LeRapport 2006 sur l'État de l'insĂ©curitĂ© alimentaire dans le monde 2 de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture confirme que l'Inde est le pays qui compte le Consommation9 fĂ©vrier 2013Le gouvernement s'interroge sur une Ă©ventuelle entrĂ©e de l'Etat chez de sauvetageLe contexte pourrait ĂȘtre propice au soutien de PSA, qui s'efforce de dĂ©velopper la technologie hybride malgrĂ© ses difficultĂ©s financiĂšres. Mais une politique globale s'impose, s'adressant tant aux grandes entreprises qu'Ă  leurs sous-traitants et visant la de l'Etat au capital de PSA, un mal nĂ©cessaire ?avec Jacques SapirLe gouvernement "rĂ©flĂ©chit" quant Ă  une entrĂ©e dans le capital de PSA a-t-on appris vendredi matin. Les raisons en sont Ă©videntes. La crise de l’automobile a particuliĂšrement fragilisĂ© le groupe, qui a enregistrĂ© des pertes sĂ©vĂšres. Depuis la fin de 2011, les pertes opĂ©rationnelles sont de l’ordre de 200 millions d’Euro par mois. Les rĂ©sultats consolidĂ©s indiquent quant Ă  eux des pertes sur l’annĂ©e 2012 qui sont estimĂ©es Ă  plus de 5 la stabilitĂ© financiĂšre du groupe n’est pas encore directement mise en cause, ces pertes risquent de peser sur l’investissement. Le groupe PSA, qui vient de dĂ©prĂ©cier massivement ses actifs, n’aura probablement pas le choix, mĂȘme s’il refuse pour l’instant d’évoquer la possibilitĂ©d’une prise de participation de l’État. La question du dĂ©veloppement de la technologie des moteurs hybrides demandera des sommes importantes. JĂ©rĂŽme Cahuzac, le Ministre du budget a pour sa part reconnu que la possibilitĂ© existait pour l’État d’entrer dans le capital de PSA par l’intermĂ©diaire du Fond StratĂ©gique d’Investissement. MĂȘme s’il a Ă©tĂ© partiellement dĂ©menti par le Premier Ministre Jean-Marc Ayrault, mais le gouvernement n’en est plus Ă  un "couac" prĂšs, la question est Ă  l’évidence Ă  l’ordre du telle opĂ©ration n’aurait rien d’extraordinaire. Ce fut, aprĂšs tout, la stratĂ©gie du gouvernement amĂ©ricain en 2009. Mais elle pose un certain nombre de problĂšmes. Une entrĂ©e dans le capital d’un groupe connaissant de grandes difficultĂ©s prĂ©sente deux types de risques pour l’État un risque Ă©conomique, que cet argent soit dĂ©pensĂ© Ă  fonds perdus, et un risque politique, que l’État soit contraint d’avaliser et mĂȘme de promouvoir un plansocial aprĂšs avoir apportĂ© son soutien aux ouvriers de l’usine d’Aulnay, le gouvernement socialiste se ferait le bras armĂ© de nouvelles rĂ©ductions d’effectifs. AssurĂ©ment, cela n’empĂȘchera pas le Ministre de l’intĂ©rieur de dormir. On voit bien que Manuel Valls s’apprĂȘte Ă  endosser le costume de Jules Moch. Mais, cela impliquerait une cassure lourde de consĂ©quences entre le gouvernement et une grande partie des salariĂ©s français. À l’inverse, s’il se refuse Ă  assumer les plans sociaux, le gouvernement prend le risque de voir l’hĂ©morragie financiĂšre se le fond, la question d’une entrĂ©e dans le capital de PSA pose le problĂšme de cohĂ©rence gĂ©nĂ©rale de la politique industrielle du gouvernement. Pour l’heure cette politique se limite Ă  une action au coup par coup. Il s’agit de sauver ce qui peut encore l’ĂȘtre du tissu industriel français. Ceci n’augure pas bien de ce que pourrait signifier cette entrĂ©e dans le capital de PSA. Une politique globale, s’adressant tant aux grandes entreprises qu’à leurs sous-traitants et visant Ă  la rĂ©industrialisation du pays s’ la cohĂ©rence de cette politique passe aussi par l’instrument monĂ©taire. La France a besoin d’une monnaie dont le taux de change serait compris entre 1,00 et 1,05 dollar, au plus, si elle veut mener une telle politique. Elle ne pourra l’obtenir dans le cadre de l’Euro. Et c’est bien lĂ  que le bĂąt blesse. En s’en tenant Ă  une dĂ©fense de l’euro, le gouvernement se prive des moyens de concevoir et de mettre en Ɠuvre une telle Lire AussiPSA la fermeture du site est inĂ©luctable selon MontebourgPSA Peugeot CitroĂ«n vers une perte comptable historiquePSA une entrĂ©e de l'Etat au capital ? "Possible" dit JĂ©rĂŽme Cahuzac, "non" affirme Bercy"Ça peut plus durer" le rap des ouvriers de l'usine PSA d'AulnayMots-ClĂ©sThĂ©matiques FrançoisSaint-Bonnet, lui, estime que l'Ă©tat d'urgence n'est pas adaptĂ© par sa nature mĂȘme : un Ă©tat d'exception, et donc temporaire. « Or, la situation actuelle s'inscrit hĂ©las dans la Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l'homme. Ces droits sont la libertĂ©, la propriĂ©tĂ©, la sĂ»retĂ© et la rĂ©sistance Ă  l'oppression. » L'article deux de la DĂ©claration universelle des droits de l'homme assigne ainsi Ă  l'État comme association politique un rĂŽle plus fondamental que celui de la prĂ©servation de la vie et de la sĂ©curitĂ©. Il s'agit alors de conserver protĂ©ger et fournir les conditions propices Ă  leur dĂ©veloppement les droits naturels et imprescriptibles de l'homme. Par droits naturels, il faut entendre les droits qui nous sont essentiels, ceux qui nous appartiennent naturellement, du seul fait que nous participons du genre humain sans distinction de culture, de pays ou de religion. Ces droits sont imprescriptibles, ce qui signifie qu'ils sont absolus et non conditionnels on ne saurait lĂ©gitimement les contester ou les refuser, les rendre hypothĂ©tiques ou propres Ă  une catĂ©gorie seulement. L'article de la dĂ©claration les identifie ainsi libertĂ©, sĂ»retĂ©, propriĂ©tĂ© et rĂ©sistance Ă  l'oppression. Tous les hommes sont libres et doivent pouvoir jouir du droit Ă  penser par eux-mĂȘmes, il faut que l'État les protĂšge; ils doivent pouvoir conserver leurs biens sans craindre la spoliation arbitraire et, enfin, ils ne peuvent ĂȘtre empĂȘchĂ©s de lutter contre tout ce qui menace ces trois exigences fondamentales. Les droits de l'homme instituent alors une norme politique, un modĂšle idĂ©al conforme Ă  l'essence de l'homme. En outre, l'État dĂ©signe la sociĂ©tĂ© en tant qu'elle possĂšde des organes politiques administratifs et juridiques autonomes, et, qu'elle est conçue comme une personne morale vis-Ă -vis des autres sociĂ©tĂ©s. L'Etat doit ĂȘtre distinguĂ© de la patrie, qui dĂ©signe le pays des ancĂȘtres et de la communautĂ© nationale. Il doit ĂȘtre Ă©galement distinguĂ© de la nation, qui est une notion spirituelle c'est l'unitĂ© spirituelle d'une communautĂ©, fondĂ©e sur des mƓurs et une histoire communes. L'État est l'incarnation d'une volontĂ© gĂ©nĂ©rale placĂ©e au-dessus de toutes les volontĂ©s particuliĂšres,. il vise l'intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral. C'est pourquoi le conflit principal oppose l'individu Ă  l'État. L'individu a tendance Ă  considĂ©rer que l'État est une administration Ă  son service. L'État, de son cĂŽtĂ©, vise l'universalitĂ© et exige des sacrifices pour l'individu. Ainsi, la citoyennetĂ©, l'appartenance de l'individu Ă  l'État serait une limitation de sa libertĂ© et aussi une limitation de toute sa personne, puisque l'Etat oblige l'individu Ă  prendre en compte l'existence des autres et de la collectivitĂ© tout entiĂšre. Par exemple, le fait de devoir obĂ©ir