. En plus, tu as des BTS blancs avec les corrigĂ©s. Ainsi, tu pourras rĂ©viser ton BTS PI en un temps remarqueras un cadenas Ă  cĂŽtĂ© de l'URL, signe que le blog est sĂ©curisĂ©. De plus, j'utilise les solutions de paiement STRIPE et PAYPAL, les deux leaders mondiaux du paiement en ligne, qui sĂ©curise chaque jour des millions de lors que les fiches de rĂ©visions sont en ta possession, tu disposes de la garantie "diplĂŽmĂ© ou remboursĂ©". Si pour n'importe quelle raison tu n'obtiens pas ton BTS, je te rembourse Ă  100%. Il suffit de m'envoyer un mail Ă  quentinhaguet avec le justificatif de tes notes du BTS. Nous nous mettrons alors d'accord pour un remboursement via PayPal, Lydia, ou virement bancaire selon tes tant que client, tu as accĂšs via ton espace membre Ă  une messagerie VIP, ou je te rĂ©pondrais en moins de 24 heures. Sinon, tu peux toujours me contacter par mail Ă  quentinhaguet je suis en gĂ©nĂ©ral trĂšs disponible, et je rĂ©ponds Ă  tout le monde sans as un accĂšs Ă  vie aux fiches de rĂ©vision et tout ce qui va avec. Tu pourras mĂȘme les tĂ©lĂ©chargez au format PDF, ainsi que tous les BTS blancs avec les fiches de rĂ©vision qui rĂ©capitulent les matiĂšres gĂ©nĂ©rales des DEUX annĂ©es de cours de BTS PIDes fiches mĂ©thodologiques qui expliquent comment structurer tes rĂ©ponses selon l’épreuveDes Quiz pour vĂ©rifier rapidement tes connaissances et revenir sur l’essentielDes BTS Blanc avec les corrigĂ©s pour t'entraĂźner en conditions rĂ©ellesBONUS les deux thĂšmes de Culture G 2021 en fiches de rĂ©visions De la musique avant toute chose/Dans ma maisonQUESTIONS ? Envoyez-nous un email Ă  quentinhaguet plus d'informations consultez nos mentions - Tous droits rĂ©servĂ©s Vocabulaireet exploration du thĂšme « De la musique avant toute chose ? » ; Musique et sociĂ©tĂ© ; Vocabulaire et historique autour du thĂšme « Dans ma maison » ; Les fonctions de l’habitat - Maisons et lien social Tourisme et territoires GĂ©nĂ©ralitĂ©s touristiques ; Le tourisme dans le monde Gestion de la relation clientĂšle touristique
L’épreuve de Culture GĂ©nĂ©rale et Expression pour les BTS a eu lieu ce mardi 17 mai 2022. Au programme, deux notions pouvaient ĂȘtre tirĂ©es au sort De la musique avant toute chose » et Dans ma maison ». Cette derniĂšre a Ă©tĂ© choisie. Voici une PROPOSITION de correction pour le second exercice, celui de l’écriture personnelle. Naturellement, d’autres rĂ©fĂ©rences du Bulletin Officiel Ă©taient acceptĂ©es La chute de la maison Usher d’Edgar Allan POE, FenĂȘtre sur cour de HITCHCOCK, Le pĂšre Goriot de BALZAC
. Vous trouverez dans ma proposition de correction comme la consigne l’exige l’exploitation d’un document du corpus TESSON, Dans les forĂȘts de SibĂ©rie, les lectures de l’annĂ©e tirĂ©es du Bulletin Officiel FELLOWES, Downton Abbey ; LE CORBUSIER, La CitĂ© Radieuse de Marseille et une rĂ©fĂ©rence personnelle BRONTË, Les hauts de Hurlevents. Les arguments, pour ĂȘtre visibles sur cette correction, ont Ă©tĂ© mis en gras. Consigne Selon vous, notre maison parle-t-elle de nous ?Vous rĂ©pondrez Ă  cette question d’une façon argumentĂ©e en vous appuyant sur les documents du corpus, vos lectures de l’annĂ©e et vos connaissances de correction Que ce soit dans une demeure familiale, dans un EHPAD, en colocation ou bien dans une tiny house, les individus ont rĂ©alisĂ© l’importance de la maison aprĂšs y avoir Ă©tĂ© confinĂ©s en ce dĂ©but du XXIĂšme siĂšcle. La pandĂ©mie a rappelĂ© Ă  quel point il est primordial d’avoir un habitat confortable afin de s’épanouir. Dans ces conditions, il serait intĂ©ressant de se demander si la maison parle de nous ? Il sera analysĂ© la maison comme un reflet de son habitant puis comme un miroir de la sociĂ©tĂ©. La devanture de la demeure, le type d’habitat rĂ©vĂšle la classe sociale de qui l’occupe. Exemplaire est en ce sens le chĂąteau de la famille Crawley que l’on peut apercevoir dans la sĂ©rie Downton Abbey rĂ©alisĂ©e par Julian FELLOWES. En effet, l’imposant chĂąteau rĂ©vĂšle Ă  quel point l’aristocratie du XIXĂšme siĂšcle essaie de faire bloc face Ă  une modernitĂ© d’aprĂšs-guerre qui invite Ă  un renouveau architectural, qui fait Ă©voluer les moeurs. Lady Mary s’efforcera de conserver ce patrimoine en concluant des alliances politiques et Ă©conomiques. Le chĂąteau reprĂ©sente une aristocratie anglais en dĂ©clin, qui se rĂ©fugie dans les traditions et qui conserve ses habitudes. Deux maisons voisines peuvent ĂȘtre Ă©loignĂ©es dans la maniĂšre dont elles sont gĂ©rĂ©es. Catherine Earnshaw dans le roman Les hauts de Hurlevent de Emily BRONTË grandira auprĂšs d’une famille aimante, proche de la nature. Toutefois, lorsqu’elle sera mordue par le chien de la famille voisine, les Linton, ces derniers lui proposeront de l’accueillir dans leur demeure pour cinq semaines, le temps que la jambe de la protagoniste se rĂ©tablisse. Catherine, qui ne sera plus dans son environnement proche de l’état de nature, sera baignĂ©e au cours de son sĂ©jour, dans un univers oĂč les belles maniĂšres et l’élĂ©gance priment. Catherine reviendra alors plus civilisĂ©e, elle apparaĂźtra comme une lady. La maison des Linton est donc empreinte de leurs habitudes, contraires Ă  celle de la demeure des Earnshaw. L’habitat est Ă©galement le miroir d’une Ă©poque. LE CORBUSIER, architecte, inaugure La CitĂ© Radieuse de Marseille en 1952. Il dĂ©sirait accueillir les rĂ©fugiĂ©s de guerre et employer l’architecture pour renforcer la cohĂ©sion sociale. Il a Ă©tudiĂ© la luminositĂ© de chaque appartement et a ajoutĂ© de nombreux services collectifs pour faciliter la vie de la mĂ©nagĂšre et inciter les habitants Ă  se rencontrer. Il peut ĂȘtre citĂ© le supermarchĂ© Ă  l’intĂ©rieur de la rĂ©sidence, la maternelle, le cinĂ©ma et le restaurant. La CitĂ© Radieuse reprĂ©sente l’entraide qui s’est produite aprĂšs la Seconde Guerre Mondiale. Aujourd’hui, l’immeuble est classĂ© parmi le patrimoine de l’UNESCO. La cabane dans les bois reprend un essor considĂ©rable en ce dĂ©but de XXIĂšme siĂšcle. Pour Ă©chapper Ă  une sociĂ©tĂ© qui va Ă  toute vitesse, pour se reconnecter Ă  son ĂȘtre et Ă  ses valeurs, Sylvain TESSON, Ă©crivain-voyageur, s’installe six mois en 2010 l’oeuvre est publiĂ©e en 2011 en SibĂ©rie, loin de la civilisation. Il partage son carnet d’ermitage dans Dans les forĂȘts de SibĂ©rie. Il reporte les propos d’ElisĂ©e Reclus, cĂ©lĂšbre gĂ©ographe, qui pensait que l’arrivĂ©e du progrĂšs en campagne permettrait une meilleure rĂ©partition des habitants sur le globe terrestre et serait une rĂ©ponse Ă  la dĂ©mographie croissante. TESSON insiste sur la volontĂ© de profiter de plus grands espaces et de se reconnecter Ă  sa propre nature
 en s’installant auprĂšs d’elle. Les individus allieront les activitĂ©s de survie pĂȘche, bĂ»cheronnage aux activitĂ©s de loisirs qui constituent leur individualitĂ©. La cabane dans les bois serait donc une solution aux maux burn-out, stress causĂ©s par le XXIĂšme siĂšcle. Au terme de cette analyse, il a Ă©tĂ© Ă©tudiĂ© que le maison est le reflet non seulement d’un individu, de son histoire, mais elle est Ă©galement l’image d’une HumanitĂ© qui n’a de cesse de garder espoir en l’avenir, qui dĂ©sire laisser son empreinte pour la descendance. Reste Ă  savoir quelle direction architecturale prendront les ukrainiens lorsqu’ils rebĂątiront Kiev
MichaĂ«l BRICEProfesseur de Culture GĂ©nĂ©rale et Expression, d’Italien et de Communication de l’Association Culturelle Regards CroisĂ©s Nice.