aux lois ne se pense que par rapport Ă  la bonne marche et Ă  la paix de l'espace social. DĂšs lors l'individu, s'il veut vraiment se rĂ©aliser, devrait Ă©chapper Ă  cette logique citoyenne et politique, en prĂ©fĂ©rant, par exemple, sa vie privĂ©e Ă  sa vie sociale, chacun oeuvrant alors pour son bonheur particulier, loin des prĂ©occupations politiques. Pourtant si l'État limite ma libertĂ© individuelle, il la garantit et la fait coexister avec la libertĂ© des autres, ce qui est un signe de raison et de sagesse. De plus la citoyennetĂ© me permet de prendre une part active dans la vie de la citĂ© et m'invite donc Ă  davantage de responsabilitĂ©. De mĂȘme la dimension privĂ©e de mon existence ne peut ĂȘtre garantie que par l'existence d'un État fort et solide. De ces considĂ©rations Ă©merge la trame de rĂ©flexion suivante Dans quelle mesure y a-t-il antinomie entre l’État et la libertĂ© de l’homme ? L’étude portera dans un premier temps sur l’incompatibilitĂ© entre le cadre Ă©tatique et la libertĂ© individuelle. D’un autre cĂŽtĂ©, nous Ă©voquerons un État en tant que garant des libertĂ©s individuelles et collectives pour enfin expliquer les limites de l’absence d’une part et de la prĂ©sence d’autre part de l’État. En premier lieu, en instituant la citoyennetĂ©, l'État semble accĂ©der Ă  l'universel. Hegel Ă©crit en ce sens qu'il est la rĂ©alitĂ© de l'idĂ©e morale », la rationalitĂ© accomplie, rĂ©alisant la morale et le droit qui, au niveau individuel, ne sont que des abstractions. Et le citoyen peut prĂ©tendre ĂȘtre l'homme vĂ©ritablement humain, Ă©levĂ© au sens du bien public, plus raisonnable que l'individu particulier. Mais ce discours n'est-il pas une illusion? La rĂ©alitĂ© de l'État n'est-elle pas essentiellement rĂ©pressive? Telle fut la position d'un anti-Ă©tatisme radical reprĂ©sentĂ© surtout, au XIXĂšme siĂšcle, par l'anarchisme dont le projet est de dĂ©truire l'État en tant que tel ni Dieu, ni maĂźtre » et par le marxisme, qui voit dans l'État non le garant de l'intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral, mais des institutions et des appareils au service des intĂ©rĂȘts particuliers de la classe dominante. L'anarchisme et le marxisme semblent donc se rejoindre dans leur critique de l'État et la sociĂ©tĂ© sans classe qu'ils souhaitent tous deux est aussi une sociĂ©tĂ© sans État. Il y a pourtant entre eux des diffĂ©rences importantes. La premiĂšre est que Marx rattache l'analyse de l'État Ă  l'Ă©volution de l'histoire. Moyen pour assurer politiquement la domination de la classe Ă©conomiquement possĂ©dante, l'État a une fonction et une nĂ©cessitĂ© que ne lui reconnaĂźt pas l'anarchisme. D'ailleurs, dans la rĂ©volution prolĂ©tarienne, le marxisme voit moins la suppression de l'État comme tel que le remplacement de l'État bourgeois par un État prolĂ©tarien qui est censĂ© s'Ă©teindre progressivement. La seconde diffĂ©rence est que si marxisme et anarchisme sont tous deux des critiques radicales de l'État, cette critique n'obĂ©it pas aux mĂȘmes raisons. L'anti-Ă©tatisme de l'anarchisme se fonde sur un individualisme foncier. C'est parce qu'il est par nature contre l'individu que l'État est un mal en soi il est un universel dĂ©vorant. Marx lui reproche au contraire d'ĂȘtre un universel fictif qui prĂ©tend rĂ©aliser l'homme abstraitement dans le citoyen, au lieu de le rĂ©aliser effectivement dans la sociĂ©tĂ©. En outre, l’existence de l'État lorsque celui est rĂ©pressif ou totalitaire revient Ă  une limitation des libertĂ©s individuelles. Totalitarisme » dĂ©signe en premier lieu la thĂ©orie de l'État total » dĂ©veloppĂ©e par le fascisme mussolinien d'abord, hitlĂ©rien ensuite, selon laquelle l'État est un absolu devant lequel les individus ne sont que des relatifs ». L'État devient alors l'objet d'un vĂ©ritable culte. Pris en ce sens, totalitarisme» ne s'applique en toute rigueur qu'aux doctrines fascistes de l'État et Ă  leurs rĂ©alisations politiques en Italie et en Allemagne. Par extension, des philosophes et sociologues comme Hannah Arendt ou Raymond Aron ont repris la catĂ©gorie de totalitarisme » pour penser de façon critique les invariants de certains rĂ©gimes antidĂ©mocratiques contemporains nazisme, mais aussi stalinisme, maoĂŻsme de la RĂ©volution culturelle... Les constantes relevĂ©es de tout État totalitaire sont alors la mystique du chef, l'exercice d'un monopole idĂ©ologique Ă©tendu dans le domaine privĂ© encadrement de la jeunesse, contrĂŽle des relations familiales, professionnelles..., la militarisation de la vie politique, l'absence de sĂ©paration entre l'État et la sociĂ©tĂ© civile, la mise en place d'un appareil de terreur visant Ă  la domination totale des individus. Dans 1984, George Orwell rassemble toutes ses caractĂ©ristiques pour dĂ©noncer l’omnipotence de l'État la libertĂ© d'expression en tant que telle n’existe plus. Toutes les pensĂ©es sont minutieusement surveillĂ©es, et d’immenses affiches trĂŽnent dans les rues, indiquant Ă  tous que Big Brother vous regarde ». Ainsi, l’État et la libertĂ© de l’individu sont incompatibles lorsque celui-ci est rĂ©pressif, totalitaire et n’a que pour seul objectif de prendre le contrĂŽle totale de la population qu’il gouverne. En second lieu, l’absence d’État est sans doute bien plus dommageable encore, puisqu’elle rend impossible l’existence et l’application de la loi, la protection de l’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral et, plus simplement, la vie en communautĂ©. DĂšs lors, comment rĂ©soudre cette tension entre la nĂ©cessitĂ© de l’État et les dĂ©rives qu’il peut produire ? Aussi longtemps que les hommes vivent sans un pouvoir commun qui les tienne tous en respect, ils sont dans cette condition qui se nomme guerre, et cette guerre est guerre de chacun contre chacun » disait Hobbes dans Le LĂ©viathan. Imaginons un instant la vie sociale sans l'existence de l' État. Qui aurait alors le pouvoir d'organiser la citĂ© si tant est qu'elle soit concevable sans lui ? Comment les lois pourraient-elles ĂȘtre protĂ©gĂ©es ? Quelle instance aurait la lĂ©gitimitĂ© de rĂ©gler les diffĂ©rends entre les hommes ? Sans un pouvoir commun », tout porte Ă  croire que la force se substituerait au droit et qu'il n'y aurait tout simplement plus de sociĂ©tĂ© possible. Avec cette citation, Hobbes nous aide Ă  prendre conscience de la nĂ©cessitĂ© de l'État. Tant que l'État n'est pas fondĂ© c'est ici ce qu'il appelle le pouvoir commun », les hommes ne peuvent pas vivre ensemble. Leur condition est alors la guerre, une guerre permanente, brutale et indĂ©passable dans la nature, qui rend leur existence misĂ©rable et courte. Le salut se trouve dans l'institution de la loi, laquelle passe par une sortie de l'Ă©tat de nature et l'abandon par l’homme de son pouvoir et de sa libertĂ© de faire tout ce qu'il veut libertĂ© infiniment restreinte puisque proportionnelle Ă  la force dont on est capable et limitĂ©e par la force de l’autre. Le rĂ©sultat de ce passage est la crĂ©ation de l' État et la conquĂȘte de la sĂ©curitĂ©, puisque autrui ne reprĂ©sente plus un danger immĂ©diat et n’a plus de pouvoir sur moi. De surcroĂźt, Rousseau disait 