BTSBTS. ThÚme 1: SEULS AVEC TOUS . Introduction: intro: questionnaire 2020 De la musique avant toute chose . Nom du fichier : Activite 1 musique et bruit; Taille : 84.73 Ko; Télécharger « < 1; 2 > » Créer un site gratuit avec e-monsite; Signaler un
La musique avant toute chose? PrĂ©sentation du thĂšme Le thĂšme de CGE des classes de BTS pour l’annĂ©e 2020-2021 se prĂ©sente sous forme d’une question De la musique avant toute chose ? ». Il est trĂšs rare qu’un thĂšme de culture gĂ©nĂ©rale prenne une forme interrogative, c’est pour cela que l’analyse de ce thĂšme devrait tenir compte de cette forme plutĂŽt inhabituelle. L’intitulĂ© du thĂšme est la transcription exacte du vers qui ouvre l’Art PoĂ©tique » de Paul Verlaine, un poĂšme composĂ© en 1874 et publiĂ© dans le recueil Jadis et NaguĂšre. Il ne s’agit donc pas seulement de la musique au sens oĂč on l’entend habituellement, c’est-Ă -dire une composition Ă  l’aide de notes, jouĂ©e par un ou plusieurs musiciens Ă  l’aide d’instruments, et accompagnĂ©e Ă©ventuellement de mots chantĂ©s. Pour Verlaine, c’est un conseil qu’il donne au poĂšte et qui consiste Ă  faire passer la musicalitĂ© des sons avant les autres considĂ©rations mĂ©triques et prosodiques c'est la musique dans le sens d’une suite de sons d’une langue qui, par leur agencement, rappellent la musique. Il s'agit donc de la musique dans toutes ses formes, de tout ce qui contribue au caractĂšre poĂ©tique et participe de l'harmonie du monde. La musique est un besoin universel et intemporel La musique est partout dans nos existences au point que, parfois, sa prĂ©sence excĂšde notre besoin dans les lieux publics mieux on aime la musique, plus on Ă©prouve le besoin de savourer aussi le silence. Elle vient nous solliciter par la radio, la tĂ©lĂ©vision, le cinĂ©ma, le CD un seul passage de la NeuviĂšme Symphonie au petit Ă©cran, un seul film de Bergman sur la FlĂ»te enchantĂ©e atteignent plus d’audi­teurs, conquiĂšrent plus d’amoureux peut-ĂȘtre que cent quatre-vingts ans dans tous les opĂ©ras et les concerts du monde ; le disque, la cassette et le CD aprĂšs ont ressus­citĂ© pour nous des centaines de chefs-d’Ɠuvre rĂ©servĂ©s jusqu’ici Ă  la seule pĂąture des rats de bibliothĂšque et des rats proprement dits, ou du moins au seul plaisir de rares connaisseurs. Et Ă  cet essor de la diffu­sion musicale rĂ©pond un dĂ©veloppement accru de l’activitĂ© et de la pra­tique musicales. Les esprits chagrins allaient rĂ©pĂ©tant que la prolifĂ©ra­tion des appareils audiovisuels et des supports numĂ©riques condam­neraient Ă  l'extinction la race des instrumentistes non professionnels c’est le contraire qui s’est rĂ©vĂ©lĂ© vrai. La musique nous concilie avec nous mĂȘme A s’en tenir lĂ , l’essor actuel de la musique semblerait encore trop liĂ© Ă  des motivations socio-culturelles si l'on n ’ajoutait aussitĂŽt l’essentiel la musique est un besoin du cƓur et de l’imagination ; et si elle est davantage un besoin de notre temps, c’est qu' elle rĂ©pond davantage encore aux besoins du cƓur et de l’imagination de nos contemporains. La fonction sacralisante de la musique, les humains de la prĂ©histoire y avaient dĂ©jĂ  recours, sans aucun doute. La fonction stimulante de la musique, on la connaĂźt depuis qu’il existe des musiques guerriĂšres. La fonction Ă©rotique de la musique, on la retrouve dans les fĂȘtes, les festins et les noces en tout temps et en tout lieu. La fonction pacifiante de la musique, on la connaĂźt depuis les anciens mythes d’OrphĂ©e, dĂ©sarmant les divinitĂ©s infernales par son chant, et de David, jouant devant le roi SaĂŒl pour calmer ses accĂšs de mĂ©lancolie furieuse. Mais le rĂŽle que joue la musique dans notre vie va bien plus loin si nous lui ouvrons notre porte la plus secrĂšte et Beethoven aura Ă©tĂ© le premier Ă  le proclamer en pleine conscience elle est la mĂ©diatrice qui nous rĂ©concilie avec nous-mĂȘme, qui nous donne accĂšs Ă  cette rĂ©gion inti­me, au fond de nous, oĂč nous rencontrons enfin notre moi conscient et inconscient rĂ©conciliĂ©s parfois comme par miracle en pleine libertĂ©. La musique est un puissant moyen de communion A mesure que notre civilisation se fait plus abstraite, plus fonction­nelle, plus collective, plus minutĂ©e par un processus qu’il serait indis­pensable d'amĂ©liorer sur plus d’un point, mais qu’ il serait vain de refu­ser tant la trajectoire d’ensemble est Ă  la fois inĂ©luctable et valable, nous Ă©prouvons davantage le besoin de multiplier et d'approfondir les ressources de notre concret, de notre fantaisie, de notre singularitĂ©. Une des merveilles de la musique, c’est qu’elle est le puissant moyen d'une communion au sein de laquelle chacun demeure bienheureusement solitaire, et unique dans ce qu 'il ressent. La sensualitĂ© d'une cla­rinette ou d’un violoncelle, la respiration mĂ©lodique d’un chant, l’inat­tendu d’une modulation imprĂ©visible qui recrĂ©e toute la lumiĂšre du paysage, le surgissement d’un rythme qui nous arrache Ă  l’usure de nos fatigues, l'Ă©clat soudain d'un timbre ou ¥’épaississement somptueux d’une complexitĂ© harmonique qui nous rĂ©vĂšlent que nous n’étions pas encore au terme de notre Ă©motion ou de notre joie, comment nous en passer ? La musique a le pouvoir, double et unique, de nous dĂ©lier de toutes les entraves extĂ©rieures et de nous lier par le fond de nous-mĂȘme Ă  tout le devenir de l'univers. Elle ne s’oppose pas Ă  la civilisation qui est la nĂŽtre; elle nous permet d'y vivre dans la libertĂ©, qu’il faut toujours reconquĂ©rir, de nos tendresses et de nos rĂȘves, de nos dĂ©sirs et de nos Ă©lans. Brigitte et Jean Massin Articles liĂ©s au thĂšme "De la musique avant toute chose?" A toute vitesse, thĂšme de culture gĂ©nĂ©rale et expression BTS 2020-2021 MĂ©thode synthĂšse de documents et Ă©criture personnelle Culture gĂ©nĂ©rale et expression Ces objets qui nous envahissent synthĂšse de textes BTS Ouvrages utiles sur le thĂšme "De la musique avant toute chose?"