 chacun s'unissant Ă  tous n'obĂ©it pourtant qu'Ă  lui-mĂȘme et reste aussi libre qu'auparavant. Tel est le problĂšme fondamental dont le contrat social donne la solution ». L'État doit ĂȘtre l'Ă©manation concrĂšte de l'union des hommes qui deviennent Ă  travers lui des citoyens, et pas seulement des sujets. NĂ©anmoins, l'association politique est vue comme un problĂšme », parce qu'elle ne va pas de soi sous sa forme la plus Ă©galitaire et que les hommes n'ont pas d'emblĂ©e les moyens d'instaurer le systĂšme le plus juste qui soit. C'est aussi un problĂšme parce que le siĂšcle de Rousseau ne le rĂ©sout pas les inĂ©galitĂ©s sociales sont flagrantes L'homme est nĂ© libre et partout il est dans les fers » Ă©crit-il. Il faut donc rĂ©aliser ce que l'histoire n'a jusqu'alors jamais permis de constituer un État dans lequel l'union aux autres ne soit pas la condition de notre aliĂ©nation, ou bien le rĂšgne de l'injustice dans lequel il n'y a que les puissants qui trouvent leur place. Pour cela, il faut plus qu'un consensus, il faut un contrat. Le consensus n'est qu'une apparence d'accord, il en est l'expression nĂ©gative en tant que solution de compromis. On tente alors d'harmoniser des intĂ©rĂȘts divergents en les conjuguant par dĂ©faut. Le contrat social au contraire pose une finalitĂ© objective ayant une valeur universelle et il ne peut reposer sur la simple addition des intĂ©rĂȘts particuliers qui par dĂ©finition ne s'accordent pas entre eux autrement que momentanĂ©ment ou faute de mieux. Dans la perspective du contrat, c'est l'intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral qui est Ă©rigĂ© en principe de l'association et ce n'est qu'Ă  cette condition que tout le monde s'y retrouve », comme on pourrait le dire de maniĂšre triviale. Une contradiction apparente est alors levĂ©e en obĂ©issant Ă  l' État qui respecte le contrat, je n'obĂ©is qu'Ă  moi puisque je suis un contractant. A ce titre, l' État m'oblige et ne me contraint pas, sauf quand je ne respecte plus la loi que j’ai moi-mĂȘme dĂ©cidĂ©e en commun avec les autres On me forcera Ă  ĂȘtre libre » - dit Rousseau. Je suis obligĂ© de respecter ses lois parce qu'elles me protĂšgent autant que tout autre et parce qu'elles n'ont ni prĂ©fĂ©rences ni dĂ©sirs. L'obligation repose aussi sur un rapport bilatĂ©ral je dois quelque chose Ă  la loi, mais la loi me doit aussi quelque chose et nul ne saurait lĂ©gitimement se placer au-dessus d'elle. A contrario, ce qui relĂšve d'une contrainte ne repose que sur la force, l'arbitraire et l'intĂ©rĂȘt particulier. On comprend alors que le contrat social permet de penser sans contradiction le fait qu'on puisse obĂ©ir tout en Ă©tant libre et tout en obĂ©issant finalement Ă  nul autre que soi-mĂȘme. NĂ©anmoins, le point de vue de Hobbes, par exemple, peut ĂȘtre mal compris car la distinction entre l'origine et le fondement n'est pas assez marquĂ©e, tout en lĂ©gitimant un pouvoir politique autoritaire et absolutiste. Si l'on peut admettre que la quĂȘte de la sĂ©curitĂ© et la conservation de la vie constitue une origine vraisemblable Ă  la crĂ©ation d'une institution comme l'État, dont les premiĂšres formes sont Ă©videmment archaĂŻques et simples, il est dangereux d'en conclure que c'est lĂ  aussi son fondement, autrement dit, son principe. L'État n'a pas pour seule mission de nous assurer la sĂ©curitĂ©, il doit aussi nous permettre de faire de nous des ĂȘtres libres. Qu'avons-nous Ă  gagner si nous quittons les dangers de la nature pour les Ă©changer avec ceux d'un État susceptible de se transformer en pouvoir absolu ? D’un autre cĂŽtĂ©, on peut reprocher aux personnes prĂŽnant l'anti-Ă©tatisme en gĂ©nĂ©ral de ne pas faire de diffĂ©rence entre les États. Certes, comme le dit Montesquieu, tout pouvoir tend Ă  abuser du pouvoir. Comment rĂ©soudre le problĂšme que pose ce constat ? Deux solutions sont possibles. L'anti-Ă©tatisme est la premiĂšre d'entre elles voir dans la disparition de l'État une condition nĂ©cessaire de l'Ă©mancipation des hommes. La seconde solution rĂ©sulte en revanche d'une critique de l'État... par lui-mĂȘme seule une forme dĂ©terminĂ©e d'État pourra lever le risque despotique que tout État porte en lui. Il suffit pour cela que l'État sache imposer des limites Ă  son pouvoir. C'est le propre des dĂ©mocraties modernes d'avoir essayĂ© de dĂ©finir de telles limites. En dĂ©clarant les droits de l'homme, l'État rĂ©volutionnaire français de 1789, et avant lui dĂ©jĂ  le jeune État amĂ©ricain en 1776, ont accompli un geste dont la signification philosophique est importante pour la premiĂšre fois, des États ont reconnu qu'il existait des droits naturels de l'homme antĂ©rieurs et supĂ©rieurs Ă  toute autoritĂ© politique et que le but principal de l'État est de les prĂ©server. Marx objectait aux droits de l'homme de n'ĂȘtre que des droits abstraits » laissant jouer les inĂ©galitĂ©s sociales. Mais l'erreur de l'anti-Ă©tatisme est sans doute de ne pas avoir bien perçu l'originalitĂ© des États dĂ©mocratiques. Le fait qu'on y trouve des polices et des prisons ne signifie pas qu'ils sont de mĂȘme nature que les dictatures. Quelles que soient les critiques qu'on peut faire Ă  la citoyennetĂ©, ne vaut-il pas mieux vivre dans un État oĂč ses droits sont reconnus ? Pour conclure, l’État, et plus particuliĂšrement l’État dĂ©mocratique, est le dĂ©fenseur de la libertĂ© de l’individu. Il n’y a donc pas en gĂ©nĂ©ral antinomie entre le cadre Ă©tatique et l’épanouissement de l’individu dans un environnement de libertĂ© si l’on distingue État dĂ©mocratique et État totalitaire. De surcroĂźt, il n’est mĂȘme pas nĂ©cessaire de se placer sur le terrain de la philosophie politique pour se poser la question de savoir si oui ou non l’Etat doit ĂȘtre maintenu pour permettre cet Ă©panouissement. La transformation de la sociĂ©tĂ© postmoderne fait dĂ©jĂ  Ă©clater les contradictions de fait de l’existence de l’Etat. Le retour du nationalisme sur la scĂšne des conflits internationaux nous montre Ă  quel point les enjeux du pouvoir enveloppe aussi une crise d’identitĂ© culturelle. La nation est un mythe, mais qui, comme tous les mythes, a un sens capable de mobiliser les volontĂ©s individuelles. L’Etat moderne est en crise et son existence a cessĂ© d’aller de soi, de valoir pour un idĂ©al. Il est Ă©touffĂ© sous son propre poids, il est confrontĂ© Ă  des exigences contradictoires. Quelque soit le rĂ©gime sous lequel il est placĂ©, de toute maniĂšre l’Etat aura sa rigiditĂ©. Quelque soit le rĂ©gime politique qui le gouverne, l’Etat est aujourd’hui confrontĂ© au dĂ©fit de la globalisation de l’économie et de l’information, confrontĂ© Ă  une volontĂ© locale de gestion, contre la hiĂ©rarchie qu’il impose d’en haut. Ces contradictions cependant n’éliminent pas le sens de l’action politique dont l’envergure devient aujourd’hui mondiale, Ă  la mesure de la responsabilitĂ© que tout homme a devant l’humanitĂ©, Ă  la mesure de la responsabilitĂ© que tout homme a devant la vie.