ThĂšmen° 2 - De la musique avant toute chose ? La musique accompagne nos vies : dĂšs le plus jeune Ăąge, avant mĂȘme la naissance semble-t-il, l'ĂȘtre humain est sensible au son, au
La musique fait partie de nos vies individuellement et collectivement. Nous la dĂ©finirons pour en comprendre la nature, le rĂŽle et le sens que chacun lui donne. Cette expĂ©rience intime et universelle mĂȘle tradition et innovation permanente. La musique fait partie de notre vie, mais aussi de notre identitĂ© collective, en tant que citoyens du monde, puisque la musique plonge ses racines dans des origines multiculturelles, telles que la musique africaine, hĂ©braĂŻque, arabe, persane, indienne, etc. La musique vient contrebalancer l’utopie de la communication mĂ©diatique dans laquelle nous vivons aujourd’hui. En effet, l’image fait partie intĂ©grante de notre quotidien au travers de la tĂ©lĂ©vision, d’internet et de la publicitĂ©, mĂ©dias propres Ă  notre sociĂ©tĂ© de consommation. C’est pourquoi, il s’agit dans ce thĂšme musical de se questionner sur la place de ce patrimoine immatĂ©riel, de cette expĂ©rience unique qu’est la musique qui nous Ă©meut individuellement comme collectivement. I. La musique une question de dĂ©finition La musique nous rassemble depuis des siĂšcles par le gĂ©nie de la culture, par le partage d’émotions au travers d’Ɠuvres intemporelles que tout un chacun peut Ă©couter et apprĂ©cier. Elle permet aussi de comprendre, dans une certaine mesure, le monde qui nous entoure en effaçant les frontiĂšres qui trop souvent nous sĂ©parent. La musique est donc source d’efforts, de richesse, de diversitĂ©, mais aussi et surtout, de transmission de connaissances et de significations entre les peuples, entre les gĂ©nĂ©rations. La plus grande partie des peuples de la planĂšte ne lit pas de livres. En revanche, elle chante, joue de la musique, danse, car elle est avant tout vivante. La musique est comme un pont entre un monde tangible, celui des instruments, des musiciens et des mĂ©lomanes et un monde intangible, celui de la mĂ©moire du passĂ© avec les musiques traditionnelles, celui de la crĂ©ation du prĂ©sent avec les musiques actuelles et enfin celui aussi de l’innovation du futur avec les musiques Ă©lectroniques, spectrales ou encore la MAO1. En effet, le dialogue entre la musique et les sciences ou encore entre la musique et les autres arts, littĂ©rature comprise, seront la preuve de cette virtuositĂ© de la musique qui co-construit notre identitĂ© collective Ă  l’échelle mondiale. Le champ de la musique intĂšgre les contradictions, le hasard heureux aussi appelĂ© sĂ©rendipitĂ© et laisse le temps vĂ©cu s’épanouir en nous, par nous, entre nous comme avec nous. En somme, la musique est essentielle, avant toute chose, parce qu’elle parle Ă  chacun de nous. II. Les origines de la musique 1. Les commencements de la musique 60 000 av. J. C. -500 apr. J. C. Pour parler des origines de la musique, il est impossible de faire l’impasse sur le 1er instrument connu, Ă  savoir notre corps et plus prĂ©cisĂ©ment notre voix. DĂšs la naissance du langage articulĂ©, il est probable que l’homme ait enrichi son langage de sons, d’intonations, de claquements de langue, de pieds ou de mains, de souffles, de sifflements, de grognements, de grondements, de cris, etc. Or, ce processus se fit probablement simultanĂ©ment avec l’évolution culturelle globale au niveau de l’art pariĂ©tal, mais aussi, au niveau de la fabrication de bijoux et de divers ornements esthĂ©tiques. À l’époque, la musique est rarement complexe au niveau harmonique mais l’est, en revanche, au niveau rythmique. La raison en est que la musique prĂ©historique accompagne le plus souvent les rites religieux ou spirituels ainsi que les danses et les gestes de ces peuples lors de ces cĂ©rĂ©monies. La musique, en tant qu’hĂ©ritage commun, avait et a toujours un rĂŽle spirituel, un rĂŽle mĂ©moriel et enfin un rĂŽle social. Par ailleurs, il ne faut pas nĂ©gliger son rĂŽle fondamental autant que fondateur, en termes d’adaptation et de cohĂ©sion sociale au sein de l’humanitĂ©. Cette fiche retracera donc l’adaptation de l’Homme par la musique Ă  son environnement au fil du temps. Elle nous conduira alors Ă  une dĂ©finition plurielle et Ă©volutive de la musique. 2. Une histoire musicale sĂ©culaire vers une dĂ©finition Ă©volutive de la musique Traditionnellement, on considĂšre que la musique est d’origine mythologique voire d’origine divine. En effet, dans la GrĂšce antique, la musique serait le fruit de neuf nymphes. Ces muses seraient les filles des amours de Zeus et de MnĂ©mosyne, la dĂ©esse de la mĂ©moire. Ces filles auraient Ă©tĂ© seulement trois Ă  l’origine la pratique ou MĂ©lĂ©tĂ©, la mĂ©moire ou MnĂ©mĂ© et le chant ou AoedĂ© qui Ă©tait associĂ© Ă  la musique mais aussi Ă  la littĂ©rature. Ces trois premiĂšres muses nous permettent de faire un lien entre la musique et la poĂ©sie puisque le poĂšte antique Ă©tait avant tout un orateur qui n’utilisait ni livre, ni Ă©criture. Par la suite, le poĂšte HĂ©siode distingua les neuf nymphes dont les noms sont les suivants Calliope Ă  la voix harmonieuse » qui renvoie Ă  la PoĂ©sie Ă©pique, Clio signifiant cĂ©lĂ©brĂ©e » renvoie Ă  l’Histoire, EuterpĂš ou gaietĂ© » faisant rĂ©fĂ©rence Ă  la flĂ»te, Erpsichore ou joie de la danse » renvoyant Ă  la poĂ©sie lĂ©gĂšre et Ă  la danse, Erato signifiant aimable » renvoie quant Ă  elle Ă  la chorale lyrique, MelpomĂšne ou chant » fait rĂ©fĂ©rence Ă  la tragĂ©die, Thalie ou abondance » renvoie Ă  la comĂ©die, Polymnie signifiant plusieurs chants » renvoie Ă  la pantomime et enfin Uranie la cĂ©leste » renvoyant au domaine de l’astronomie. En rĂ©sumĂ©, nous constatons que la musique se dĂ©cline sous de multiples facettes. Se pose alors la question de savoir ce qu’est vĂ©ritablement la musique ? La musique est avant tout l’art des sons. Le son est le signe d’un Ă©vĂ©nement. En effet, il faut qu’il se passe un Ă©vĂ©nement pour qu’on entende quelque chose. Le son a une fonction d’alerte pour les ĂȘtres vivants. Le son ou signifiĂ©2 » pour parler comme Ferdinand de Saussure3 renvoie Ă  sa cause ou signifiant4 ». Le signifiant » est ce qui provoque le bruit » et les mouvements qui lui sont associĂ©s. Le monde actuel est un chaos de bruits que nous ne pouvons comprendre puisque ces bruits klaxons, etc. s’enchaĂźnent, s’entremĂȘlent de maniĂšre indĂ©finissable. Les sources de ces bruits ne sont pas forcĂ©ment identifiables, c’est ce principe qui diffĂ©rencie la musique du simple bruit. En effet, la musique, par le biais des instruments inventĂ©s il y a environ 40 000 ans, va rendre les sons distincts, c’est-Ă -dire reconnaissables Ă  l’oreille grĂące Ă  leur timbre spĂ©cifique. Ensuite, la musique va se structurer grĂące Ă  la pulsation rythmique qui va rendre la durĂ©e des sons dĂ©finie, selon un cadre mathĂ©matique prĂ©cis qui va jouer sur les Ă©chelles des hauteurs de ces sons Ă©chelle chromatique de la gamme do, rĂ©, mi, fa, sol, la, si, do, etc. et des modes, c’est-Ă -dire les intervalles entre les barreaux des Ă©chelles » mode majeur, flamenco, etc.. À ce propos, on peut citer l’apport des philosophes antiques Pythagore 570 Ă  493 av Aristote 384 - 322 av et Platon 423 -348 av J. C.. En effet, musique et philosophie ont permis de relier la musique Ă  la fois aux sciences antiques mais aussi au domaine des IdĂ©es et de la pensĂ©e humaine. Ainsi, Pythagore de Samos fut le premier philosophe