LÉtat n'est pas du tout un pouvoir imposĂ© du dehors de la sociĂ©tĂ© ; il n'est pas davantage « la rĂ©alisation effective de l'idĂ©e morale », « l'image et la rĂ©alisation de la raison », comme
Paul Magnette ferme le jeu pas de rĂ©forme de l’Etat en 2024. Les partis flamands apprĂ©cieront, la N-VA en premier, qui croyait avoir un interlocuteur. Ceci aussi le socialiste coupe court Ă  toute vellĂ©itĂ© de rĂ©gionaliser l’enseignement et la culture on ne touche pas Ă  la FĂ©dĂ©ration Wallonie-Bruxelles ! Message aux indĂ©pendantistes flamands Vous voulez partir ? Ce sera sans Bruxelles. » Article rĂ©servĂ© aux abonnĂ©s Journaliste au service Politique PubliĂ© le 18/06/2022 Ă  0600 Temps de lecture 7 min Paul Magnette anticipe les options qu’il dĂ©fendra en congrĂšs wallon dimanche. Celles aussi avec lesquelles le PS fera campagne au plus tard en 2024. A bon entendeur... Le dernier congrĂšs wallon au PS remonte Ă  1999. Depuis, sur l’institutionnel, sur la rĂ©forme de l’Etat, sur la place des RĂ©gions, on s’y perd un peu
 Cet article est rĂ©servĂ© aux abonnĂ©s Avec cette offre, profitez de L’accĂšs illimitĂ© Ă  tous les articles, dossiers et reportages de la rĂ©daction Le journal en version numĂ©rique Un confort de lecture avec publicitĂ© limitĂ©e Le fil info La Une Tous Voir tout le Fil info Aussi en Politique RentrĂ©e politique pour Nollet, taxons les surprofits pour allĂ©ger la facture d’énergie» Jean-Marc Nollet veut remettre l’accĂ©lĂ©ration de la transition climatique au centre de l’agenda politique, tout en protĂ©geant ce qu’il appelle le pouvoir de vivre dignement » des citoyens face Ă  la hausse des prix. Et il charge le MR de Georges-Louis Bouchez » qui freinerait toutes les avancĂ©es. Par Maxime BiermĂ© et Michel De Muelenaere Chaos au Petit-ChĂąteau Une crise indigne pour la Belgique» Par Maxime BiermĂ© Energie le Premier ministre en NorvĂšge lundi Nouveaux points d’intĂ©rĂȘts politiques, un logo coloré  Groen annonce un changement de cap Chaos au Petit-ChĂąteau Un nouveau» centre et un dĂ©mĂ©nagement pour commencer Par Maxime BiermĂ© Voir plus d'articles Allez au-delĂ  de l'actualitĂ© DĂ©couvrez tous les changements DĂ©couvrir À la Une Une camionnette fonce sur une terrasse Ă  Bruxelles un dĂ©sastre frĂŽlĂ© de quelques centimĂštres Par Arthur Sente et Louis Colart RentrĂ©e syndicale une premiĂšre action organisĂ©e le 21 septembre Ă  Bruxelles, une grĂšve gĂ©nĂ©rale en novembre D1A le Sporting de Charleroi subit sa troisiĂšme dĂ©faite de la saison face au Club de Bruges 1-3 unmal nĂ©cessaire Le mensonge, c’est un fait, n’est pas bien vu par notre sociĂ©tĂ© en quĂȘte de transparence. Dans un monde oĂč la « traçabilitĂ© » (des produits, des idĂ©es et mĂȘme des ĂȘtres) fait loi, il dĂ©tonne et « fait tache ». DĂ©stabilisant, dĂ©rangeant, il parle de masques, Ă©voque ce qui se cache. Qui ose aujourd’hui
ILa sociĂ©tĂ© avant la crĂ©ation de l'État ALa sociĂ©tĂ© et son existence Ă  l'Ă©tat de nature En effet, selon Aristote, la famille est une "sociĂ©tĂ© naturelle" qui existe avant l'État. Plus prĂ©cisĂ©ment, la famille est la forme Ă©lĂ©mentaire de la sociĂ©tĂ©, formĂ©e de l'union d'un homme le chef de famille et d'une femme avec leurs enfants. Ainsi, la sociĂ©tĂ© serait naturelle, puisqu'elle correspond Ă  l'union des sexes en vue de la reproduction de l'espĂšce. L'homme est naturellement un animal Politique, trad. Jules Tricot, Paris, Ă©d. Vrin, coll. "BibliothĂšque des Textes philosophiques" 1995Pour Aristote, il est dans la nature de l'homme de vivre au sein d'une sociĂ©tĂ©. D'ailleurs, selon lui, un homme qui ne vivrait pas en sociĂ©tĂ© ne serait pas pleinement un homme il serait soit un sous-homme, soit un surhomme, c'est-Ă -dire un dieu. La sociĂ©tĂ© est le rĂ©sultat d'un processus naturel d'expansion de la famille. Il existe en effet plusieurs stades dans la socialisation Le premier stade est la famille, qui vise la procrĂ©ation et la vie quotidienne. Le deuxiĂšme stade est le village une communautĂ© formĂ©e de plusieurs familles qui est gouvernĂ© par un chef et qui procĂšde d'une sorte d'extension du lien familial. Le troisiĂšme stade est la citĂ©, ou polis, une communautĂ© achevĂ©e formĂ©e de plusieurs villages, dont le bien visĂ© n'est pas seulement de vivre, mais de bien vivre. L'homme s'insĂ©rerait donc naturellement dans ces diffĂ©rents niveaux de la vie en commun. Il faut toutefois distinguer les notions de communautĂ© et de sociĂ©tĂ© La communautĂ© correspond Ă  une forme d'organisation plus traditionnelle, dans laquelle l'individu est encadrĂ© par la famille ou la corporation. Les membres d'une communautĂ© partagent un mode de vie commun, une mĂȘme vision du monde. La sociĂ©tĂ© rassemble des individus obĂ©issant aux mĂȘmes rĂšgles, sans pour autant partager un mode de vie ni des objectifs communs. Elle repose sur un pacte ou une convention volontairement formĂ©e par ses membres afin de poursuivre leurs objectifs individuels. Historiquement, le clan dĂ©fini par les liens de parentĂ© naturelle et par les rĂšgles de l'alliance a prĂ©cĂ©dĂ© la famille. Celle-ci est issue d'une division du peuple et associĂ©e Ă  l'usage d'un nom particulier. Ce nom est commun Ă  tous les membres de la famille. Il est dĂ©fini par des rĂšgles de transmission prĂ©cises pour chaque type de sociĂ©tĂ© ainsi que l'a montrĂ© LĂ©vi-Strauss dans ses Structures Ă©lĂ©mentaires de la parentĂ©. Les rĂšgles en usage dans le clan, en particulier le mode de transmission du nom transmission par le pĂšre ou par la mĂšre, se maintiennent dans la famille. La seule "sociĂ©tĂ© naturelle", au sens oĂč Aristote l'entend, serait la horde primitive dont parle Darwin, et oĂč aucune rĂšgle n'existe en dehors des nĂ©cessitĂ©s de la vie. Tout y est "nature", mais il n'y a pas encore de famille ni mĂȘme de clan. BL'idĂ©e du contrat social La sociĂ©tĂ© est l'union de diffĂ©rentes familles en vue du bien commun. Le bien commun recouvre ce que l'AntiquitĂ© dĂ©finit comme l'objet mĂȘme de la vie en sociĂ©tĂ©. Selon Aristote, l'homme Ă©tant "l'animal politique", il ne peut que vouloir le bien qui est le mĂȘme pour tous la justice. Le mot latin societas signifie "association". Ainsi se forme l'idĂ©e selon laquelle la sociĂ©tĂ© n'est pas "naturelle" mais rĂ©sulte d'une convention passĂ©e entre des individus isolĂ©s. C'est Du contrat social de Rousseau, Ă©crit en 1762, qui Ă©tend l'idĂ©e de contrat Ă  la sociĂ©tĂ© entiĂšre. On sort de l'Ă©tat de nature et on entre en sociĂ©tĂ© par le contrat social. Contractualisme Le contractualisme est un courant de philosophie politique selon lequel l'origine de la sociĂ©tĂ© est un contrat passĂ© entre les hommes, par lequel ceux-ci acceptent une limitation de leur libertĂ© en Ă©change de lois garantissant la perpĂ©tuation du corps une forme d'association qui dĂ©fende et protĂšge de toute la force commune la personne et les biens de chaque associĂ©, et par laquelle chacun s'unissant Ă  tous n'obĂ©isse pourtant qu'Ă  lui-mĂȘme et reste aussi libre qu'auparavant. Tel est le problĂšme fondamental dont le contrat social donne la contrat social, Paris, Ă©d. GF Flammarion 2011Rousseau prĂ©sente l'idĂ©e du contrat social comme une fiction quelque chose qui est nĂ©cessaire pour penser la sociĂ©tĂ©, mais qui n'a peut-ĂȘtre jamais existĂ© dans les faits. La reprĂ©sentation du contrat social appartient en fait Ă  une Ă©tape de l'histoire oĂč le lien familial a dĂ©jĂ  "Ă©clatĂ©" sous la pression du dĂ©veloppement Ă©conomique les individus vont vivre dans des lieux diffĂ©rents pour exercer leurs activitĂ©s. John Locke gĂ©nĂ©ralise le contrat, fondement de la sociĂ©tĂ©, Ă  la famille elle-mĂȘme. Selon lui, les enfants qui reçoivent de leurs parents Ă©ducation et protection s'engagent en contrepartie, par un contrat tacite consenti sans le savoir, Ă  les soutenir et les nourrir lorsque ceux-ci seront vieux. Pour les "classiques" des XVIIe et XVIIIe siĂšcles, tout est contrat ou devrait l'ĂȘtre. Le contrat assure la mĂȘme transparence dans la sociĂ©tĂ© que le commerce ou l'Ă©change. Il n'y a pas besoin, sauf pour "gendarmer" la sociĂ©tĂ©, d'État pour la superviser ou la rĂ©guler. Le contrat suffit. CLa vie sociale, un paradoxe À la fin du XVIIIe siĂšcle, Emmanuel Kant parle de l'insociable sociabilitĂ© de l'homme malgrĂ© leur individualisme "naturel", les hommes sont poussĂ©s Ă  nouer des relations sociales grĂące Ă  leur esprit de concurrence. Ils ne peuvent pas s'empĂȘcher, par amour-propre, d'entrer en compĂ©tition avec les autres, bien que leur dĂ©sir premier soit d'ignorer les autres. Ils se sentent, comme l'a soulignĂ© Jean-Jacques Rousseau, dĂ©naturĂ©s, c'est-Ă -dire loin de l'"Ă©tat de nature" oĂč ils vivaient seuls, tout en ayant besoin de la sociĂ©tĂ© pour se comparer aux autres. Le moyen dont la Nature se sert pour mener Ă  bien le dĂ©veloppement de toutes les dispositions [des hommes] est leur antagonisme au sein de la SociĂ©tĂ©. J'entends ici par antagonisme l'insociable sociabilitĂ© des hommes, c'est-Ă -dire leur inclination Ă  entrer en sociĂ©tĂ©, inclination qui est cependant doublĂ©e d'une rĂ©pulsion gĂ©nĂ©rale Ă  le d'une histoire universelle au point de vue cosmopolitique, trad. Luc Ferry, Paris, Ă©d. Folio 2009Dans la piĂšce Huis clos de Jean-Paul Sartre, trois personnages que leurs fautes ont conduits en enfer tentent d'y trouver au moins la solitude. Mais le dĂ©sir de parler d'eux et l'ennui les poussent Ă  se rapprocher des autres, quitte Ă  souffrir toujours davantage de leur confrontation, et ceci Ă©ternellement. À la fin, l'un d'eux dĂ©clare "L'enfer, c'est les autres". Ainsi, il est Ă  la fois insupportable de vivre avec les autres et impossible de vivre sans eux. Le "contrat social" peut ainsi ĂȘtre vu comme la contrainte paradoxale qui pousse les hommes Ă  vivre en sociĂ©tĂ© contrairement Ă  leur dĂ©sir. S'il est considĂ©rĂ© par Jean-Jacques Rousseau lui-mĂȘme comme une fiction, c'est qu'il demande Ă  ĂȘtre interprĂ©tĂ©. L'homme abandonne, par le contrat, tous ses droits naturels en Ă©change des "droits civils", mais rien ne dit qu'il en soit satisfait, notamment s'il agit en raison de la peur. NĂ©anmoins, ce dernier sentiment est moins dĂ©terminant, chez Rousseau, que celui de la sĂ©curitĂ©, en raison des dangers qui ont suivi l'abandon de l'Ă©tat de nature par l'homme La sociĂ©tĂ© est inĂ©vitable, mĂȘme si l'homme ne s'y sent pas toujours bien. À l'Ă©tat de nature, l'homme est en famille, mais mĂȘme s'il a du mal Ă  vivre avec les autres, il entre dans la sociĂ©tĂ© car il a besoin de se comparer Ă  eux. L'État va s'imposer pour tenter d'attĂ©nuer ce paradoxe et rendre Ă  l'Homme ce qu'il a perdu en vivant en sociĂ©tĂ©. IIL'État garant de la sociĂ©tĂ© État On appelle État le cadre juridique de la sociĂ©tĂ©, dĂ©fini par le droit public, la Constitution. Cette derniĂšre est la source, par le biais des institutions qui la mettent en Ɠuvre gouvernement, Parlement, des lois et rĂšgles de la vie sociale. ALa crĂ©ation de l'État pour protĂ©ger la sociĂ©tĂ© Si pour certains philosophes comme Rousseau, "l'Ă©tat de nature" est un Ă©tat de paix et de solitude, il est plus souvent perçu comme une situation de guerre perpĂ©tuelle. Pour Thomas Hobbes par exemple, l'Ă©tat naturel de l'homme est l'Ă©tat de la guerre de tous contre tous oĂč la loi du plus fort rĂšgne. Il Ă©crit d'ailleurs que "l'homme est un loup pour l'homme". Ainsi, l'Ă©tat naturel est un Ă©tat de peur pour l'homme qui craint pour sa vie et celle de sa famille. Il n'est pas en sĂ©curitĂ©. Il n'y a qu'une maniĂšre de sortir de cet affrontement gĂ©nĂ©ral la crĂ©ation de l'État. Les hommes passent ensemble une convention ou un pacte par lequel ils dĂ©lĂšguent tous ensemble leur force naturelle Ă  l'État. Ils renoncent Ă  leur force et acceptent de laisser l'État se charger de leur protection. Selon Hobbes, la sociĂ©tĂ© a donc Ă©tĂ© instituĂ©e afin de prĂ©server la survie des hommes. Cette vision est aussi celle de Machiavel pour qui le "Prince", le Souverain, gouverne par la peur qu'il inspire, mais aussi par la ruse. En vertu du pouvoir confĂ©rĂ© par chaque individu dans l'État, il dispose de tant de puissance et de force assemblĂ©es en lui que, par la terreur qu'elles inspirent, il peut conformer la volontĂ© de tous en vue de la paix Ă  l'intĂ©rieur et de l'entraide face aux ennemis de l' Paris, Ă©d. Gallimard, GĂ©rard Mairet 2000En considĂ©rant tous les hommes comme des loups, Thomas Hobbes nie l'innocence des agneaux. Il ne croit pas Ă  la puretĂ© naturelle ni au "bon sauvage" de Jean-Jacques Rousseau. Dans le LĂ©viathan, Thomas Hobbes voit dans la crĂ©ation de l'État la moins mauvaise des solutions la transformation du loup en chien soumis qui, reconnaissant le pouvoir absolu de son maĂźtre, renonce Ă  la violence de l'Ă©tat de nature et s'en protĂšge. L'État permet alors de protĂ©ger la sociĂ©tĂ©. BL'État pour apporter la libertĂ© et la justice Ă  la sociĂ©tĂ© L'État est la structure qui permet d'apporter la libertĂ© et la justice Ă  la sociĂ©tĂ©. En 1821, dans ses Principes de la Philosophie du droit, Hegel prĂ©sente l'État comme la plus haute des institutions. Selon lui, il permet de rĂ©aliser le plus haut degrĂ© de la libertĂ©, il est "Dieu sur terre". Hegel le prĂ©sente comme l'arbitre des rivalitĂ©s entre familles ou des luttes entre classes sociales. Il parle de la "classe universelle", les fonctionnaires, qui poursuivent une entreprise universelle la justice, qui coĂŻncide avec la libertĂ©. L'État est mĂȘme "au-dessus" de la famille et de la sociĂ©tĂ© civile parce que son droit le droit public ou constitutionnel est le plus Ă©levĂ© c'est le droit qui permet aux individus d'acquĂ©rir la libertĂ© et la justice. L'État est la rĂ©alitĂ© effective de la libertĂ© Wilhelm Friedrich HegelPrincipes de la philosophie du droit, Grundlinien der Philosophie des Rechts, trad. Jean-Louis Vieillard-Baron, Paris, Ă©d. GF-Flammarion n° 664 1999Les mots "effective" et "concrĂšte" soulignent, chez Hegel, que l'État est bien plus qu'un concept. Étant dĂ©fini par le droit la Constitution, l'État est, comme toute rĂ©alitĂ© juridique, "libertĂ© rĂ©alisĂ©e". Le droit privĂ©, le droit des personnes, rĂ©alise aussi la libertĂ© c'est le cas dans la propriĂ©tĂ© qui rĂ©alise la libertĂ© individuelle, ou encore celle du commerce et de l'Ă©change dans la sociĂ©tĂ© civile. Il y a Ă©galement un droit familial. Toutefois le droit de l'État est au-dessus de tous les autres, parce qu'il garantit ce que nous appelons les libertĂ©s publiques, communes Ă  tous les citoyens aller et venir, penser et s'exprimer librement, pratiquer une religion.L'État tend Ă  protĂ©ger la sociĂ©tĂ© et Ă  lui apporter la libertĂ©, il est nĂ©cessaire pour dĂ©passer la violence. Toutefois, il peut Ă©galement ĂȘtre facteur d'injustice, suscitant des rĂ©voltes individuelles ou sociales lĂ©gitimes. Si l'État s'impose Ă  la sociĂ©tĂ©, celle-ci peut aussi s'opposer Ă  l'État et entretient avec lui des rapports complexes. IIILes rapports complexes entre sociĂ©tĂ© et État AL'État, une forme d'oppression sur la sociĂ©tĂ© Alors qu'il peut apporter protection et libertĂ©, l'État a souvent Ă©tĂ© considĂ©rĂ© comme une source d'oppression. Au fur et Ă  mesure que les États se sont agrandis - passant de la citĂ© grecque, par exemple, Ă  l'Empire d'Alexandre le Grand, ensuite de CĂ©sar ou de NapolĂ©on - ils sont devenus plus autoritaires, Ă©crasants par rapport aux populations. LĂ  oĂč l'État n'est pas un empire, il cherche Ă  le devenir comme en Allemagne nazie ou en Russie soviĂ©tique et ses chefs deviennent des dictateurs. George Orwell, dans son roman 1984, a mĂȘme imaginĂ© un systĂšme dont on ne connaĂźt pas le chef, "Big Brother", mais auquel tous les individus sont soumis par la est le plus froid des monstres parlait Zarathoustra. Un livre pour tous et pour personne, Also sprach Zarathustra. Ein Buch fĂŒr Alle und Keinen, trad. Georges-Arthur Goldschmidt, Paris, Ă©d. Le Livre de Poche, coll. "Classiques" 1972Pour lutter contre un État oppressif, l'homme peut toutefois se rebeller. Antigone Dans la tragĂ©die antique Antigone de Sophocle, Antigone est une jeune fille rĂ©voltĂ©e contre la loi de la citĂ© c'est-Ă -dire l'État reprĂ©sentĂ©e par son oncle CrĂ©on ses deux frĂšres s'Ă©tant entretuĂ©s au cours d'une bataille pour le pouvoir, l'un d'eux a Ă©tĂ© privĂ© de sĂ©pulture par CrĂ©on. Antigone veut l'enterrer religieusement. Dans cet exemple, Hegel voit le conflit du droit familial, reprĂ©sentĂ© par Antigone, et du droit de l'État, reprĂ©sentĂ© par CrĂ©on. Non