grec Ă  avoir proposĂ© une thĂ©orie musicale. L’histoire de la pensĂ©e raconte que Pythagore aurait voulu Ă©lucider le problĂšme de la diffĂ©rence de hauteur de sons de la forge du forgeron. En effet, ce dernier ne produisait pas les mĂȘmes sons selon l’outil utilisĂ©. Le philosophe inventa alors une mĂ©thode expĂ©rimentale pour tester sa thĂ©orie. Pour cela, il fabriqua un instrument monocorde, avec une seule corde, qu’il faisait vibrer afin de comprendre et surtout de calculer les rapports mathĂ©matiques entre la hauteur du son d’une note et la longueur correspondante de la corde vibrante. Ces rĂ©flexions amenĂšrent Pythagore Ă  transposer la mathĂ©matique musicale Ă  l’harmonie cosmologique garantie par les dieux du PanthĂ©on grec. Le cosmos est le Tout, ordonnĂ© et harmonieux, de l’univers composĂ© d’un ensemble de sphĂšres figures mathĂ©matiques dont la Terre serait le centre absolu. Pour Pythagore, le mouvement des planĂštes crĂ©erait la musique des sphĂšres » inaudible par les hommes mais preuve de la beautĂ© harmonique du monde. Pour les autres philosophes, tels que Platon ou encore Aristote, la musique fut surtout un objet d’étude intellectuel plus que mathĂ©matique par rapport aux effets sociaux et politiques de la musique sur les mƓurs et les esprits de leurs contemporains. L’impact de la musique sur les comportements collectifs et les personnalitĂ©s individuelles conduisit ces philosophes Ă  dĂ©nigrer les innovations artistiques en matiĂšre de musique comme source de corruption de la jeunesse » notamment. Cette corruption supposĂ©e Ă©tant immĂ©diatement soupçonnĂ©e d’induire des dĂ©rĂšglements politiques et sociaux dans la gestion de la citĂ©. Platon, et dans une moindre mesure Aristote, rejetait l’idĂ©e irrationnelle de plaisir musical du fait de l’intensitĂ© des passions qu’elle gĂ©nĂ©rait Ă  l’écoute ou Ă  la pratique. La musique devait donc appartenir Ă  une Ă©lite garante d’une tradition harmonique rigoureuse et on devait condamner le gĂ©nie crĂ©atif. En somme, aprĂšs l’expĂ©rience philosophique de Pythagore et de ses contemporains, nous comprenons que ce qui permettra vĂ©ritablement Ă  la musique de devenir un art Ă  part entiĂšre dotĂ© de lettres de noblesse autant que d’ailes crĂ©atrices, sera le moment oĂč notre oreille percevra des sons qui sembleront ordonnĂ©s entre eux, en crĂ©ant un monde imaginaire unique. Une autre dimension essentielle Ă  la formation » de la musique, c’est-Ă -dire Ă  la sensation mĂ©lodique » chez l’auditeur, est le fait que l’auditeur en question se mette, ou non, en position d’ Ă©coute ». En effet, d’aprĂšs le philosophe Francis Wolff dans le colloque du du Centre EuropĂ©en de la Musique intitulĂ© De la musique avant toute chose / Music before all else », la musique peut se dĂ©finir comme la transposition de la causalitĂ© rĂ©elle des choses aux Ă©vĂšnements sonores en une causalitĂ© imaginaire des sons entre eux. La musique est l’art de rendre les sons dit la musique est l’art de crĂ©er des mondes imaginaires sans choses, mais oĂč elles ne manquent pas !». La musique permet de nous libĂ©rer de notre nature animale » et de la fonction biologique du son en tant que son d’alerte ». Le son du train, par exemple, peut ĂȘtre considĂ©rĂ© comme une causalitĂ© matĂ©rielle mĂ©canique en tenant compte de sa fonction pratique, mais ce son peut aussi ĂȘtre perçu, par l’homme notamment, comme une musique telle que la berceuse qui peut aider Ă  trouver le sommeil. La musique est aussi un langage en tant que forme d’écriture. Par la suite, Ă©videmment, viendra l’invention des notes. Les notes sont comme un alphabet permettant de dĂ©chiffrer et de lire une partition musicale. Ceci a Ă©galement permis d’ordonner les sons composant une mĂ©lodie. La plus ancienne forme de notation, ou Ă©criture musicale approximative, datant de 2000 ans avant J. C. est visible sur une tablette d’argile trouvĂ©e Ă  Sumer MĂ©sopotamie. Mais c’est le fragment de pierre athĂ©nien nommĂ© les Hymnes de Delphes » entre 138 et 128 av J. C. qui montre pour la premiĂšre fois des chants mĂ©lodiques indiquant hauteur et durĂ©e des notes. Si l’on poursuit l’évolution de l’écriture musicale, la plus ancienne composition de paroles et de mĂ©lodies chantĂ©es connue se trouve sur une tombe turque du 1er siĂšcle avant J. C., situĂ©e prĂšs de l’antique ville d’EphĂšse. Elle est connue pour ĂȘtre l’épitaphe de Seikilos5. Le lien Ă©troit qui existe entre musique et religion et/ou mĂ©taphysique explique que la musique soit aussi devenue un accĂšs au monde, matĂ©riel et immatĂ©riel, par le biais de l’émotion. En tant que telle, la musique serait considĂ©rĂ©e comme essentielle car serait libĂ©rĂ©e de la raison, libĂ©rĂ©e du calcul technico-scientifique, du langage mathĂ©matique. Si l’on fait rĂ©fĂ©rence Ă  nouveau Ă  l’AntiquitĂ©, nous pouvons prendre l’exemple des tragĂ©dies. En effet, la tragĂ©die, parce qu’elle Ă©tait imprĂ©gnĂ©e de mythologie au mĂȘme titre que les rites religieux, faisait partie intĂ©grante du quotidien des grecs de l’AntiquitĂ©. Ceci en tant que loisir pour le public notamment, mais aussi en tant que profession pour les musiciens les plus habiles de l’époque. Les grecs Ă©taient trĂšs sensibles Ă  la musique. C’est pourquoi l’éducation musicale Ă©tait partie prenante de la formation des Ă©lites et des dirigeants de l’époque. L’instrument phare de cette Ă©lite Ă©tait l’instrument traditionnellement associĂ© au Dieu Apollon6, Ă  savoir la lyre. La lyre est symbole de calme et d’ordre. Par opposition Ă  Apollon, le culte de Dionysos, dieu de l’ivresse et des plaisirs de la vie, Ă©tait cĂ©lĂ©brĂ© par des dithyrambes et autres chants destinĂ©s Ă  produire sur l’auditoire de fortes Ă©motions et des passions dĂ©bridĂ©es. C’est pourquoi les Ă©lites organisaient de grandes fĂȘtes oĂč les concours musicaux et théùtraux avaient toute leur place. Ainsi, le mot tragĂ©die » vient du grec tragoidia qui signifie chant de la chĂšvre » faisant rĂ©fĂ©rence aux satyres aux pieds fourchus composant les chƓurs des Dionysies, ces fĂȘtes de vendanges en l’honneur de Dionysos Ă  AthĂšnes. Ces Dionysies se composaient de reprĂ©sentations de natures diverses dithyrambes, comĂ©dies, tragĂ©dies ou encore satires. Dans ce cadre festif, les artistes devaient produire des spectacles complets comprenant la musique, les textes Ă  dĂ©clamer, les dĂ©cors et costumes sans oublier la chorĂ©graphie des danses et la constitution comme la rĂ©pĂ©tition des chƓurs qui Ă©taient des groupes de chanteurs masquĂ©s en robe. Le rĂŽle du chƓur Ă©tait essentiel, accompagnant l’intrigue en commentant de maniĂšre chantĂ©e les actions des poĂštes dĂ©clamant leur texte. Les spectateurs les plus Ă©loignĂ©s du centre de l’OdĂ©on d’AthĂšnes salle de concert construite en complĂ©ment des amphithéùtres de plein air pouvaient ainsi, tout de mĂȘme, suivre les piĂšces prĂ©sentĂ©es lors de ces concours. La musique Ă©tait donc avant tout vocale et fidĂšle aux tensions et aux passions gĂ©nĂ©rĂ©es par l’histoire de la piĂšce. Seul un instrument, l’aulos7, Ă©tait prĂ©sent pour accompagner les chants. Petit Ă  petit, les concours musicaux prirent de l’ampleur. Ce fut alors le moment de bascule oĂč la musique devint source de virtuositĂ© et de gloire pour les artistes les plus douĂ©s qui en firent profession. Ces virtuoses parvenaient Ă  vivre particuliĂšrement bien de leur art. Bien que la musique berça dĂ©jĂ  la vie quotidienne des grecs, tant dans