seulement la jeune fille ne reconnaĂźt pas le droit de l'État, mais elle invoque Ă©galement des valeurs sacrĂ©es, lĂ©gitimes pour Hegel parce qu'elles sont au-dessus de l'État sĂ©paration des trois pouvoirs, exĂ©cutif, lĂ©gislatif et judiciaire, vise Ă  attĂ©nuer l'absolutisme de l'État et donc Ă  attĂ©nuer les possibilitĂ©s d'oppression. Selon Montesquieu, qui l'Ă©crit dans De l'esprit des lois 1748, "le pouvoir arrĂȘte le pouvoir" cela sous-entend que le pouvoir doit ĂȘtre divisĂ© car ainsi plusieurs pouvoirs s'affrontent et une balance peut ĂȘtre trouvĂ©e. L'indĂ©pendance de la justice est particuliĂšrement importante afin que l'État reste un "État de droit" oĂč un chef ne puisse plus dire, Ă  l'instar de Louis XIV "L'État, c'est moi" en monopolisant et en concentrant les pouvoirs sur sa dĂ©mocratie, le pouvoir appartient au peuple. Le pouvoir lĂ©gislatif ne peut ĂȘtre exercĂ© par le gouvernement lui-mĂȘme. Il suppose la reprĂ©sentation par un Parlement issu d'Ă©lections libres. Ce systĂšme de sĂ©paration des pouvoirs dĂ©finit la dĂ©mocratie par opposition Ă  la dictature. La souverainetĂ© populaire s'oppose ainsi Ă  la souverainetĂ© nationale, qui peut ĂȘtre reprĂ©sentĂ©e par un seul. La souverainetĂ© le principe du pouvoir n'est pas le gouvernement. BL'État contre la sociĂ©tĂ© le totalitarisme L'oppression de l'État sur la sociĂ©tĂ© peut se transformer en vĂ©ritable totalitarisme. Le pouvoir est alors dans les mains d'un seul dictateur. Tous les exemples d'États totalitaires dans l'histoire supposent l'acceptation d'une partie de la sociĂ©tĂ©. Cela s'explique car la tentation est grande pour les hommes de s'en remettre Ă  la seule autoritĂ© de l'État, dont on a vu qu'elle les protĂšge d'eux-mĂȘmes en tant qu'ĂȘtres potentiellement violents. Les historiens soulignent que si Hitler a lĂ©galement accĂ©dĂ© au pouvoir dans l'Allemagne de 1933, c'est qu'il satisfaisait les dĂ©sirs de revanche d'une "petite-bourgeoisie" ruinĂ©e par la "grande crise" de 1929 et aussi ceux d'un peuple "humiliĂ©" par la dĂ©faite de la PremiĂšre Guerre "totalitaire" est un État maximal qui concentre toute l'autoritĂ© au point de rĂšglementer lui-mĂȘme la sociĂ©tĂ©, l'Ă©conomie et les libertĂ©s publiques. Ces derniĂšres tendent Ă  disparaĂźtre du fait du poids de la censure et de la police. Les juges eux-mĂȘmes ne sont pas indĂ©pendants. Le totalitarisme rejette toute forme de contrat social et de contrĂŽle du gouvernement par le peuple ou ses reprĂ©sentants. CLa "sociĂ©tĂ© ouverte" pour lutter contre le pouvoir de l'État le libĂ©ralisme Le philosophe Karl Popper oppose au totalitarisme le concept de sociĂ©tĂ© ouverte. La sociĂ©tĂ© ouverte est la sociĂ©tĂ© "libĂ©rale" dans laquelle l'État ne joue qu'un rĂŽle minimal, le rĂŽle sĂ©curitaire. Le libĂ©ralisme "anglo-saxon" dont parle John Locke valorise le commerce et le droit privĂ©. Les individus, sujets de droit Ă  part entiĂšre, ne peuvent que s'Ă©panouir dans le "libre-Ă©change" que populariseront par la suite Jeremy Bentham et Stuart Mill. Les nations s'Ă©panouissent par le commerce, qui ne doit connaĂźtre aucune entrave. La sociĂ©tĂ© comme l'Ă©change reposant sur un contrat, le droit privĂ© suffit, l'État est Ă  peine nĂ©cessaire, sauf sur le plan pĂ©nal, afin que les contrats et la sĂ»retĂ© individuelle soient respectĂ©s. Pour les penseurs libĂ©raux, le "contrat social" est la sociĂ©tĂ© elle-mĂȘme. L'État n'est que le produit d'un contrat parmi d'autres un "contrat de gouvernement" et les gouvernants peuvent ĂȘtre rĂ©voquĂ©s par le peuple s'ils ne donnent pas satisfaction. L'État "libĂ©ral" est un État minimal qui assure la sĂ©curitĂ© sans gĂȘner le libre-Ă©change qu'il favorise le plus possible. La justice est supposĂ©e en rĂ©sulter "automatiquement" en vertu du principe de la "main invisible" de Smith. L'État, selon mes idĂ©es, est une sociĂ©tĂ© d'hommes instituĂ©e dans la seule vue de l'Ă©tablissement, de la conservation et de l'avancement de leurs intĂ©rĂȘts sur la tolĂ©rance, trad. John Locke, Paris, Ă©d. PUF, coll. "Quadrige" 2006Comme son nom l'indique, le libĂ©ralisme prĂ©fĂšre la libertĂ© Ă  la justice, ou plutĂŽt il pense qu'elles peuvent coĂŻncider, Ă  condition que l'État remplisse exactement son rĂŽle. La sociĂ©tĂ© ouverte et l'État peuvent, selon John Rawls dans sa ThĂ©orie de la justice, s'accommoder de certaines injustices et inĂ©galitĂ©s. Ainsi, une rĂ©partition inĂ©galitaire des biens entre les individus est acceptable si les individus qui bĂ©nĂ©ficient du moins de biens dans ce modĂšle de sociĂ©tĂ© disposent tout de mĂȘme de plus de biens que s'ils se trouvaient dans un peut intervenir dans le domaine de la propriĂ©tĂ© individuelle expropriation mais seulement si c'est en faveur des individus dĂ©favorisĂ©s intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral et sans lĂ©ser les libĂ©ralisme est trĂšs critiquĂ© et remis en question aujourd'hui, avec la crise. On lui reproche notamment de donner tous les pouvoirs au monde de la finance, devant laquelle mĂȘme les États semblent impuissants, la gouvernance semblant s'ĂȘtre dĂ©placĂ©e du politique au financier, et de l'État Ă  l'international. La question de la monnaie, en particulier, gouverne les Ă©changes entre les États eux-mĂȘmes mais est gĂ©rĂ©e au niveau Banque centrale europĂ©enne BCE est indĂ©pendante des États europĂ©ens. Elle fixe librement la crĂ©ation de la monnaie ainsi que les taux d'intĂ©rĂȘt, avantageant ou dĂ©savantageant indirectement tel ou tel État inflation ce qui peut fragiliser la cohĂ©sion europĂ©enne comme on l'a vu au moment de la crise grecque "Grexit". DDes sociĂ©tĂ©s rejetant l'État Dans son livre La SociĂ©tĂ© contre l'État, l'ethnologue Pierre Clastres, ayant observĂ© diffĂ©rentes "sociĂ©tĂ©s premiĂšres" d'Amazonie, affirme que ces sociĂ©tĂ©s n'ignorent pas l'État comme on l'a toujours pensĂ©, mais le rejettent. Ce sont des sociĂ©tĂ©s qui font le choix de se passer d'État. L'histoire des peuples sans histoire [c'est-Ă -dire gĂ©ographiquement indĂ©pendantes et sans interaction] c'est [...] l'histoire de leur lutte contre l' SociĂ©tĂ© contre l'État, Paris, Éditions de Minuit, Collection "Critique"Les "peuples sans histoire" correspondent Ă  ce que Claude LĂ©vi-Strauss appelle les "sociĂ©tĂ©s froides", qui se prĂ©servent de l'interaction avec d'autres, et par consĂ©quent des conflits historiques. Il semblerait alors que les sociĂ©tĂ©s continuant d'Ă©voluer sans avoir d'État ne connaissent pas les mĂȘmes troubles que les autres et sont plus heureuses c'est l'un des sens que l'on peut donner Ă  "sans histoire". Selon Pierre Clastres, les "sociĂ©tĂ©s premiĂšres" n'ont pas besoin de l'État comme juge ou arbitre de leurs conflits. Elles ont des chefs, mais elles les "contrĂŽlent" afin qu'ils ne deviennent pas trop puissants et ne fondent des États. Les guerres elles-mĂȘmes, internes ou extĂ©rieures, ont pour fonction d'Ă©loigner le "spectre" de l'État. En effet, en temps de paix, ces sociĂ©tĂ©s sont une sorte de "dĂ©mocratie directe" oĂč sociĂ©tĂ© et État se confondent elles rĂ©alisent le rĂȘve de Rousseau. Elles ne sont pas, prĂ©cise Clastres, "sans État" ou anarchiques sans ordre, car elles sont suffisamment organisĂ©es. Elles reprĂ©sentent ce que Marcel Mauss appelle le "fait social global", sans diffĂ©renciation de classes ou de mĂ©tiers, ou encore par la propriĂ©tĂ©. Ces sociĂ©tĂ©s sont pacifiques tant que la forme de l'État ne s'impose pas comme une contrainte par rapport Ă  la vie sociale elle-mĂȘme. Elles entrent en guerre les unes contre les autres dans la mesure oĂč elles craignent que l'une d'entre elles leur impose le cadre de l'État et donc les opprime et les domine, en dĂ©truisant leur Ă©quilibre interne. Les sociĂ©tĂ©s luttent contre l'État comme contre une menace, Ă  la maniĂšre de quelqu'un qui se dĂ©bat, se dĂ©fend contre l'angoisse ou contre une maladie dont il pense qu'elle lui sera fatale. Les "sociĂ©tĂ©s sans État" sont aujourd'hui extrĂȘmement minoritaires et ne concernent guĂšre que quelques groupes de "chasseurs-cueilleurs" d'Amazonie ou de Nouvelle-GuinĂ©e, ou encore le peuple Ayoreo du Paraguay, État oĂč Pierre Clastres avait observĂ©, vers 1970, les Indiens Guayaki, exemple de ce qu'il appelle une "sociĂ©tĂ© contre l'État".
Celan’est pas sans consĂ©quences sur les Ă©quilibres budgĂ©taires de l’Etat et sur ses rĂ©serves en devises. Ce constat s’explique surtout par un dĂ©ficit au niveau de la balance commerciale avec certains pays exportateurs comme la Chine et la Turquie. Outre ses risques financiers, l’importation anarchique et irrationnelle met Ă  mal
L’État est-il un mal nĂ©cessaire ?", un vaste sujet qui sera le thĂšme du prochain atelier-philo animĂ© par Alban Collin. Dans chaque atelier organisĂ© par Ballade philosophique, Alban Collin permet aux participants d'engager un dialogue ouvert sur le sujet du jour. Cette semaine, c'est le rĂŽle de l'État qui sera examinĂ© Ă  la loupe. Chacun aimerait faire ce qui lui plaĂźt quand il en a envie mais, la plupart du temps il se heurte Ă  la loi qui rĂ©glemente, interdit et parfois punit. En prenant la peine d'y rĂ©flĂ©chir, chacun peut Ă©galement admettre que l'obĂ©issance aux lois est une nĂ©cessitĂ© pour Ă©viter l'anarchie qui ne manquerait pas de s'installer si les uns et les autres suivaient leurs propres impulsions. L'État, bien compris, est-il un bien nĂ©cessaire, dans la mesure oĂč il permet aux hommes de vivre en libertĂ© et de se conduire d'une maniĂšre digne de l'humanitĂ© ? À la Maison du Temps Libre, mercredi 18 janvier de 20 h Ă  21 h 30. Participation, autour d’une boisson chaude, 3 €. Renseignements au 06 08 84 16 99.

Bakounine Anarchisme, libertĂ©, L'Etat c'est le mal mais un mal historiquement nĂ©cessaire aussi nĂ©cessaire dans le passĂ© que le sera tĂŽt ou tard son extinction complĂšte, Pour comprendre le monde, descendre les marches, ne mords pas la main qui te nourrit, vous ĂȘtes plus libres que vous le pensez, dayofdoom, day of doom

SHERBROOKE, Qc – Le gouvernement Couillard traite l’État quĂ©bĂ©cois comme s’il s’agissait d’un mal nĂ©cessaire», selon le chef pĂ©quiste Pierre Karl PĂ©ladeau. Ce gouvernement est obsĂ©dĂ© par le dĂ©mantĂšlement de l’État, comme en font foi les offres salariales Ă  ses employĂ©s et les compressions dans les services publics, a estimĂ© M. PĂ©ladeau, Ă  l’ouverture du conseil national du Parti quĂ©bĂ©cois, qui se tient tout le week-end Ă  Sherbrooke. D’abord en point de presse, puis au cours d’une allocution de plus d’une demi-heure, se posant en grand dĂ©fenseur de l’État, il a dĂ©plorĂ© la propension du gouvernement Couillard Ă  dĂ©valoriser le secteur public et Ă  dĂ©molir le modĂšle quĂ©bĂ©cois». Il s’en est pris particuliĂšrement Ă  celui qui mĂšne les nĂ©gociations pour le gouvernement, le prĂ©sident du Conseil du trĂ©sor, Martin Coiteux, qui considĂšre l’État comme un mal nĂ©cessaire». Pour appuyer son argumentaire, M. PĂ©ladeau, qui en est Ă  son premier conseil national Ă  titre de chef, citait en exemple le dernier sondage LĂ©ger-Le Devoir-Journal de MontrĂ©al, publiĂ© samedi, indiquant une hausse du taux d’insatisfaction des QuĂ©bĂ©cois Ă  l’égard du gouvernement. On apprend que 64 pour cent d’entre eux jugent que QuĂ©bec gĂšre mal les nĂ©gociations actuelles avec les syndicats du secteur public. De plus, 51 pour cent appuient la position syndicale, contre 28 pour cent qui se rangent derriĂšre le gouvernement. Cependant, ce rejet des positions gouvernementales ne se traduit pas par une hausse des intentions de vote pour le Parti quĂ©bĂ©cois, qui stagne Ă  32 pour cent, contre 35 pour cent pour les libĂ©raux de Philippe Couillard. A ce propos, M. PĂ©ladeau a dit qu’il souhaitait Ă©tendre le rayonnement du PQ et se rapprocher des non-francophones. Son Ă©quipe fera donc un effort accru dans les annĂ©es Ă  venir pour multiplier les rendez-vous» avec les anglophones, immigrants et citoyens des communautĂ©s culturelles, une partie de la population traditionnellement peu portĂ©e Ă  joindre les rangs souverainistes. Cela m’apparaĂźt essentiel pour faire en sorte de rĂ©aliser notre pays», a commentĂ© M. PĂ©ladeau, Ă  la recherche d’une majoritĂ© de QuĂ©bĂ©cois favorables au Oui». Que ce soit la communautĂ© anglophone, la communautĂ© congolaise, la communautĂ© haĂŻtienne, toutes les communautĂ©s doivent entendre le message», a renchĂ©ri la dĂ©putĂ©e d’Hochelaga-Maisonneuve, Carole Poirier, qui fait partie, avec ses collĂšgues Maka Kotto et Pascal BĂ©rubĂ©, du comitĂ© chargĂ© par le chef de bĂątir des ponts avec les non-francophones. Contrairement Ă  l’idĂ©e rĂ©pandue, l’option souverainiste, ça pogne» auprĂšs de diffĂ©rentes communautĂ©s, selon elle. On repart cette machine-là», a ajoutĂ© Mme Poirier, dĂ©terminĂ©e Ă  vendre notre projet de pays». Quand un journaliste anglophone lui a demandĂ©, en anglais, de dĂ©crire le mandat du comitĂ©, Mme Poirier a rĂ©pondu, en français Je ne le fais pas en anglais», avant de tourner les talons. Le conseil national regroupe quelque 350 personnes dont l’exĂ©cutif, les dĂ©putĂ©s, les prĂ©sidents d’associations des 125 circonscriptions et prĂ©sidents rĂ©gionaux qui veulent dĂ©finir de meilleurs outils de promotion de la souverainetĂ© au cours du week-end et prĂ©parer le terrain du prochain congrĂšs des membres, qui devrait avoir lieu l’an prochain et aborder plus directement la dĂ©licate question du processus d’accession du QuĂ©bec Ă  la souverainetĂ©.