des cĂ©rĂ©monies religieuses ou civiles comme des mariages ou encore des funĂ©railles que lors des travaux agraires Ă  la pĂ©riode des rĂ©coltes aux champs, la pratique des concours de chant choral, de danse, de pratique instrumentale contribua Ă  cultiver la crĂ©ation et le gĂ©nie musical. Ceci en dĂ©pit des peurs exprimĂ©es par les philosophes tels que Aristote ou Platon. Le Moyen-Âge 500- 1400 hĂ©rita de ce savoir-faire virtuose. Le domaine oĂč il excella le plus fut, lĂ  encore, dans le domaine religieux. En effet, musique et sacrĂ© furent, de tout temps, un couple insĂ©parable. Le chant choral fut largement utilisĂ© par l’Église chrĂ©tienne dĂšs les premiers rites religieux et spirituels. Les monastĂšres et cathĂ©drales constituĂšrent, pendant plus de 1000 ans, le creuset de la musique mĂ©diĂ©vale. En effet, la civilisation antique romaine subissant un important dĂ©clin se trouva remplacĂ©e par la domination du clergĂ© catholique mĂ©diĂ©val. Ainsi, les diocĂšses et autres monastĂšres cumulĂšrent le rĂŽle de garant du culte religieux mais aussi celui de lieux d’enseignement culturel puisque les ecclĂ©siastiques8 Ă©taient quasiment les seuls Ă  ĂȘtre Ă©duquĂ©s, c’est-Ă -dire Ă  maĂźtriser la lecture et l’écriture. L’éducation musicale servait principalement Ă  la cĂ©lĂ©bration par les prĂȘtres ou les religieuses des offices liturgiques Ă  destination du peuple. NĂ©anmoins, il convient de prĂ©ciser, ici, qu’il ne s’agissait pas du bas peuple » composĂ© principalement de paysans illettrĂ©s qui, eux, n’entendaient jamais ces chants sacrĂ©s. En effet, les offices Ă©taient rĂ©servĂ©s aux communautĂ©s religieuses ainsi qu’aux chapelles privĂ©es de nobles. Ces chants, en latin, n’étaient accompagnĂ©s d’aucun instrument c’est-Ă -dire Ă©taient chantĂ©s a cappella9 de mĂ©moire. La musique Ă©tait aussi un art populaire au Moyen-Âge. Puisque la musique sacrĂ©e Ă©tait l’apanage de l’élite, les foules mĂ©diĂ©vales se divertissaient par des chants et danses populaires produites par des mĂ©nestrels et autres troubadours10, tantĂŽt nobles, tantĂŽt saltimbanques de rue. Ces chants populaires, de genres variĂ©s, depuis les airs Ă  la cornemuse en passant par les airs de cour ballades, sĂ©rĂ©nades, etc., ponctuent la vie des mĂ©diĂ©vaux. Ainsi, les jongleurs » ou musiciens itinĂ©rants, donnaient des reprĂ©sentations et concerts de rue composĂ©s de contes de fĂ©es, de danses, de musiques, de chants, de prestations instrumentales, de jonglerie ou encore d’acrobaties. Ces jongleurs Ă©taient, soit employĂ©s chez la noblesse quand ils ne se faisaient pas chasser par peur de leur mauvaise rĂ©putation », soit musiciens de tavernes ou de rue. NĂ©anmoins, l’élite aussi possĂ©dait ses mĂ©nestrels Ă©duquĂ©s en vue d’une carriĂšre ecclĂ©siastique et appelĂ©s les goliards ». Ces derniers, parfois, finissaient par abandonner les ordres pour se consacrer Ă  chanter la satire politique ou encore l’amour courtois. Nous pouvons citer en exemple le fameux recueil de plus de cent chansons Carmina Burana qui fut chanter dans les cours les plus prestigieuses d’Europe. Carmina Burana comportait un vaste rĂ©pertoire de strophes religieuses, de satires Ă  caractĂšre moralisateur et de chant d’amour. Ce recueil fut popularisĂ© par la version symphonique de Carll Orff en 1930. Pendant la pĂ©riode suivante, de la Renaissance Ă  la RĂ©forme de 1400 Ă  1600, la musique sacrĂ©e connut d’abord un essor considĂ©rable pour ensuite dĂ©cliner avec la RĂ©forme de l’Eglise catholique. L’apparition des premiĂšres partitions imprimĂ©es transforma profondĂ©ment la culture musicale rendant cet art plus accessible Ă  partir du XVIĂšme siĂšcle. Les musiciens amateurs comme les compositeurs les plus illustres s’essayĂšrent Ă  la pratique musicale pour les premiers, Ă  la crĂ©ation de plus en plus complexe pour les seconds. La musique sortit alors des lieux de culte et des cours pour investir les salons et les salles de concert. En somme, Ă  la Renaissance puis Ă  la RĂ©forme, la musique se libĂšre de ses carcans pour devenir plus expressive et plus instrumentale. La musique, bien qu’immatĂ©rielle est aussi une utilisation de matĂ©riaux physiques. En effet, les sons musicaux sont intĂ©gralement fabriquĂ©s grĂące aux vibrations de l’air et sont opposĂ©s aux sons naturels assimilĂ©s Ă  des bruits. Concernant les instruments de musique, y compris les instruments Ă©lectroniques, on en dĂ©nombre environ 12 000 types d’aprĂšs le Dictionnaire Grove de la musique et des musiciens. Le musicien est le seul artiste devant obligatoirement fabriquer ses propres matĂ©riaux et s’en emparer pour produire son art. Le peintre, en revanche, peut utiliser des pigments naturels tels quels pour rĂ©aliser son Ɠuvre. Ce qui n’est pas le cas du musicien qui doit toujours composer avec ses matĂ©riaux. La musique possĂšde donc une place tout Ă  fait singuliĂšre dans le reste des arts. La pĂ©riode baroque de 1600 Ă  1750 est une pĂ©riode parfaite pour traiter de l’expression artistique liant l’émotion au religieux autant qu’au profane. Mais, qu’est-ce que le style baroque exactement ? En rĂ©alitĂ©, ce terme vient du portugais barroco qui signifie perle de forme irrĂ©guliĂšre » et peut donc s’appliquer aussi bien Ă  un style musical qu’à une Ă©poque11. La caractĂ©ristique du style baroque est de vouloir Ă©mouvoir profondĂ©ment l’auditoire en transposant en musique tout le rĂ©pertoire des passions humaines l’amour, la haine, la colĂšre, le dĂ©sespoir, etc. Au niveau technique, l’une des caractĂ©ristiques les plus remarquables sera de mĂȘler dans une mĂȘme Ɠuvre plusieurs groupes, dits contrastants », alternant chanteurs et instrumentistes de maniĂšre harmonieuse. Il est intĂ©ressant de noter que les diffĂ©rentes Églises catholiques, protestantes, etc. s’emparĂšrent de ce style baroque pour attirer Ă  elles les fidĂšles Ă©garĂ©s en arguant que cette musique Ă©tait capable de provoquer des sentiments en conformitĂ© avec les dogmes religieux. De mĂȘme, ce fut Ă  cette Ă©poque que le roi Louis XIV donna de grandes et magnifiques rĂ©ceptions oĂč la musique, d’abord Ă  Paris puis Ă  Versailles, occupa toute sa place. Pour preuve, Louis XIV fut surnommĂ© le Roi-Soleil » Ă  la suite du Ballet de la nuit oĂč il joua le rĂŽle d’Apollon, dieu du soleil. C’est aussi Ă  cette occasion que le roi fit la connaissance du compositeur italien Jean-Baptiste Lulli francisĂ© en Lully par la suite et cette rencontre fut dĂ©terminante pour Lully qui noua une belle amitiĂ© avec le roi, le propulsant ainsi sur le devant de la scĂšne française pendant plusieurs dĂ©cennies. La pĂ©riode classique de 1750 Ă  1820 se situe au siĂšcle des LumiĂšres et correspond Ă  une certaine dĂ©mocratisation de la pratique musicale. Ce siĂšcle plaça la raison au cƓur de son systĂšme de pensĂ©e et la musique ne fit pas exception Ă  la rĂšgle. Cette musique classique contribua Ă  dĂ©velopper la pratique de la musique en public par le concert et Ă  une meilleure diffusion des partitions musicales. On assista Ă  une certaine forme de clarification stylistique de la musique baroque trop complexe au travers des genres classiques de la symphonie, de la sonate instrumentale et du quatuor Ă  cordes Ă  l’origine de la musique de chambre. DĂ©sormais, la musique se joue en famille et entre amis dans les maisons bourgeoises. Les compositeurs se libĂ©rĂšrent du financement par les cours ou les riches mĂ©cĂšnes pour devenir plus indĂ©pendants. Ils purent aussi, dĂšs cette Ă©poque commercialiser leurs Ɠuvres et ainsi donner accĂšs Ă  ce patrimoine Ă  un public de classe moyenne. Ce public, mieux instruit car profitant d’un accĂšs facilitĂ© Ă  des instruments de meilleure facture Ă  un coĂ»t plus abordable, Ă©tait dĂ©sireux de se cultiver tout en se distrayant. La musique constitua, Ă  la pĂ©riode classique, le loisir parfait. La pĂ©riode romantique 1820-1910 fut profondĂ©ment marquĂ©e, quant Ă  elle, par la RĂ©volution française qui accorda une place privilĂ©giĂ©e au nationalisme, aux droits de l’homme et du citoyen et donc Ă  l’individu. Ainsi, dans un tel contexte, la sociĂ©tĂ© porta le culte de la figure artistique romantique. Ce fut une Ă©poque faste des compositeurs de symphonie psychologique, de virtuoses instrumentistes et l’opĂ©ra y connu son apogĂ©e. C’est donc l’expĂ©rience humaine dans sa force symbolisĂ©e par le combat et/ou le rassemblement des publics dans une Ă©coute ou un hymne commun national et dans sa fragilitĂ© le gĂ©nie de l’interprĂšte et/ou du compositeur que les romantiques magnifiĂšrent par cette musique classique qui est une continuation de la pĂ©riode prĂ©cĂ©dente plus qu’une vĂ©ritable rupture. Pour la pĂ©riode correspondant Ă  la musique moderne 1910-1945 et Ă  la musique actuelle mondialisĂ©e de 1945 Ă  aujourd’hui, la question de l’expĂ©rience musicale nouvelle va nous guider par comparaison avec les pĂ©riodes antĂ©rieures. 3. La musique, une expĂ©rience individuelle mais tout autant collective, voire universelle ● La musique, une expĂ©rience individuelle le professionnel de la musique, le compositeur Les compositeurs de la pĂ©riode romantique atteignirent une grandeur et une atmosphĂšre de paix intĂ©rieure inĂ©galĂ©es jusqu’alors. Nous pouvons citer ici quelques unes des derniĂšres et des plus grandes Ɠuvres de Ludwig van Beethoven, la Missa Solemnis en rĂ© mineur. Il s’agit d’une vĂ©ritable amplification de la messe catholique romaine. La NeuviĂšme symphonie, fut quant Ă  elle, le chef-d’Ɠuvre dramaturgique issu du poĂšme allemand An die Freude » Ode ou Hymne Ă  la joie de Friedrich Schiller, qui obsĂ©da le compositeur jusqu’à sa mort. Ce poĂšme Ă©tait une ode Ă  la fraternitĂ© entre les hommes. Or, Beethoven Ă©tait profondĂ©ment convaincu de la nĂ©cessitĂ© d’une solidaritĂ© et d’un amour fraternel entre les hommes. C’est pourquoi, le compositeur voulut traduire ces sentiments dans ses derniĂšres Ɠuvres. Par exemple, dans le final de la NeuviĂšme symphonie avec chƓurs et solistes, Beethoven inclut des instruments Ă  percussion Ă©trangers orientaux tels que des caisses basses et des cymbales typiques des fanfares militaires turques. Ainsi, par son travail acharnĂ© Ă  titre de compositeur de gĂ©nie, Beethoven rĂ©ussit Ă  donner des couleurs culturelles mondiales Ă  son Ɠuvre recevant, Ă  l’occasion de ses premiĂšres reprĂ©sentations au Royal Court Theatre de Londres et au Théùtre impĂ©rial de Vienne, un accueil dĂ©criĂ© mais en mĂȘme temps triomphal. De mĂȘme, impossible de ne pas citer rapidement la formation de Wolfgang Amadeus Mozart 1756-1791 Ă  la pĂ©riode classique, qui dĂšs l’ñge de 5 ans composa pour le clavier. Son pĂšre, LĂ©opold, lui-mĂȘme violoniste et compositeur pris en main la formation musicale de son fils prodige en abandonnant sa propre carriĂšre. Le pĂšre le fit travailler d’arrache-pied et dĂšs 1761, tint salon Ă  Londres afin de produire ses enfants, Wolfgang et Nannerl la sƓur aĂźnĂ©e de Mozart, en public l’un au clavier et l’autre au chant ou au violon. L’histoire retint les nombreux rĂ©citals payants tenus par le jeune prodige en ce salon familial oĂč il s’évertuait Ă  improviser, jouant Ă  l’envers ou encore les mains cachĂ©es sous un drap. Ainsi, le film Amadeus est un film amĂ©ricain rĂ©alisĂ© par MiloĆĄ Forman, sorti en 1984 et repris en 2002 dans une version director’s cut rallongĂ©e de vingt minutes reste fameux pour ces scĂšnes d’improvisation trĂšs remarquables. À seulement 16 ans, Mozart fut nommĂ© maĂźtre de concert ou Konzertmeister Ă  la cour de l’ArchevĂȘque de Salzbourg jusqu’en 1781 oĂč il s’établit Ă  son compte devenant, ainsi, l’un des premiers musiciens-compositeurs-interprĂštes indĂ©pendants. Il passa le reste de sa vie Ă  la cour de Vienne oĂč il produisit Ă©normĂ©ment opĂ©ras, concertos, sonates et symphonies. Ce fut sa capacitĂ© Ă  transmettre des Ă©motions et son gĂ©nie Ă  exprimer la beautĂ© autant que la complexitĂ© de l’ñme humaine qui marquĂšrent son temps. Il mourut Ă  l’ñge de 35 ans, probablement des reins et non assassinĂ© par son rival comme le raconte le mythe dans une relative misĂšre bien que sa production artistique fut ininterrompue. ● La musique, une expĂ©rience individuelle l’auditeur mĂ©lomane AprĂšs avoir Ă©voquĂ© les compositeurs et interprĂštes professionnels ci-dessus et aprĂšs avoir soulignĂ© l’importance pour ces gĂ©nies d’une formation musicale solide assortie d’une pratique constante sans oublier un don certain pour l’art musical, nous pouvons nous demander si l’expĂ©rience de l’auditeur mĂ©lomane demande la mĂȘme exigence et la mĂȘme Ă©ducation du goĂ»t que celle du professionnel. Pour traiter de ce point, rien de tel que de se projeter dans la pĂ©riode des temps modernes 1910-1945 oĂč la musique s’enrichit de nouveaux rythmes et de nouveaux outils phonographe, radio, le micro, l’amplificateur, etc. permettant Ă  l’auditeur mĂ©lomane de satisfaire et dĂ©velopper son goĂ»t musical. En effet, si la musique enregistrĂ©e fait bel et bien partie de notre quotidien et nous paraĂźt tout Ă  fait commune et naturelle aujourd’hui, tel n’était pas le cas il y a un peu plus d’un siĂšcle. Le privilĂšge, la joie, le plaisir et l’émotion suscitĂ©s par l’écoute musicale, indĂ©pendamment de la prĂ©sence physique de musiciens jouant en direct, sont un ensemble de phĂ©nomĂšnes qui interrogent notre statut mais aussi notre vĂ©cu d’auditeur de musique. À ce propos, la prĂ©sentation d’Ester Pineda, musicologue, pianiste et neuropsychologue lors du Colloque du Centre EuropĂ©en de la Musique De la musique avant toute chose » du 16 novembre 2020, est intĂ©ressante Ă  mobiliser afin de creuser le lien qui existe entre, d’une part le travail de l’oreille par le cerveau du musicien professionnel et d’autre part, le travail de l’oreille par le cerveau de l’amateur mĂ©lomane. Cette chercheuse travaille donc sur l’écoute interne du musicien dans son interprĂ©tation professionnelle et sur notre cerveau musical » en tant qu’auditeur mĂ©lomane. En effet, le rapport Ă  la musique intĂ©resse grandement les sciences cognitives afin de comprendre pourquoi la musique est Ă  la fois structurellement parlant et Ă©motionnellement parlant aussi riche. La pratique et ensuite l’interprĂ©tation permettent de lier plusieurs domaines 1 celui de la crĂ©ation ; 2 celui des inter-relations avec le cĂŽtĂ© Ă©motionnel et thĂ©rapeutique ; enfin 3 celui de la sociabilitĂ© Ă  l’échelle collective et culturelle. Il s’agit de se pencher sur la question de la perception de la musique afin d’en Ă©lucider les effets sur l’auditeur le plus souvent amateur. Or, si nous revenons Ă  l’apport de la technique d’enregistrement, depuis les dĂ©buts de Josef Hoffman enregistrĂ© au piano sur cylindres par l’inventeur amĂ©ricain Thomas Edison en 1887, jusqu’aux Ă©quipements actuels studios acoustiques, Musique AssistĂ©e par Ordinateur ou etc., nous voyons que l’histoire de la musique enregistrĂ©e et