Ales en croire, l’état d’urgence serait un mal nĂ©cessaire pour pouvoir lutter efficacement contre le terrorisme. Mais en opposant sĂ©curitĂ© et libertĂ©, le gouvernement alimente l’idĂ©e dĂ©lĂ©tĂšre que le droit est l’ennemi d’une rĂ©pression lĂ©gitime. En creux, les pouvoirs publics laissent entendre que le juge et les droits qu’il garantit sont un obstacle
403 ERROR The Amazon CloudFront distribution is configured to block access from your country. We can't connect to the server for this app or website at this time. There might be too much traffic or a configuration error. Try again later, or contact the app or website owner. If you provide content to customers through CloudFront, you can find steps to troubleshoot and help prevent this error by reviewing the CloudFront documentation. Generated by cloudfront CloudFront Request ID SpLxgVGy-WY-67qcq2vC8HDFsU6qhh1Wt5ItYilF7nC_df3iok0iNg==
LEtat est-il un mal nĂ©cessaire? L’Etat a Ă©tĂ© mis en place tout au long de l’Histoire selon les civilisations, il a suscitĂ© des interrogations sur sa mise en place, son rĂŽle politique et social. Il se dĂ©finit par un ensemble d'institutions organisĂ©es censĂ©es rĂ©gler la vie en sociĂ©tĂ© par l'instauration de lois applicables Ă  chacun, pour Ă©viter que les hommes ne se nuisent
Ce 26 janvier 2022, lñ€ℱassociation dénommée  Les Amis de la République AMIRE » a à la fois condamné et salué le coup dñ€ℱEtat du Mouvement Patriotique pour la Sauvegarde et la Restauration MPSR.  CĂąâ‚Źâ„ąĂƒÂ©tait un mal nécessaire », a résumé le président des AMIRE. Lñ€ℱassociation  Les Amis de la République AMIRE » a une position mitigée par rapport au coup d’Etat perpétré par le Mouvement Patriotique pour la Sauvegarde et la Restauration MPSR. Du point de vue du cadre légal, lñ€ℱAMIRE a condamné le putsch. Pour se justifier, Walillaye Adeguerou, le président de cette association a indiqué quñ€ℱil sñ€ℱagit dñ€ℱun fait anticonstitutionnel.  De facto, nous condamnons », a-t-il lancé.Dans un second temps, lñ€ℱAMIRE a salué la prise du pouvoir par le MPSR.  CĂąâ‚Źâ„ąĂƒÂ©tait un mal nécessaire, au vu de lñ€ℱimpopularité grandissante du régime passé, au vu de lñ€ℱincapacité pratique du régime à faire face au terrorisme », a indiqué le président de lñ€ℱ ce qui précÚde, Walillaye Adeguerou dira ensuite   Il fallait faire quelque chose, il fallait que le jeu soit joué à lñ€ℱinterne. De lñ€ℱinterne le jeu nñ€ℱa pas été joué. Ça a été joué à lñ€ℱexterne. Nous déplorons la situation mais cĂąâ‚Źâ„ąĂƒÂ©tait un fait et il le MPSR est venu quand mÃÂȘme pour sauver quelque chose ».Le leader de lñ€ℱAMIRE a également exprimé ses attentes envers le nouveau pouvoir.  Dñ€ℱabord lutter contre le terrorisme. Permettre aux gens de rejoindre leurs maisons, leurs villages, leur hameaux de culture. DeuxiÚmement, travailler pour lutter contre la corruption. En troisiÚme position maintenant, il faut quñ€ℱils travaillent effectivement pour quñ€ℱon puisse revenir à lñ€ℱEtat normal des choses et quñ€ℱon puisse réfléchir ensemble pour que si demain, une situation de ce genre se présentait, pour quñ€ℱon nñ€ℱait plus à suspendre la constitution », a-t-il laissé conférencier a rappelé que lñ€ℱAMIRE existe depuis 2017 et Å“uvre dans les domaines des Droits humains, lĂąâ‚Źâ„ąĂƒÂ©ducation et les questions TIENDREBEOGOFaso7
\n\nl etat est il un mal nécessaire
pdfSujet 13 L’Etat est il un mal nĂ©cessaire Populaires. 237 tĂ©lĂ©chargements . TĂ©lĂ©charger (68 KB) Sujets, Cours et Annales rĂ©cents. Chargement Sujet de Seconde Physique-Chimie LycĂ©e Classique Abidjan 2022 . Devoir surveillĂ© de SVT niveau Seconde C LycĂ©e Classique Abidjan 21-22 . Sujet de MathĂ©matiques Seconde C LycĂ©e Classique Abidjan Tom Cotton a notamment dans son viseur un programme s'enseignement de l'histoire de l'esclavage aux États-Unis. Tasos Katopodis via Getty Images Tom Cotton, le sĂ©nateur de l'Arkansas Tasos Katopodis via Getty Images ÉTATS-UNIS - Des propos qui ne devraient pas apaiser les tensions dans l’AmĂ©rique de Trump, oĂč se poursuivent depuis la mort de George Floyd les manifestations contre le racisme et les violences policiĂšres. Le sĂ©nateur de l’Arkansas, Tom Cotton, a Ă©tĂ© Ă  l’origine d’une nouvelle dĂ©claration polĂ©mique ce dimanche 26 juillet dans une interview donnĂ©e Ă  un journal local. Il Ă©voquait alors notamment la façon dont l’esclavage devrait ĂȘtre selon lui enseignĂ© Ă  l’école. “Nous devons Ă©tudier l’histoire de l’esclavage et son rĂŽle et son impact sur le dĂ©veloppement de notre pays, car sinon nous ne pouvons pas comprendre notre pays. Comme l’ont dit les pĂšres fondateurs, c’était un mal nĂ©cessaire sur lequel l’union a Ă©tĂ© construite”, a-t-il dĂ©clarĂ© avant d’ajouter “L’union a Ă©tĂ© construite de maniĂšre, comme l’a dit Lincoln, Ă  mettre l’esclavage sur la voie de son extinction ultime”. Selon lui, au lieu de dĂ©peindre l’AmĂ©rique comme “un pays irrĂ©mĂ©diablement corrompu, pourri et raciste”, il devrait ĂȘtre considĂ©rĂ© “comme une terre imparfaite avec ses dĂ©fauts”, comme “le pays le plus grand et le plus noble de l’histoire de l’humanitĂ©â€. De la “propagande gauchiste” Cette dĂ©claration intervient alors que Tom Cotton soutient en ce moment un projet de loi visant Ă  limiter les fonds des Ă©coles qui enseignent un programme liĂ© au Projet 1619, relatent nos confrĂšres du HuffPost US. Ce projet, qui fait rĂ©fĂ©rence Ă  l’annĂ©e oĂč des esclaves africains ont Ă©tĂ© envoyĂ©s aux États-Unis, est en fait une sĂ©rie de textes Ă©crits par des rĂ©dacteurs du New York Times et qui examinent l’histoire amĂ©ricaine de l’esclavage Ă  l’aune de son rĂŽle critique dans la construction du pays. Selon Cotton, ce projet n’est autre que de la “propagande de gauchistes” qui distille de la “pourriture anti-amĂ©ricaine” dans l’esprit des Ă©lĂšves. Ces dĂ©clarations ont suscitĂ© de nombreuses rĂ©actions outre-Atlantique, et notamment celle de Nikole Hanna-James, directrice du projet 1619, mais aussi le sĂ©nateur de l’Oregon, Jeff Merkley, ou mĂȘme encore le rappeur Ice Cube. “Si l’esclavage des biens mobiliers - l’esclavage hĂ©rĂ©ditaire, gĂ©nĂ©rationnel, permanent, fondĂ© sur la race oĂč il Ă©tait lĂ©gal de violer, torturer et vendre des ĂȘtres humains Ă  des fins lucratives - Ă©tait un mal nĂ©cessaire’ commeTomCottonAR le dit, il est difficile d’imaginer ce qui ne peut pas ĂȘtre justifiĂ© quand la fin justifie les moyens”. “Le mal nĂ©cessaire” suggĂšre que l’esclavage en valait la peine. Des millions de Blancs ont atteint la prospĂ©ritĂ©, alors c’est normal que des millions de Noirs aient Ă©tĂ© achetĂ©s, vendus, violĂ©s, fouettĂ©s? Permettez-moi d’ĂȘtre clair, l’esclavage n’était nĂ©cessaire dans aucun contexte - et le mal absolu dans tous les contextes”. “Tom Cotton est un “mal non nĂ©cessaire”″ Le sĂ©nateur de l’Arkansas a beau estimer que les journalistes du New York Times n’ont pas le droit d’enseigner l’Histoire Ă  des enfants, cela ne l’a pas empĂȘchĂ© d’y publier une tribune polĂ©mique dĂ©but juin. Il y proposait d’envoyer l’armĂ©e sur les manifestations qui ont suivi la mort de Georges Floyd. L’article a Ă©tĂ© largement critiquĂ©, dĂ©clenchant une vague d’indignation de la part d’employĂ©s du journal, pointant notamment des informations erronĂ©es. La publication s’est ensuite excusĂ©e, affirmant que l’article Ă©tait en dessous de ses normes Ă©ditoriales, mais le rĂ©dacteur en chef James Bennet a alors dĂ©missionnĂ©. À voir Ă©galement sur Le HuffPost Aux États-Unis, interpellĂ©e parce qu’elle menaçait d’une arme une femme noire qui la filmait .
  • yfdp8rk2gx.pages.dev/382
  • yfdp8rk2gx.pages.dev/449
  • yfdp8rk2gx.pages.dev/218
  • yfdp8rk2gx.pages.dev/29
  • yfdp8rk2gx.pages.dev/311
  • yfdp8rk2gx.pages.dev/456
  • yfdp8rk2gx.pages.dev/257
  • yfdp8rk2gx.pages.dev/54
  • l etat est il un mal nĂ©cessaire