plus largement de la musique numĂ©rique est une longue Ă©volution technologique. Cette Ă©volution a bouleversĂ© notre rapport Ă  la musique en tant que compositeur, mais aussi et surtout, en tant qu’auditeur. Pour les compositeurs contemporains ces avancĂ©es sont capitales bien sĂ»r puisque ceux-ci bĂ©nĂ©ficient des avancĂ©es scientifiques relatives Ă  la prise de son qui est passĂ©e de la simple constitution d’échos sonores pour arriver, actuellement, Ă  des restitutions sonores d’une incroyable fidĂ©litĂ©. La composition de musique par des techniques Ă©lectroniques donne naissance Ă  un nouvel art rĂ©cemment appelĂ© l’art des sons ». Cet art nouveau ne se joue plus mais se passe » Ă  l’ordinateur ou Ă  la platine une fois prĂ©enregistrĂ© par le musicien-technicien. Ainsi, d’une part, les compositeurs se voient offrir le service de capter dans une immortalitĂ© complĂšte et mĂ©ticuleuse » leur Ɠuvre pour reprendre les mots de Claude Debussy en 1904. D’autre part, les auditeurs mĂ©lomanes, eux, se transforment petit Ă  petit en collectionneurs de disques passionnĂ©s pour devenir aujourd’hui des consommateurs d’une culture de masse standardisĂ©e par les mĂ©dias et l’industrie musicale. En effet, historiquement, pour enregistrer la musique, on utilisait des rouleaux de cire oĂč l’on gravait la musique par un systĂšme de sillons vers 1880 Ă  1915. Ces rouleaux n’étaient accessibles qu’à une catĂ©gorie de personnes socialement aisĂ©es. C’est pourquoi, par la suite, ces supports laissĂšrent la place aux galettes », ces disques plats de 78 tours par minute vers 1903 Ă  1958. Vers 1948, l’apparition bon marchĂ© des appareils, tel le tourne-disque pour les disques Ă  microsillon vers 1948 puis les 45 tours vers 1949 Ă  2000, a permis une plus grande dĂ©mocratisation de l’accĂšs Ă  la musique portative ». C’est vers 1982 que l’invention du compact disque, ou CD, rĂ©volutionna l’industrie musicale. Continuant cette conquĂȘte de marchĂ©, nous vĂźmes apparaĂźtre dĂšs 1994 les plateformes de tĂ©lĂ©chargement puis les sites d’écoute streaming de musique numĂ©risĂ©e par Internet. Toutes ces Ă©volutions permirent un dĂ©veloppement sans prĂ©cĂ©dent de la musique Ă  l’échelle planĂ©taire avec tantĂŽt du positif accessibilitĂ© musicale au plus grand nombre et tantĂŽt du nĂ©gatif avec les risques liĂ©s Ă  une certaine standardisation de nos goĂ»ts, de nos pratiques d’écoute et de nos compositions entiĂšrement automatisĂ©es par le biais de boites Ă  rythme, de synthĂ©tiseurs, de studios modernes dotĂ©s de tables de mixage ou encore de logiciels informatiques. ● La musique, une expĂ©rience Ă  visĂ©e collective les aspirations nationales grĂące aux mĂ©dias Puisque nous parlons de standardisation de la musique, nous ne pouvons faire l’impasse sur les moyens mĂ©diatiques ayant contribuĂ©, en plus de la pratique du concert, Ă  diffuser Ă  grande Ă©chelle la musique de tous les continents Ă  travers le monde. Bien sĂ»r, avant la tĂ©lĂ©vision, ce fut la radio, et notamment la radio made in USA », qui servit Ă  divertir les auditeurs Ă  domicile Ă  l’aide de la musique populaire sans barriĂšres sociales ni frontiĂšres terrestres. Ce phĂ©nomĂšne fut nourri par la publicitĂ© qui transforma les Ă©missions de variĂ©tĂ© en direct en Ă©missions commissionnĂ©es trĂšs juteuses. Les Ă©missions parrainĂ©es Ă©taient nĂ©es. Il est Ă  noter que dans ce nouveau paysage marketing, la musique classique Ă©tait toutefois bien prĂ©sente, au mĂȘme titre que la variĂ©tĂ©, le théùtre, les humoristes, les big bands » de jazz, les crooners comme Bing Crosby ou Mildred Bailey, la country, le blues ou encore le rhythm and blues, etc. La radio joua aussi un rĂŽle capital dans le soutien moral des troupes de soldats pendant la Seconde Guerre mondiale. Nous pouvons citer des chefs d’orchestre novateurs comme Glenn Miller qui glissa du swing dans les marches militaires ou encore le groupe The Andrews Sisters liĂ© au Service de la radio des forces armĂ©es amĂ©ricaines. En effet, la musique a toujours accompagnĂ© les soldats au combat, rythmant leurs pas Ă  marche forcĂ©e, pour transmettre les informations et les ordres, pour effrayer l’ennemi autant que pour encourager les troupes. La musique Ă©tait utilisĂ©e comme hommage aux morts de guerre Ă  l’occasion des cĂ©rĂ©monies de deuil national. C’est pourquoi, chaque nation possĂšde un hymne identitaire national. La Marseillaise, pour la France, en est l’exemple parfait. C’est au tournant du XIXĂšme et du XXĂšme siĂšcle que la musique militaire, et particuliĂšrement la marche, se constitua en genre Ă  part entiĂšre. Aux USA comme en Europe, les compositeurs Ă©crivirent de la musique militaire et la dĂ©mocratisĂšrent petit Ă  petit en la produisant en salle, en kiosque ou encore en concert. La trompette devint l’instrument symbole de cette mise Ă  l’honneur de la musique militaire. Adolphe Sax amĂ©liora la coulisse des pistons en offrant aux cuivres de plus grandes amplitudes de jeu. Son invention, le saxophone, brevetĂ©e en 1846 apporta une grande variĂ©tĂ© de tessitures et fit grandement avancer la composition musicale pour les cuivres. La culture europĂ©enne, quant Ă  elle, hĂ©rita de la pĂ©riode romantique le culte de l’individu et une dĂ©fense d’un certain nationalisme. Ainsi, la musique militaire et les compositeurs de l’époque puisĂšrent dans les chants populaires et le patrimoine national pour exprimer leur ferveur patriotique. Ainsi, les qualitĂ©s nationales s’exprimĂšrent en cherchant Ă  donner un style local Ă  la musique. C’est Ă  cette occasion que les musiques traditionnelles et folkloriques telles que la polka en Russie, les mazurkas polonaises, les danses hongroises, etc. virent le jour. ● La musique, une expĂ©rience Ă  visĂ©e collective universelle la musique moderne et la musique du monde La musique mondiale correspond Ă  une longue pĂ©riode de foison mais aussi de contestation et de bouleversements allant de 1945 Ă  nos jours. En effet, l’aprĂšs-guerre permit Ă  la jeunesse de se libĂ©rer des codes sociaux et des carcans rythmiques de la musique antĂ©rieure. La musique expĂ©rimentale, puis le rock’n’roll et la pop se dĂ©finirent comme une sous-culture destinĂ©e Ă  la jeune gĂ©nĂ©ration porteuse d’un message de rĂ©bellion. Le hip-hop et le punk, plus tard, s’engouffrĂšrent dans cette brĂšche de la musique alternative » ouverte par la culture branchĂ©e » du rock’n’roll. Le rock’n’roll est la marque musicale de la gĂ©nĂ©ration baby-boomer tournĂ©e vers la libertĂ© et les sons Ă©lectriques dĂ©formĂ©s et amplifiĂ©s sans orchestre grĂące Ă  la guitare Ă©lectrique branchĂ©e sur un amplificateur. La musique se simplifia en devenant de plus en plus rapide et sonore. Le standard orchestral se rĂ©duisit alors Ă  une guitare Ă©lectrique, une contrebasse, des percussions et du chant. Cette simplicitĂ© rĂ©vĂ©la, du mĂȘme coup, l’esprit rebelle de l’époque que la guitare amplifiĂ©e dĂ©cupla. Mais la guitare acoustique ne fut pas la seule Ă  devenir Ă©lectronique. Les claviers devinrent des synthĂ©tiseurs, les orgues, les accordĂ©ons devinrent Ă©lectroniques, les contrebasses devinrent des basses Ă©lectriques, etc. Pour preuve de cette mutation, nous pouvons citer le record du nombre de dĂ©cibels atteint en concert par le groupe de heavy metal Manowar, Ă  savoir 129,5 dĂ©cibels. Nous pouvons aussi citer, le guitariste prodige Jimi Hendrix 1942-1970 qui expĂ©rimenta les capacitĂ©s de jeu du couple guitare-amplificateur grĂące au retour de son et aux larsens13 obtenus en rapprochant l’instrument de l’amplificateur, auquel il associa la pĂ©dale wah-wah ou encore le tremolo arm Ă©largissant encore la palette sonore. On considĂšre que les musiciens comme Jimi Hendrix ou encore Link Wray comme les prĂ©curseurs, dans les annĂ©es 1960, du rock instrumental Ă  l’origine du heavy metal. La visĂ©e collective de la musique des annĂ©es 1960, outre la maturitĂ© et la libertĂ© technico-sonore dont elle fit preuve au niveau du rock et de la pop, se manifesta par le renouveau du genre folklorique qui porta, en chanson, des messages politiques et sociaux puissants Ă  visĂ©e universelle. Bob Dylan, par exemple, se fit remarquer avec ses chansons engagĂ©es et protestataires comme The Lonesome Death of Hattie Carroll » et Blowin’ in the Wind ». Cette derniĂšre chanson devint l’hymne en faveur de la dĂ©fense des droits civiques des peuples Ă  travers le monde. Ce mouvement folk contestataire, porteur de contestations politiques, porteurs de valeurs d’égalitĂ© contre le racisme, porteurs de valeurs fĂ©ministes, se dĂ©veloppa aux mais aussi en Angleterre, en Irlande, en Espagne, en Argentine, etc. Afin de porter ce message universel de paix, la pratique de festivals gĂ©ants devint systĂ©matique dans les annĂ©es 1960. Le festival de Woodstock en 1969 contribua Ă  poser les bases du mythe de la culture contestataire hippie. Ce mythe est l’idĂ©e d’une totale libertĂ© de pratiquer spontanĂ©ment la musique de concert en plein air, gratuite sans contrainte de temps et sans se soucier du niveau sonore. Cet esprit perdure encore aujourd’hui dans les festivals comme le Cambridge Folk Festival inaugurĂ© en 1964 et qui offre aux participants de prendre part gratuitement Ă  des ateliers, concours et autres prestations. À partir des annĂ©es 1970 et jusqu’à nos jours, c’est la culture de masse engagĂ©e par des artistes comme Mickael Jackson, puis la culture club et le numĂ©rique qui ont poursuivi le mouvement idĂ©ologique et artistique initiĂ© par la culture des festivals. L’électro est l’abrĂ©viation de l’ electronic funk» venu du Bronx Ă  New-York. Depuis plus de 50 ans maintenant, l’électro domine le monde de la musique de club boĂźte de nuit et est Ă  l’origine des genres suivants hip-hop, house, la deep-house intĂ©grant de la soul, du R&B ou encore du gospel, la rave, la trance, le dubstep house avec des influences reggae puis rock et autres dĂ©rivĂ©s. Ceci contribua Ă  redorer le blason des DJ qui commencĂšrent, dans les annĂ©es 1970, Ă  ĂȘtre considĂ©rĂ©s comme de vĂ©ritables artistes. Ce mouvement se perpĂ©tue aujourd’hui, au XXIĂšme siĂšcle grĂące Ă  son succĂšs mais aussi grĂące Ă  la rĂ©volution numĂ©rique. Le numĂ©rique a changĂ© notre maniĂšre de percevoir, de concevoir, d’écouter et bien sĂ»r de consommer le bien musical ». Depuis le CD dans les annĂ©es 1980, en passant par le MP3 brevetĂ© en 1991 puis, les diffĂ©rents formats et plateformes de tĂ©lĂ©chargement Napster, Limewire, Deezer, etc. depuis les annĂ©es 2000, la transmission musicale est de plus en plus rapide et de plus en plus facilitĂ© de par sa gratuitĂ© et de par sa circulation Ă  l’échelle planĂ©taire via le net. Outre la dĂ©mocratisation permise par le numĂ©rique, les musiciens dĂ©couvrirent un nouveau moyen de renforcer les liens avec leurs fans et pour les nouveaux artistes de se faire connaĂźtre du grand public. Ainsi, la chanteuse pop britannique Lilly Allen fut la premiĂšre Ă  se faire connaĂźtre grĂące au rĂ©seau social My space. Autre phĂ©nomĂšne notable le site Internet YouTube dont le succĂšs de frĂ©quentation ne se dĂ©ment toujours pas Ă  l’heure actuelle avec ses milliards de visiteurs par mois. Ceci pose Ă©videmment les questions relatives aux droits de la propriĂ©tĂ© intellectuelle et aux droits d’auteur. En effet, des musiciens firent valoir leurs droits auprĂšs des tribunaux, comme par exemple le groupe Metallica puis le rappeur Dr Dre qui, en 2001, contraignirent Napster Ă  fermer son site de tĂ©lĂ©chargement musical. Le cas opposĂ© est celui des rĂ©seaux sociaux portĂ©s par les fans qui obtinrent justice pour leurs artistes favoris. Nous pouvons citer le cas mĂ©morable d’Amanda Palmer, chanteuse et compositrice amĂ©ricaine qui racontait sur son blog que son producteur se plaignait de ses rondeurs. Ses fans, indignĂ©s par ces faits, prirent l’initiative de la dĂ©fendre dans une campagne mĂ©diatisĂ©e sur le net en montrant eux-mĂȘmes leurs propres corps avec leurs propres rondeurs. Elle rĂ©colta Ă  cette occasion plus d’un million de dollars. La nouvelle technologie est donc Ă  la fois bĂ©nĂ©fique et nĂ©faste Ă  la musique. CE QU’IL FAUT RETENIR Dans cette fiche sur De la musique avant toute chose ? » nous avons montrĂ© l’importance de dĂ©finir la musique qui est Ă  la fois, un langage, un art, une science, une technique sonore, un outil, un enseignement et un message qui a traversĂ© les Ă©poques, les styles musicaux et les combats individuels et collectifs tant nationaux que gĂ©nĂ©rationnels. La musique dans ses particularitĂ©s de genres musicaux comme dans son universalitĂ© au cours du temps est donc bel et bien une expĂ©rience sensorielle, psychique et Ă©motionnelle Ă  part entiĂšre. Celle-ci se vit Ă  titre individuel et/ou se partage Ă  titre collectif. L’évolution des instruments comme des technologies d’enregistrement, de diffusion et de consommation ont fait de la musique une richesse propre Ă  l’humanitĂ©. Cette richesse transcende les diffĂ©rences culturelles, religieuses et/ou politiques. Elle efface les frontiĂšres terrestres et rassemble autant qu’elle valorise et affirme haut et fort les valeurs constitutives de chaque identitĂ© composant le genre humain. NĂ©anmoins la musique se trouve quelque peu entachĂ©e par les caractĂ©ristiques sombres de l’Homme. Ainsi, il est tout Ă  fait concevable de dresser un parallĂšle entre la violence et la musique. Notons tout d’abord que la violence est un thĂšme rĂ©current dans l’Art. Et l’Art a l’aptitude de modifier profondĂ©ment une chose, en lui
BTS français, culture gĂ©nĂ©rale et expression, tout le programme examen 2021 de Laure Belhassen, Anne Ramade chez Ellipses Collections BTS Paru le 22/06/2020 BrochĂ© 273 pages BTS € Disponible - ExpĂ©diĂ© sous 7 jours ouvrĂ©s QuatriĂšme de couverture BTS Épreuve de culture gĂ©nĂ©rale et expression Tout le programme Examen 2021 Une prĂ©paration complĂšte Ă  l'Ă©preuve de culture gĂ©nĂ©rale Un cours synthĂ©tique et complet sur les deux thĂšmes De la musique avant toute chose ? » et À toute vitesse ! » Des fiches-rĂ©sumĂ©s sur les grandes problĂ©matiques, les rĂ©fĂ©rences et les auteurs Ă  connaĂźtre Une mĂ©thodologie pas Ă  pas de la synthĂšse de documents et de l'Ă©criture personnelle Des entraĂźnements et des sujets d'annales corrigĂ©s Biographie Laure Belhassen est formatrice en communication Ă©crite et intervient en formation de formateurs FLE ainsi qu'en culture gĂ©nĂ©rale et expression ; elle exerce au CEFLU et l'IPFASS, au CNFPT et auprĂšs du groupe Orange. Anne Ramade est formatrice en mĂ©thodologie, en prĂ©paration de concours de la Fonction publique et en culture gĂ©nĂ©rale et expression ; elle intervient Ă  l'IFPASS, Ă  l'Institut national des Formations notariales, au CNAM et auprĂšs du groupe SkillandYou. Elle est l'auteur de manuels de culture gĂ©nĂ©rale et de mĂ©thodologie.
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